La BlackBerry Playbook vient de fêter son premier anniversaire, et c’est à cette occasion que nous vous offrons son test !
Il faut bien le dire, il y a des projets auxquels on croit, et des projets auxquels on croit moins. La malhreureuse Playbook fait partie de cette deuxième catégorie. Il y a un an lorsque le constructeur canadien Research In Motion lançait sa petite tablette, elle était confrontée à la suprématie de l’iPad, à l’arrivée de l’iPad 2 et aux premières pousses de tablettes Android. A cette époque RIM n’en était qu’au début de sa grande descente infernale et son produit, quoique atypique, n’eu pas l’effet escompté, et donc le succès prévu.
Aussi, et il faut bien le comprendre, alors qu’Apple vendait son iPad pour attirer les consommateurs dans son éco-système, RIM vendait sa Playbook principalement à ses utilisateurs. Comprenez que pour tirer parti à 100% des capacités de la Playbook, il fallait posséder un smartphone Blackberry. Au moment où la firme perdait près de 10% de parts de marchés, c’était un pari risqué. Enfin, RIM aurait vendu un million de Playbook sur sa première année de vie.
Design & Cœur de l’appareil
Lorsqu’on déballe la Playbook, on est vite séduit par la petite tablette. Elle dégage une impression de fiabilité et de solidité.
La première chose que l’on voit, c’est son écran d’une diagonale de 7 pouces et d’une résolution de 1024 x 600 pixels. C’est un très bon écran, il est lumineux, les angles de visions sont bons, il manque cependant d’un peu de netteté face à un iPad 3 par exemple ou un à Galaxy Note, sa densité n’étant que de 170 ppi.
Toujours sur la façade avant de la tablette, on remarque une diode de notification qui sert aussi comme diode de recharge de la batterie. La tablette dispose d’un capteur photo avant de 3 mégapixels capable de faire des vidéos en 1080p (Full HD). Et de chaque côté de l’écran, la tablette dispose de deux haut-parleurs de chaque côté de l’écran, ce qui lui assure un son stéréo, mais aussi le meilleur rendu sonore toute tablette confondue, selon moi.
A l’arrière de la tablette, on retrouve un capteur photo de 5 mégapixels (Full HD). La coque est en plastique Soft Touch ce qui est très agréable au toucher, de couleur noir ce qui met en avant le logo chromé de RIM.
La tablette est plutôt fine avec son centimètre d’épaisseur et relativement légère avec son poids de 425g.
Sur la tranche basse, la Playbook affiche sa connectique : micro USB, micro HDMI, et un port propriétaire pour la glisser dans un dock ou un clavier.
Sur la tranche haute, on dispose du bouton Marche/Arrêt, des touches Volume +/- et d’un bouton de contrôle de la lecture multimédia Lecture/Pause. Concernant le bouton Marche/Arrêt, il est juste ridiculement petit. C’est le problème de design de la Playbook ! Il vous faudra vous y reprendre plus d’une fois pour allumer ou éteindre votre tablette.
Autre point que 99% des constructeurs ne font pas l’effort de proposer : RIM vous offre une hausse de protection ! C’est simple et ça fait plaisir !
Au coeur de la Playbook, RIM a caché :
- un processeur double coeur Texas Instrument OMAP 4430 cadencé à 1 Ghz,
- un processeur graphique PowerVS SGX540
- 1 Go de RAM
- 16 Go de stockage interne (existe aussi en 32 Go et 64 Go)
- une connectique sans fil complète : Wifi a/b/g/n, Bluetooth 2.1 EDR
- une batterie de 5300 mAh pour une autonomie annoncée de 10h
On trouve aussi le combo accéléromètre/gyroscope pour les senseurs de mouvements.
Prise en main de la tablette
Interface & Système
Pour ceux qui ne le sauraient pas, la BlackBerry Playbook fonctionne sur un système d’exploitation mobile propriétaire et indépendant de iOS (Apple), d’Android (Google) et de WP7/W7 (Windows). La Playbook marche sur une version tablette de BlackBerry OS, lui même étant basé sur QNX appartenant à RIM depuis 2010. Le constructeur canadien a mis à jour sa tablette en version 2.0 en février de cette année. Cette mise à jour lui apporte plusieurs fonctionnalités et réglages de bugs, ainsi que la compatibilité avec les applications Android.
En terme d’érgonomie et de design, le système d’exploitation se rapproche plus de WebOS (Palm/HP) que d’Android et d’iOS. Deux exemples nous montrent ce rapprochement :
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Il intégre les gestes apparus avec le tout premier Palm Pré :
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Passez votre doigt du haut de l’écran vers le bas et vous afficherez un menu contextuel (selon les applications) ou le menu général si vous vous trouvez sur la Home1 de la tablette.
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Passez votre doigt du bas de l’écran vers le haut et vous afficherez la Home ainsi que le lanceur d’applications.
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Dans une application, si vous passez votre doigt de la gauche de l’écran vers la droite ou vice-versa vous pourrez passer d’une application ouverte à une autre.
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le système multi-tâche fait appel à des cartes comme sur WebOS et Android 4.0.
De plus, on notera quelques avantages comme les notifications “software” : le coin en haut à gauche s’illumine en rouge lorsque vous recevez un mail. C’est tout bête mais ça permet à une tablette qui ne dispose pas de LED de notification (quoiqu’ici ce ne soit pas le cas), de vous avertir sans être trop intrusif.
Aujourd’hui, l’OS mobile de RIM est mature, il a tout les atouts des grands OS mobiles autant au niveau des options que des fonctionnalités en terme de sécurité et d’indépendances de l’éco-système des smartphones blackberry.
Ce qui lui manque grandement, c’est un marché d’applications fourni dans un premier temps et une capacité à attirer (et à garder) des développeurs à long terme. Et sur ce point, RIM a vraiment du chemin à parcourir.
En février dernier, RIM annonçait avoir 60 000 applications pour son système quant Apple dépasse les 500 000 applications pour iOS et qu’Android dispose de 450 000 applications.
Avec la nouvelle mouture de leur OS, RIM a permis aux développeurs d’applications Android qui le voulaient de proposer leurs applications sur l’App World (le marché d’application de la Playbook). Pour se faire, RIM a mis en place une sorte d’émulateur de l’OS de Google au sein de son propre système d’exploitation.
Cette possibilité a permis à plusieurs développeurs de soumettre très facilement leurs applications à l’App World sans y apporter de grandes modifications par rapport à leurs applications Android. En pratique cependant, on ne retrouve que quelques applications issues du monde d’Android.
Mais il manque des applications très populaires telles que dropbox, evernote, et twitter ! Pire encore, quand on trouve des applications existantes, gratuites ou payantes, sur d’autres plateformes, elles se trouvent presque toujours payantes sur l’AppWorld ! Et quand je dis “payantes” dans ce cas là, comprenez surtout plus cher. C’est le cas d’Angry Birds Rio (dans la catégorie applications payantes les plus téléchargées :
- Angry Birds Rio sur le Google Play Store – 0 €
- Angry Birds Rio sur l’AppStore – 2,39 €
- Angry Birds Rio sur l’AppWorld – 4,99 €
Dernièrement, RIM a annoncé que sa plateforme de téléchargement était plus rentable que, feu l’Android Market, aujourd’hui renommé Play Store. Ainsi, ce serait un profit de 40% en plus pour les développeurs d’applications de l’AppWorld… Mais avec des tarifs comme cela, n’est ce pas normal ?
Enfin, un dernier phénomène qui touche la plateforme de plein fouet : le piratage. Avec l’émulation des applications Android sur la Playbook, RIM a ouvert une brèche que le géant aurait déclaré vouloir fermer 1 mois plus tard. Cette brèche porte un nom : le sideloading. Il s’agit d’une pratique permettant à un utilisateur d’une Playbook de pouvoir installer des applications Android sans passer par l’AppWorld. Et pour l’avoir testé, c’est simple, rapide et sans frais (mais c’est mal !). Cela m’a permit d’installer et de tester TweetCaster et Evernote sur la Playbook.
Cette pratique effraie RIM car elle permet de contourner le paiement des applications dans un premier temps, et pourrait évidemment augmenter la grogne des développeurs qui eux aussi verraient leurs travails se partager entre les utilisateurs sans toucher d’argent en contrepartie.
Utilisation
En utilisation, la Playbook se révèle être une vraie bonne tablette; c’est fluide et réactif, et l’ergonomie du système vous simplifie la vie. La tablette ne vascille pas à lire n’importe quel fichier multimédia mp3/mp4 ou documents office (word, powerpoint, excel)/pdf.
La navigateur quoique un peu lent est lui aussi très pratique, et sa compatibilité avec le flash lui donne un avantage par rapport aux tablettes Apple.
RIM a équippé sa Playbook de quelques logiciels vous permettant de diversifier son utilisation :
Regarder des vidéos :
RIM a intégré 4 applications de lecture de vidéos à sa tablette :
myskreenvod et NFB sont des applications de locations de vidéos. Le catalogue de myskreenvod est rempli de film français et anglophone (US+UK), quant à NFB, il s’agit plus de chaînes de documentaires.
Pas besoin de présenter Youtube, non ?
Enfin, l’application “Vidéo” permet de lire vos fichiers locaux. Il est capable de lire les formats suivants sans broncher : divx/xvid, h.264, mpeg-4, wmv
Les lecteurs apprécieront :
4 applications de lectures de livres et de magazines : Kobo – Press reader – Actualités – Zinio.
Kobo et Zinio sont connues, ce sont des solutions qui existent sur d’autres plateformes (Android pour ne citer qu’elle). Concernant Press Reader et Actualités, la première application vous permet de vous abonner à différents journaux dans le monde (France y compris).
La deuxième application est en fait un lecteur de flux RSS avec du style.
Ecouter de la musique et en acheter :
La Playbook possède deux applications de musique : Musique et Music Store. La première application est un lecteur de musique locale, il pourra lire vos fichiers musicaux MP3/AAC+/WMA.
La deuxième application comme son nom l’indique est un marché de musique. Le CD est 9,49€ et la musique à l’unité est à 0,99€; les prix à l’unité sont identiques à ce que l’on peut trouver ailleurs, par contre le CD est moins cher que sur l’iTunes Store (9,99€).
Explorer et ouvrir les fichiers locaux de la Playbook :
La Playbook est aussi une tablette pour travailler, et à ce petit jeu là, RIM n’a pas doté sa tablette d’outils supplémentaires à la concurrence. Deux applications sont livrées d’office :
Fichiers : un explorateur de fichier musicaux, vidéos, et documents.
Docs to Go : une application qu’on retrouve aussi sur le Play Store de Google et l’AppStore d’Apple. Il s’agit d’une suite bureautique vous permettant d’ouvrir et de modifier vos fichiers word et excel, et d’ouvrir les documents powerpoint, pdf et iWork (la suite bureautique d’Apple comprenant Keynote, Numbers et Pages).
Communiquer avec les autres :
La Playbook dispose de trois applications pour communiquer avec vos proches, en plus de l’application Mail. Le Chat Vidéo qui ne marche qu’entre utilisateur de blackberry et Facebook.
Vous pouvez configurer des comptes dans l’application Mail, mais vous n’aurez vraiment accès qu’aux messages privés que l’on vous enverra à travers vos réseaux sociaux.
L’application Facebook est identique à celle que l’on trouve sur les smartphones et tablettes Android.
Le plus étrange, selon moi, c’est que RIM a mis un raccourci Twitter dans la liste des applications. Mais ce raccourci ne mène qu’à la version Web du réseau social. Donc en sortie de boite, vous n’aurez pas accès directement à Twitter, et vous devrez même débourser quelques euros pour acquérir un client supportant ce réseau social, alors que c’est gratuit sur toutes les autres plateformes.
Une carte, oui pas de problème
Nous sommes généralement habitués à Google Maps. L’outil de Google est présent sur l’iPad et les tablettes Android. Et comme pour faire un pied de nez à Google, RIM a choisi d’intégrer Bing Maps. Outre le fait de s’accommoder aux petites différences d’interface, Bing Maps semble plutôt être un bon service de cartographie.
Appareil photo / vidéo
On le sait bien, une tablette n’est pas un appareil photo. Les capteurs photo sont apparus sur les tablettes pour deux raisons : faire de la video-conférence, et capturer un moment présent dans “l’urgence” (quand on est perdu sur une île déserte avec juste sa tablette).
La Playbook arbore donc un APN avant de 3 MP et un APN arrière de 5 MP. Les deux capteurs peuvent enregistrer de la vidéo en 1080p, ce qui assure une bonne qualité. En pratique, j’ai trouvé que l’APN avant était meilleur que l’APN arrière (inhabituel non?!), les photos paraissent plus nette.
Capteur arrière versus capteur avant
Quelques options de paramétrages en prime
Enfin, si on compare la fonction photo/vidéo de la Playbook à celle de ses concurrents, on se rend compte que RIM a bien équippé sa petite tablette. Elle est assurément dans le haut du panier sur cette fonction.
Performances & Autonomie
Performances
Il est toujours très dur de comparer des tablettes fonctionnant sur des systèmes différents. De mon ressenti globale, la Playbook n’a rien à envier à l’iPad d’Apple et encore moins aux tablettes Android. Je le redis, la tablette est réactive.
Techniquement, on peut surtout comparer ses scores Sunspider et BrowserMark . Ces tests montrent quel est le combo matériel+système le plus efficace pour la navigation sur internet.
| Score Sunspider | BrowserMark | |
| RIM BlackBerry Playbook (BBOS 2.0) | 2528.7 ms | 46 425 points |
| Asus Transformer Prime (Android 4.0) | 1685.2 ms | 100 960 points |
| Samsung Galaxy Tab 7.0 Plus (Android 3.2) | 2036.5 ms | 83 428 points |
| Toshiba AT200 (Android 3.2) | 2156.7 ms | 77 294 points |
| Apple iPad 2 / iPad 3 (nouvel iPad) (iOS 5.1) | 1820.9 ms | 103 132 points |
Un petit complément d’information s’impose aussi : la Playbook utilise une configuration matérielle identique à celle que l’on trouvera dans la Samsung Galaxy Tab 2 7.0. Le Texas Instrument Omap 4430 est, aujourd’hui, un processeur de milieu de gamme. Mais ce processeur fait encore des miracles sur la Playbook. On peut aisément lire des vidéos en 1080p high profile (du Full HD pour les non-initiés), tout en jouant à deux jeux de voitures (GT Racing, et Asphalt 6).
Autonomie
Concernant l’indépendance de la Playbook par rapport à son chargeur secteur, la petite tablette de RIM s’en sort de justesse ! Vous tiendrez donc la journée en utilisation normale : surf internet, mail, jeux et quelques applications en émulation Android (Tweetcaster en actualisation automatiques toutes les heures et Evernote.)
C’est mieux qu’une Acer Iconia Tab A100 (7 pouces), mais moins bien que les Samsung Galaxy Tab 7.7 et 8.9 et que la Motorola Xoom 2 Media Edition.
Enfin, je n’imagine même pas l’autonomie de la Playbook s’il avait fallu la coupler à un smartphone Blackberry en bluetooth pour la fonction Bridge (presque obligatoire avec la première version de l’OS).
Conclusion
Au final, bien que la Playbook ait fêté sa première année, et bien que la majorité de ses problèmes aient été solutionnés, la tablette de RIM continue de laisser un léger “goût de vide”.
Sur la partie matérielle et optimisation du système pour ce matériel, RIM est simplement à égalité avec Apple. La Blackberry Playbook est plus réactive qu’une tablette Android, et d’une qualité et finition exemplaire.
Mais il manque encore un domaine essentiel que RIM ne semble pouvoir contenter : l’App World est vide ! En lisant quelques commentaires d’utilisateurs de la Playbook sur des forums spécialisés, certains internautes disaient “il ne faut pas tirer sur une ambulance”; et c’est bien ça le problème ! L’AppWorld est rempli d’applications payantes offrant parfois tout juste le même niveau de fonctionnalités que les applications gratuites que l’on trouve chez la concurrence. L’ouverture aux applications Android étaient une bonne idée, mais si les développeurs ne veulent pas faire le portage de leurs applications, personne ne peut les forcer. C’est donc à la communauté des utilisateurs de faire ce travail comme ils le peuvent.
Et là, l’image de marque de RIM en prend un coup ! Les clients du constructeur canadien, comme ceux d’Apple, ne sont pas habitués à bidouiller pour obtenir ce qu’ils veulent.
Le vide se ressent encore plus lorsque vous souhaitez effectuer une tâche spécifique sur la Playbook, que vous parcourez le marché virtuel pour trouver une application que vous aidera à effectuer cette tâche, et que vous ne trouvez pas. Sur un iPad ou une tablette Android, il existe 50 applications (minimum) qui font la même tâche; ce qui différencie une application d’une autre, c’est son prix, son interface/ergonomie, etc…. il arrive que la Playbook, on ne trouve pas cette application “miracle” que l’on cherchait.
Finalement, je crois qu’au delà même du matériel et du système d’une tablette, nous recherchons surtout un éco-système qui satisfera nos exigences post-PC. Pour le moment et après un an d’existence, la Playbook n’est pas au niveau d’un Apple iPad, d’un Amazon Kindle Fire ou d’une Samsung Galaxy Tab 7.7.
Galerie d’images :
BlackBerry PlayBook 64Go
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Marchands
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Dispo.
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Prix TTC
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Livraison
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Total TTC
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Expédition sous 1 à 2 j…
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209,99 €
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n/c
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209,99 €
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Non communiqué
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321,03 €
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17,00 €
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338,03 €
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- l’écran de base [↩]




















































































































































































