Le créateur de Breaking Bad revient avec une série aussi mystérieuse qu’intrigante

Et si le bonheur n’était pas la solution, mais le problème ? C’est le point de départ étonnant de « Pluribus », la nouvelle série signée Vince Gilligan, le cerveau derrière Breaking Bad et Better Call Saul. Un projet étrange, déroutant, et surtout très attendu.

Une héroïne à contre-emploi pour sauver… l’humanité

Apple TV+ a récemment levé le voile sur les premières images de « Pluribus », une série en neuf épisodes annoncée pour le 7 novembre 2025. Le teaser ne dure que quelques secondes, mais il laisse déjà flotter un parfum de mystère, avec une scène aussi banale que troublante : une femme léchant des donuts gratuits dans un espace public. Oui, vous avez bien lu. Et cette femme, c’est Rhea Seehorn, bien connue des fans pour son rôle de Kim Wexler dans Better Call Saul.

Ici, elle incarne « la personne la plus malheureuse sur Terre », recrutée pour une mission improbable : sauver le monde du bonheur. Rien que ça. Un concept qui ressemble à une énigme en soi, flirtant avec la science-fiction, le fantastique, et une pointe de satire sociale.

Un casting atypique pour une série à part

Autour de Seehorn, on retrouve des visages moins connus du grand public mais très appréciés dans le milieu indépendant et télévisuel : Karolina Wydra, Carlos-Manuel Vesga, Miriam Shor et Samba Schutte. Des profils variés qui laissent présager une galerie de personnages tout aussi dérangés que le pitch de départ.

La série a d’ailleurs déjà été renouvelée pour une deuxième saison, signe que la plateforme croit dur comme fer au potentiel du projet — et sans doute aussi au génie scénaristique de Vince Gilligan, dont les créations précédentes ont durablement marqué l’histoire de la télévision moderne.

Pluribus : entre satire et étrangeté assumée

Avec un titre énigmatique (Pluribus, comme « E pluribus unum » ?), une héroïne malheureuse qui doit contrecarrer un excès de bonheur mondial, et une ambiance volontairement floue, la série promet de sortir des sentiers battus. Certains y voient déjà une critique grinçante de la poursuite obsessive du bien-être, dans une société où tout le monde veut être heureux, quitte à en devenir… suspect.

À ce stade, difficile de savoir si l’histoire se déroulera dans un futur dystopique, une réalité parallèle, ou simplement dans l’esprit tordu de son personnage principal. Ce flou artistique semble parfaitement assumé : le teaser donne peu d’indices, mais distille une ambiance étrange et inquiétante. Comme souvent chez Gilligan, les réponses ne sont jamais données trop tôt.

Dans un paysage télévisuel saturé de reboots et de suites attendues, Pluribus s’annonce comme un OVNI rafraîchissant, prêt à bousculer notre rapport à l’émotion, au bonheur… et peut-être à la vérité. Rendez-vous cet automne pour découvrir si l’on peut vraiment sauver le monde d’un excès de joie — et si on en a envie.

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