PadPro d’eviGroup : la fausse bonne idée !

Une tablette professionnelle avec écran lisible en plein soleil et une connectique multiple, ça vous tente ? Lisez un peu la suite que l’on rigole !

Ce genre de tablette tactile, on se rend compte qu’il y a de la bonne volonté, des bonnes intuitions, qui auraient pu mener eviGroup à un petit succès commercial pour le segment de marché visé. Mais quand on y regarde de plus près, la tablette se tire tout simplement une balle dans le pied avant même de commencer, voyez plutôt.

Ecran

L’écran choisi est un écran PixelQI que vous connaissez peut-être tant il a pu créer de l’attente à l’annonce de son intégration par l’Indien Notion Ink sur la tablette Adam : en effet, sur le papier cet écran est particulièrement intéressant : fonctionnant au choix comme un LCD (avec rétro éclairage) ou comme un écran de livre électronique (grâce à la lumière extérieure) il permet une utilisation optimale en plein soleil. Seul souci : cette technologie est encore assez peu éprouvée sur de la production à grande échelle, et n’a donc pas encore atteint la masse critique nécessaire à une amélioration de la performance de ces écrans. Résultat : on vous sert une résolution de 1024×600 sur un écran de 10,2″. Et si ça n’est pas catastrophique, c’est loin d’être faramineux quand la règle des concurrents de l’iPad est plutôt sur du 1280 pixels de large et que l’iPad 3 est plus que pressentie avec un écran Retina.

Stylet et technologie tactile

Il s’agit donc d’une machine à stylet électromagnétique. Beaucoup d’entre vous aiment écrire, aiment interagir avec un stylo à l’écran, et ce pour de multiples raisons : amour de l’écriture, lien avec le stylo, sainte horreur des traces de doigts ou, tout simplement, utilisation de logiciels Windows non adaptés au doigt. Dernière utilisation possible : le dessin.

Donc stylet électromagnétique, et technologie électromagnétique permettant de gérer 1024 points de pression sur la tablette, faisant dire au constructeur que cela apporte beaucoup à l’usage. En effet, la technologie électromagnétique permet comme sur d’autres tablettes concurrentes d’interagir avec la tablette même si le stylet ne touche pas la dalle. Cela donne un effet de survol comme avec une souris, le contact équivalant plus ou moins au clic de la souris. Jusque là me direz-vous, aucun problème.

Il vient cependant après : c’est la seule technologie « tactile » qui est embarquée sur la dalle. Comprenez : c’est une tablette qui ne fonctionne pas au doigt. Alors cela permettra que la paume de votre main ne fasse pas multitouch à votre insu, mais vous oublierez le pinch-to-zoom ou autre usage désormais commun sur une tablette. Et vous perdez votre stylet ou que vous ne l’avez pas sur vous : votre tablette sera tout bonnement inutilisable ((en mode tablette. On peut forcément toujours y brancher un clavier et une souris en USB)) .

Spécifications hardware

Nous avons déjà vu deux sujets gênants (surtout le second) sur cette tablette, mais attendez la suite, ça devient vraiment « intéressant ».

La PadPro intègre un processeur Atom à 1.6 GHz, 1Go de RAM, un disque dur S-ATA en 2,5″ de 160Go, propulsé par Windows 7 Home Premium. Au delà du fait qu’une édition « Home Premium » ne semble pas particulièrement bien choisie pour des professionnels, les éléments en gras devraient vous faire bondir !

L’autonomie ! Oui mon bon monsieur. Elle risque d’être ridiculement faible. Et eviGroup de ne pas rougir d’annoncer une autonomie de 2h30 pour une tablette professionnelle. Il n’y a que nous que ça choque ? Même les tablettes chinoises low cost à 99€ font mieux sur ce point là. Certes la version PixelQI annonce 5h d’autonomie, mais c’est dans le cas où le rétro éclairage est éteint. Si vous l’allumez, votre batterie fondra comme neige au soleil.

A côté de ça d’autres bonnes idées auraient pu être intéressantes : 3 ports USB, une sortie VGA…

Conclusion

Pour faire simple : pour 599€ (sans PixelQI) vous avez une tablette qui ne fonctionne pas au doigt, qui a deux heures et demi d’autonomie et un processeur pas excessivement rapide et qui consomme beaucoup d’énergie.

En gros : les pros, évitez la tablette eviGroup. Et si jamais vous vouliez tout de même l’acquérir, vous la trouverez ici.

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1 Comment

  1. Le cahier des charges a été bâclé. Si la marque suivait un peu l’actualité, elle verrait que ce type de processeur se trouve dans les netbook d’entrée de gamme, et bientôt – dixit Intel – dans nos futurs smartphone. Je résume, épais, lourd, résolution petite, puissance nulle, autonomie médiocre. 600€ le ticket d’entrée, 800€ pour y voir un peu plus clair le jour et house anti-shock ! On clique sur le lien, sortez le champagne !

    Au catalogue. Le Smartpadle suit la même démarche. 1200€ full package, composant netbook (atom etc), mais cette fois housse en cuir ! Le paddle, on reste sur l’atom … Clavier Arc de Microsoft … Smart-e, atom (mmmfff) , netbook scolaire, win7 starter. Mais on peut changer la couleur de la coque du netbook ! En cadeau, une solution office maison « à vie » et une interface joviale « à vie » … que dire …

    Cette marque joue la carte de l’esbroufe avec des accessoires visuels. Mais niveau hardware, c’est le minimum syndical. Visez la concurrence qui fait largement mieux (Asus EP121, Samsung Slate serie) sans nous proposer confettis et paillettes ! 

    Qui peut défendre un intel atom pour des graphistes ? 1Go de DDR ? Pas de sortie HDMI pour un écran HD externe ? Vous n’aurez que du vga, un atom, vous pourrez au maximum booster à 2Go votre mémoire … Passer au ssd si ça vous chante … Autant investir dans un modèle cohérent de base non ?

    Vraiment dommage. Une marque française qui manque d’innovation, de compétitivité, et surtout de sérieux. Cela ne nous aide pas !

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