Motorola et Cisco à l’assaut de l’entreprise

Le monde de l’entreprise utilise depuis longtemps une grande variété de terminaux portables spécialisés, des tablettes Windows CE par exemple ou utilisant d’autres systèmes propriétaires. On y trouve pourtant encore peu de tablettes « modernes », utilisant les technologies et les logiciels présents dans le grand public. C’est un marché énorme auquel Motorola et Cisco ont décidé de s’attaquer, chacun à leur manière.

Le marché des tablettes grand public à beau être bourgeonnant, l’offre est bien moins pléthorique dans le monde de l’entreprise. On y trouve encore des tablettes sous Windows CE ou Windows 7 bien loin de la sveltesse d’une Galaxy Tab. Même Blackberry, qui est encore dans ce monde-ci un acteur de poids, n’a pas réussi à imposer sa Playbook. HP avait essayé lui aussi, avec son Touchpad, de courtiser le monde des professionnels… avec l’éclatant succès que l’on connaît.

Le cœur du marché de l’entreprise reste donc à prendre (quel poète aujourd’hui…), Motorola et Cisco sont les deux derniers prétendants en date. Leurs propositions indécentes sont des tablettes 7 pouces (en 1024×600) sous Android, un système très inhabituel dans ce contexte « sérieux ». À ma droite, la Cius, de Cisco basée sur Froyo et un Atom (!?) Z615 à 1.6Ghz. À ma gauche, la ET-1 de Motorola fonctionnant avec Gingerbread et un processeur dual core 1Ghz (non spécifié, mais d’architecture ARM selon toute vraisemblance).

Fight !

 

C'est moi ou ça fait bizarre ?

La machine de Cisco choisit d’être très orientée vers la communication : Bluetooth 2.1, Wifi n, 3G et 4G dans le futur. Elle possède même un « dock-téléphone » qui lui procure le gigabit Ethernet. La visioconférence (en SD et HD), la téléprésence et la prise de contrôle à distance semblent être ses applications majeures. Elle semble peu destinée à des applications de terrain, (ce qui est sage, vu qu’elle tourne avec un Atom). Sa batterie de 4960mAh lui procurerait néanmoins 6h d’autonomie (on demande à voir). Elle aura son propre App-Store regroupant plus de 250 applications professionnelles en plus de l’Android Market. Relativement svelte, elle affiche 534g sur la balance, c’est une tablette d’intérieur accessible pour 750$.

 

Pensée pour le terrain: elle peut être portée à la ceinture.

A l’inverse, l’offre de Motorola est une tablette « durcie ». Avec son écran « Gorilla Glass » et sa coque renforcée, elle peut encaisser les chutes (modérées quand même) et les températures comprises entre -20°C et 70°C. Dotée d’une batterie (amovible) de 4620mAh, de 1Go de RAM du Wifi n, du Bluetooth, du GPS etc., mais pas de 3G pour le moment. Plus « trapue » que sa rivale, elle pèse près de 700g, ce qui n’est pas vraiment « aérien » pour une tablette 7 pouces. Destinée à suivre les professionnels partout et  à être utilisée dans les points de vente, elle sera « customisée » avec des fonctions spécifiques, comme une interface multi-utilisateur, le cryptage des données, et la prise de contrôle à distance de la machine. Elle devrait être proposée à moins de 1000$, avec des rabais possibles pour les gros volumes.

Bon, ces machines ne vous font pas rêver ? C’est normal, mais elles permettront peut-être à leurs fabricants (et à Android) de conquérir un marché potentiellement très profitable. Cela ferait bien les affaires de Google, par ailleurs bientôt propriétaire de Motorola Mobility. En tout cas, on souhaite plus de succès à Motorola avec sa ET1 qu’avec sa Xoom…

La tablette de Motorola n'est pas précisément une sylphide, mais elle fait sérieux.

 

La tablette Cisco. Une tablette pour pipelette ?

 

 

Source 1, Source 2

 

le 1 61
- Marque(s) / Os :

1 Comment

  1. Des tablettes à vocation professionnelles, c’est très bien. C’est d’ailleurs ici que Microsoft devrait sortir son épingle du jeu. Dans la mesure ou la majorité du parc d’ordinateurs dans les entreprises, administrations etc. sont des PC tournant eux-mêmes majoritairement sous Windows, l’intégration d’un nouveau matériel se ferait moins dans la douleur. Il serait donc plus aisé d’installer, de communiquer avec les progiciels maisons par exemple, des logiciels propres à telles ou telles activités…
    Quand je vois (et j’ai des exemples très concrets) qu’actuellement, les tablettes en tests dans de grands groupes sont des iPad 2, voire des Galaxy Tab, l’effet grand public est passé par là. Les services informatiques doivent pouvoir proposer des solutions professionnelles. L’exemple auquel je pense le démontre très bien :
    – tablet-PC (Windows) puis PC portables. La téléphonie débarque, c’est les BlackBerry que l’on voit débarquer. Aujourd’hui, ce sont des tests de iPad et G. Tab… Rien d’autres en vue…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *