Tests & avis sur les appareils tactiles du moment

Retrouvez tous nos tests de tablette tactile sous Android, iOS, Windows et Ubuntu Touch qu’elles soient récentes (2016) ou plus anciennes.

Pour chaque test nous suivons une méthodologie précise afin d’être le plus objectif possible. En général, le plan de chaque test est le suivant : 1 Design 2 Interface & Applications 2.1 Appareil Photos 3 Performances & Autonomie 3.1 Performances 3.2 Autonomie 4 Conclusion

Nous testons également des accessoires et des objets connectés.


Le Galaxy Book garde le look si typique des tablettes Samsung.

Galaxy Book : notre test & avis sur le nouveau PC hybride de Samsung + promo à 499€

Sur un marché des hybrides très concurrentiel, Samsung continue sa lancée et commercialise cette année le Galaxy Book. Ressemblant fortement à la Galaxy TabPro S, ce PC 2-en-1 haut de gamme saura-t-il se démarquer ? Réponse à la fin de ce test.

Prix et spécifications

Mise à jour 30/07 : en promotion à 499 euros (au lieu de 799€ sur la version M3) et 999€ pour la version i5 (au lieu de 1229) sur Amazon :

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Pour sa nouvelle gamme d’hybrides, Samsung décline le Galaxy Book en deux versions : 10.6″ et 12″. Le petit modèle affiche des spécifications moins importantes que son homologue de 12″ que je vais tester ici. Le prix est bien entendu moins important, puisque la version 10.6″ avec Intel Core M3 et 64 Go de stockage est affiché à 729€ sur le site officiel. Il faut en revanche se contenter d’une dalle Full HD. Pour ce test, je me concentrerai sur le Galaxy Book 12″ avec Core i5 et 128 Go de stockage. Il est affichée à 1229€ sur le site de Samsung, mais son prix passe à 954€ sur Amazon.

Modèle 12″

Modèle 10,6″

La politique tarifaire de Samsung ne cesse de viser plus haut à l’instar de Microsoft et sa nouvelle Surface Pro. Voici donc ce que nous offre la société coréenne pour environ 1000€ :

  • Écran 12″ Super AMOLED 2160 x 1440 px
  • Processeur Intel Core i5-7200U
  • 4 Go RAM
  • 128 Go SSD
  • Wifi 802.11 b/g/n/ac, Bluetooth 4.1, port micro-SD, 2 x USB 3.1 Type-C, prise casque 3.5 mm
  • APN 5 MP et 13 MP
  • Batterie 5070 mAh
  • Dimensions : 199.8 x 291.3 x 7.4 mm pour 754 grammes
  • Windows 10 Famille

L’ensemble est plutôt attrayant surtout que Samsung fournit dans la boite le clavier et le stylet. Il y a cependant un détail qui me chiffonne dans la fiche technique : il n’y a aucune sortie vidéo d’aucune sorte. Les ports USB Type-C ne sont pas compatibles MHL. En dehors de ça, le tout semble relativement attirant. Mais voyons plus avant le design de l’engin.

Design

Tout comme son concurrent américain, Samsung pratique la politique “on prend les mêmes et on recommence”. Le Galaxy Book ressemble ainsi fortement à la Galaxy TabPro S dans son design. L’hybride adopte un look très proche des autres productions de la marque sous Android avec des bords arrondis et une coque en aluminium. L’ensemble est très agréable à l’œil. D’ailleurs en dehors de l’OS on jurerait que le Galaxy Book est une grosse tablette classique sous Android.

Le Galaxy Book garde le look si typique des tablettes Samsung.
Le Galaxy Book garde le look si typique des tablettes Samsung.

 

Coque Galaxy Book aluminium
La coque est en aluminium.

Le 2-en-1 est d’ailleurs très agréable à prendre en main, il est plus léger et plus fin que la Surface Pro. Le PC hybride est cependant un peu plus imposant que la Galaxy TabPro S qui offrait pourtant un design quasiment similaire. La connectique est juste un peu plus fournie, gagnant un port USB Type-C et un port micro-SD.

Connectique Samsung Galaxy Book
La connectique reste relativement pauvre malgré quelques progrès.

 

Port micro-SD Galaxy Book
La trappe dissimule un port micro-SD afin d’étendre la mémoire interne.

Sur chaque bord on trouve aussi des haut-parleurs qui délivrent un bon son, bien qu’un cran en dessous de la Surface Pro. Le visionnage de films est cependant un vrai régal, comme souvent avec les machines de la marque asiatique. Le Galaxy Book est une très bonne plateforme pour le multimédia.

Les haut-parleurs donnent un très bon son. Le Galaxy Book est un bon choix pour le multimédia.
Les haut-parleurs donnent un très bon son. Le Galaxy Book est un bon choix pour le multimédia.

Sur la tranche haute est situé une grille destinée à évacuer l’air chaud de l’ordinateur. Un ventilateur très discret évite la chauffe, du moins la plupart du temps. Les boutons d’alimentation et de volume sont aussi sur cette tranche. On notera la disparition du bouton de menu précédemment embarqué sur la TabPro S et qui était particulièrement inutile.

Le ventilateur du Galaxy Book est très discret.
Le ventilateur du Galaxy Book est très discret.

Sans trop changer sa formule, Samsung nous livre un joli PC 2-en-1. Dommage quand même que la connectique reste aussi pauvre, mais c’est probablement un sacrifice nécessaire pour conserver la finesse de cette machine hybride.

Écran

Le Galaxy Book bénéficie comme toutes les tablettes du géant coréen d’un superbe écran. Utilisant la technologie Super AMOLED, la dalle de 2160 x 1440 px est un vrai régal pour les yeux. Les couleurs sont très vives et les noirs toujours aussi profonds. L’ensemble reste cependant un petit cran en dessous du magnifique écran PixelSense de la Surface Pro, ce dernier étant probablement le meilleur que j’ai testé dernièrement.

Ecran Super AMOLED Samsung
L’écran Super AMOLED est toujours aussi beau, un régal pour les yeux !

Ne boudons pas notre plaisir, le Galaxy Book reste un vrai ravissement pour les yeux. La dalle est très lumineuse et parfaitement taillée pour le multimédia. Le seul petit défaut, inhérent aux dalles AMOLED, est l’effet arc-en-ciel qui apparaît lorsqu’on regarde l’écran dans les angles. En dehors de ça, c’est presque un sans faute, Samsung maîtrisant son sujet depuis des années.

Interface et applications

Comme la plupart des ordinateurs 2-en-1, le Galaxy Book privilégie Windows 10. On retrouve donc l’OS dans sa version Famille qu’il faudra passer à jour à la Creator’s Update (1703) afin de profiter des derniers changements apportés par Microsoft. Ce système est maintenant bien connu des utilisateurs de PC de bureau. Le choix de la version Famille pourra peut-être rebuter les plus exigeants, mais il semble cohérent avec l’orientation multimédia du Galaxy Book. Mon plus gros reproche concernera les nombreuses applications pré-installées. Il est heureusement possible de les retirer afin de ne garder que l’essentiel.

Galaxy Book Windows 10 Famille
Le Galaxy Book embarque de nombreuses applications pré-installées.

Tout comme sur la Galaxy TabPro S, Samsung ajoute quelques applications de son cru. On retrouve ainsi Flow qui permet d’interagir avec un smartphone. Malheureusement l’application Android n’est pas compatible avec mon Xiaomi Mi6. J’espère juste que Flow sera plus au point que l’an dernier, mes essais avec le S6 Edge+ n’ayant pas été très concluants…

Samsung Flow
Samsung Flow
Samsung Flow
Flow permet d’interagir avec les smartphones Android de Samsung.

La seconde application du constructeur est Book Paramètres qui permet comme son nom l’indique de modifier les paramètres de l’hybride. On peut ainsi changer les couleurs de l’écran, modifier le mode de fonctionnement du stylet ou activer un mode d’extension d’autonomie de la batterie. L’ensemble est assez succinct mais fait son boulot.

Galaxy Book paramètres
Book Paramètres permet de modifier quelques options basiques du Galaxy Book.

La dernière applications est Samsung Note. Comme son nom l’indique, elle permet de prendre des notes. Vous pouvez opter pour une saisie au clavier ou au stylet, ajouter des images. C’est encore une fois relativement basique, mais ça fait le boulot demandé.

Application Samsung Note
L’application Samsung Note est simple mais fonctionnelle.

On reste donc en terrain connu avec le Galaxy Book. Windows 10 s’en sort très bien et évolue dans le bon sens. Il faudra juste avoir la patience de trier les nombreuses applications pré-installées.

Appareil photo

La partie photo gagne en performance cette année. L’objectif arrière de 13 MP offre des clichés de bonne qualité, ce qui est très rare sur les hybrides et autres ordinateurs 2-en-1. Bien évidemment ce n’est pas le même niveau que sur le Galaxy S8 de la même marque, mais l’ensemble sera largement suffisant pour réaliser quelques photos sans finir avec une grosse bouillie de pixels. On peut même réaliser des vidéos en 4K à 30 fps. Pour la caméra avant de 5 MP c’est là aussi suffisant pour assurer de la visioconférence. Elle ne permet pas de faire de la reconnaissance faciale comme sur la Surface Pro. Etant donné le prix du Galaxy Book, un tel équipement n’aurait pas été impossible à intégrer, mais je chipote.

Photo avec Galaxy Book
Le Galaxy Book se débrouille plutôt bien avec la photographie pour un hybride.

Accessoires

C’est la bonne surprise du Galaxy Book : clavier et stylet sont fournis dans la boite sans supplément ! C’est un énorme avantage face à la nouvelle Surface Pro vendue en pièces détachées horriblement chères. Je vais commencer par parler du clavier. Il reprend l’aspect de celui de la Galaxy TabPro S mais offre un plus grand confort d’utilisation grâce à des touches bien espacées. Il permet d’incliner le Galaxy Book dans trois positions grâce à une attache magnétique. Un rétro-éclairage sur trois niveaux permet même de travailler la nuit. Une partie de ce test a d’ailleurs été écrite directement sur l’hybride. L’expérience s’est révélée agréable. Dommage que le clavier conserve cet aspect plastique bas de gamme qui ne sied pas à la qualité de l’ensemble.

Clavier Galaxy Book
Le clavier est mieux que sur la TabPro S mais reste largement perfectible.

Il y a aussi un défaut qui devient vite crispant sur le clavier de Samsung : il a un temps de réaction trop long en sortie de veille. A chaque fois que le rétro-éclairage s’éteint, le clavier semble se couper totalement (probablement pour ne pas gréver l’autonomie de l’hybride). Lorsqu’on appuie ensuite sur une touche ou qu’on utilise la souris, il met plus d’une seconde à réagir, ratant parfois la lettre appuyée. Quand on prend l’habitude on fait avec, mais ça rend parfois l’utilisation de cet accessoire assez frustrante.

Passons maintenant au stylet. Tout comme son concurrent pour la Surface Pro, le nouveau S-Pen gère maintenant 4096 points de pression. La mine très fine de 0.7 mm permet de dessiner et prendre des notes comme avec un vrai stylo. L’expérience est très agréable et devrait convaincre les amateurs de dessin numérique. Le bouton sert de gomme dans l’application Samsung Notes. N’ayant pas de fixation magnétique, le S-Pen utilise une attache au clavier. Cette dernière se colle sous le clavier. Là encore ça fait assez “cheap”, pas sûr que ça tienne sur le long terme.

Le nouveau S-Pen est très efficace. Il est ici rangé dans la fixation à coller sous le clavier.
Le nouveau S-Pen est très efficace. Il est ici rangé dans la fixation à coller sous le clavier.

 

Stylet Samsung
Le S-Pen fonctionne très bien, ici sur l’application Samsung Note.

En conclusion, on appréciera la présence de ces accessoires. Dommage que le clavier soit mal géré, rendant l’expérience un poil crispante à cause de son temps de réaction. Le stylet est par contre d’excellente qualité, comme toujours avec la gamme S-Pen.

Performances

Doté d’un processeur Intel Core i5-7200U de 7ème génération et 4 Go de RAM, le Galaxy Book possède suffisamment puissante pour la plupart des tâches du quotidien. Seuls les jeux vidéos 3D sont à proscrire (en dehors de titres comme Asphalt 8 sur le Windows Store), mais ce n’est pas l’objectif premier de ce genre d’engin. De par son design et son équipement, le PC hybride de Samsung se destine plus à un usage multimédia et à la productivité. Il s’en sort alors très bien : le lancement est rapide, l’ouverture des logiciels quasiment immédiate. Les 2756 point obtenus sur PC Mark 10 viennent confirmer tout ceci. A titre de comparaison, la Surface Pro avec le même équipement avait obtenu 2637 points lors de son test.

Benchmark Galaxy Book Samsung
Le Galaxy Book offre des performances plus que correctes pour un hybride.

La connectique fonctionne bien de son côté, que ce soit le wifi ou le Bluetooth. L’absence de sortie vidéo est un gros défaut de cette tablette. Samsung ne prend même pas la peine de fournir un adaptateur pour le port USB Type-C. Pas génial quand on veut utiliser une bête clé USB… On se consolera avec la paire d’écouteurs qui est incluse dans le paquet. En dehors de ça, le Galaxy Book est très agréable à utiliser au quotidien.

Autonomie

Samsung annonce jusqu’à 11h d’autonomie en lecture vidéo sur son site officiel. Il s’avère malheureusement qu’on en est assez éloigné. Un visionnage de 2h sur Netflix avec l’écran à 50% de luminosité aura fait perdre 30% de batterie à l’engin ! Il faut donc compter environ 8h dans ces conditions pour vider complètement la batterie. Je l’ai d’ailleurs ressenti lors de la frappe de mon test. Un après-midi de 4h sur WordPress aura vidé plus de la moitié de la batterie. La faute en revient probablement en partie au ventilateur qui tourne en permanence. Bien qu’inaudible au-delà de quelques centimètres de la grille, il semble toujours actif. On notera cependant son efficacité, l’ordinateur 2-en-1 ne chauffant quasiment pas à moins de le pousser avec des logiciels gourmands.

Pour la recharge, elle est malheureusement très longue. 15 minutes sur le secteur font remonter la batterie de 5% à peine. Comptez plus de 3h30 pour une charge pleine, c’est assez conséquent même pour un hybride.

Conclusion

Prix Modèle 12″

Prix Modèle 10,6″

Surface Pro 2017

Surface Pro (2017) : notre test du nouvel hybride de Microsoft

Un an et demi après la Surface Pro 4, la nouvelle tablette Surface Pro fait enfin son apparition. Nouveau fleuron de Microsoft (en attendant un Surface Book 2), cet hybride a-t-il ce qu’il faut pour séduire face à une concurrence farouche ?

Prix et spécifications

Pour son nouvel ordinateur 2-en-1, il semble que Microsoft a décidé d’alléger ses prix par rapport à la précédente gamme. La baisse n’est pas énorme, mais reste appréciable. C’est ainsi que la version basique équipée d’un Core M3, 128 Go SSD et 4 Go RAM se voit affichée à 949€. Pour rappel, la Surface Pro 4 la moins onéreuse était proposée à 999€ lors de sa sortie. Il existe bien évidemment d’autres déclinaisons comme d’habitude. La Surface Pro la mieux équipée avec Core i7, 1 To SSD et 16 Go RAM vaut ainsi 3099€. C’est pas moins de six déclinaisons différentes qui sont proposées par Microsoft, de quoi satisfaire tous les budgets (ou presque).

Voir l’offre Surface Pro

Dans le cadre de ce test, je me suis vu confier l’hybride avec un processeur Core i5, 128 Go de stockage SSD et 4 Go de RAM. Il est commercialisé à 1149€, un prix classique pour de telles prestations. Voyons d’ailleurs de plus près ce que la machine de Microsoft nous offre de beau avec sa fiche technique.

  • Ecran 12.3″ PixelSense 2736 x 1824 px
  • Processeur Intel 7ème génération Core M3/i5/i7 (selon modèle)
  • 4/8/16 Go de RAM (selon modèle)
  • APN 5 MP et 8 MP
  • Port USB 3.0, mini-DisplayPort, prise casque 3.5 mm, micro-SD, Surface Connect
  • Wifi 802.11 b/g/n/ac, Bluetooth 4.1
  • Dimensions : 292,10 x 201,42 x 8,5 mm pour 766 grammes (M3) ou 786 grammes (i5/i7)
  • Windows 10 Pro

Ce n’est pas vraiment une surprise puisque les spécifications sont connues depuis un moment, mais l’ensemble est quasiment identique à la Surface Pro 4. Microsoft pratique la recette “on prend les mêmes et on recommence”. A moins que ce ne soit “on ne change pas une équipe qui gagne” ? Il est donc temps d’investiguer plus en profondeur et de savoir si Microsoft ne se repose pas trop sur ses lauriers.

Design

La nouvelle Surface Pro est quasiment identique au modèle précédent. Les bords sont légèrement plus arrondis, mais c’est tout. On retrouve une coque en métal de couleur grise avec des aérations sur toute la partie haute. Ces dernières permettent d’évacuer la chaleur soit de façon passive (M3/i5), soit active avec un ventilateur (i7).

Coque Surface Pro
Des évents permettent d’évacuer la chaleur efficacement.

On retrouve aussi le classique pied dont les charnières en plastique ont été remplacées par du métal. C’est un changement discret mais bienvenu qui augmentera la durabilité de la Surface Pro. Toujours comme sur la SP4, une fente micro-SD est intégrée sous le-dit pied. Au passage celui-ci peut s’ouvrir un peu plus grand que précédemment de 5°.

Béquille Surface Pro
Le pied permet un bon maintien de la tablette.

 

Charnière Surface Pro
La charnière a été renforcée et semble plus solide que par le passé.

Toujours dans la même veine, la connectique est située sur le côté droit. Comme sur la précédente tablette du géant américain, je reprocherai à l’ensemble un peu trop de légèreté. Il manque à mon sens un port HDMI et un autre port USB 3.0 au format micro. Les utilisateurs nécessitant plus de connectique devront investir dans un dock Microsoft qui coûte pas moins de 229.99€… Ouch ! Au moins la prise casque est toujours là.

Connectique Surface Pro 2017
La connectique est relativement pauvre et ne change pas de la Surface Pro 4.

 

Prise casque Surface Pro
La prise casque est toujours présente, bonne nouvelle !

Même les boutons restent au même endroit, c’est-à-dire sur le haut de la tablette. Leur placement est assez déroutant au premier abord, mais prend du sens quand on commence à manipuler l’engin en mode portrait. Ils semblent solides, tout comme le reste de l’ordinateur hybride.

Boutons Surface Pro
Les boutons ont un placement atypique.

Vous l’aurez compris, Microsoft garde la formule qui a fait le succès de la Surface Pro 4. La Surface Pro de 2017 est une très belle machine hybride qui respire la solidité et le haut de gamme. Un peu d’innovation n’aurait pas été de trop cependant…

Ecran

C’était déjà une grosse réussite sur la SP4, c’est encore le cas sur le nouveau PC 2-en-1 : l’écran PixelSense est réellement superbe ! Il garde la même définition que précédemment, à savoir 2736 x 1824 px pour une taille de 12.3″. Les couleurs sont admirablement rendues et la luminosité est au top. La dalle tactile à 10 points répond parfaitement au toucher. J’avoue ne pas avoir de reproches à faire à l’écran de la nouvelle Surface Pro. A part peut-être une fois de plus un manque d’audace de la part de Microsoft ?

Ecran Surface Pro PixelSense
L’écran PixelSense est toujours aussi coloré et lumineux.

Windows 10 Pro

Produit Microsoft oblige, la Surface Pro nouvelle génération embarque Windows 10 Pro. La première étape après la configuration initiale consistera à effectuer les mises à jour. De nombreuses mises à jour… De loooongues mises à jour… J’ai quand même eu le plaisir de constater les progrès de Microsoft en la matière. Bien que longues à réaliser, les mises à jour ne demandent plus 50 redémarrages de la machine. En trois heures, il n’y aura eu que deux reboots. Windows a mûri et devient plus souple. Moi qui suis un fervent défenseur de GNU/Linux, je dois avouer que Microsoft fourni de gros efforts avec Windows 10.

Windows 10 Surface Pro
Windows 10 ne cesse de gagner en maturité.

Mais trêves de digressions, voyons plutôt ce que nous propose l’hybride. La Surface Pro embarque pas mal de logiciels pré-installés : des jeux, des applications sociales, des applications de sécurité, etc… La SP4 était très légère niveau applications tierces, ce n’est malheureusement pas le cas de la nouvelle version. Il reste heureusement possible de désinstaller toutes ces applications afin de libérer de la place. Et pour ce qui est de la suite Office 365, vous n’aurez droit qu’à 30 jours d’essai. Microsoft ne semble donc pas vouloir faire de fleur à ses utilisateurs.

Applications bloatware Surface Pro
Il y a beaucoup (trop) d’applications pré-installées.

Concernant Windows 10 Pro, c’est la version 1703 que j’ai utilisé pour ce test. Au rang des nouveautés, on a par exemple le droit à une gestion de la batterie plus fine avec le choix de divers modes de performances. Windows Hello est aussi de la partie. Vous pouvez ainsi utiliser la caméra frontale pour déverrouiller la Surface Pro avec la reconnaissance faciale. Le fonctionnement est bluffant d’efficacité. Ajoutez à ça les diverses options de sécurité conçues pour les entreprises et vous aurez un Windows plus efficace que jamais. Je n’aurai pas pensé dire ça un jour, mais Windows 10 est vraiment très bien. Il ne manque plus que Microsoft abandonne sa politique d’absorption massive de données personnelles pour que tout soit parfait !

Appareil photo

Pour la partie photo Microsoft n’a pas changé sa recette. Les capteurs de 5 MP et 8 MP font le même boulot que sur la Surface Pro 4. Les clichés sont très moyens, mais en même temps cet hybride n’est clairement pas destiné aux photographes. La caméra frontale suffira pour faire de la visioconférence. C’est surtout son efficacité avec Windows Hello qu’on retiendra. En bref, il n’y a pas grand-chose de plus à rajouter sur la partie photo. Je vous invite donc à passer au paragraphe suivant qui traite des performances.

Photo jour Surface Pro 2017
La qualité des photos est correcte pour une tablette.

 

Photo basse luminosité Surface Pro
En intérieur les clichés se dégradent vite.

Performances

Sans grande surprise la Surface Pro embarque un processeur Intel de 7ème génération. Ce type d’équipement est ce qu’il y a de mieux à l’heure actuelle et fonctionne très bien comme j’ai pu le constater lors de mon test de l’hybride Lenovo Yoga 910. Dans l’ensemble le Core i5 de mon modèle de test s’est comporté de façon exemplaire. J’ai cependant fait face à des gels à plusieurs reprises… Les tâches effectuées n’étaient pourtant pas demandeuses d’une puissance monstrueuse. N’ayant pas rencontré ce type de freezes sur le Yoga 910, j’en déduis que le problème est vraisemblablement logiciel. Le Surface Book présentait le même genre de bugs à sa sortie. Nul doute que des mises à jour viendront améliorer la stabilité de la Surface Pro. En dehors de ces quelques ralentissements assez rares, l’ordinateur 2-en-1 reste très véloce.

Benchmark Surface Pro
La Surface Pro offre de bonnes performances pour un hybride.

En l’absence de carte graphique dédiée, la Surface Pro n’est pas destinée aux jeux vidéos. Elle vise plus un public nécessitant un appareil pour la productivité. Microsoft semble d’ailleurs viser en particulier les dessinateurs. Un choix sensé étant donné la qualité de l’écran et les accessoires prévus par la firme américaine (stylet et Surface Dial). Les logiciels les plus gourmands pour la retouche graphique ne devraient pas poser trop de problème à l’engin. Pour les tâches les plus simples comme la navigation Web ou le multimédia elle s’en sort à merveille. D’ailleurs la qualité des haut-parleurs est franchement bonne, leur positionnement sur les bords de l’écran améliorant l’acoustique.

Haut-parleur Surface Pro 2017
Les haut-parleurs sont intelligemment placés et offrent un très bon son.

Autonomie

C’était la grosse déception de la Surface Pro 4 : une autonomie au rabais. Microsoft semble avoir retenu la leçon et annonce ainsi que sa nouvelle machine hybride peut tenir jusqu’à 13 heures en usage multimédia. Pour ma part, j’ai utilise notre test habituel qui consiste à faire tourner pendant deux heures des vidéos sur Netflix avec l’écran à 50% de luminosité. Les résultats sont vraiment bons, la batterie n’ayant perdu que 14% durant ce laps de temps. Ça se ressent d’ailleurs à l’usage au quotidien, la Surface Pro est bien meilleure que son aînée. Microsoft rattrape ainsi le coup en offrant une machine performante et capable de tenir une bonne journée de travail loin du chargeur.

Pour ce qui est du temps de charge il est correct. En 15 minutes, j’ai pu ainsi recharger 11% de batterie. Il faut compter environ 2h pour une charge complète. Ce n’est pas trop mal pour un hybride de cette taille.

Accessoires

Clavier Signature Style Cover

Afin de tirer le meilleur parti de votre tablette Surface Pro un clavier sera le premier accessoire à acquérir. Tout comme avec la Surface Pro 4, le Style Cover n’est pas inclus avec la tablette. Cette nouvelle génération de clavier étant conçue avec des matériaux haut de gamme, le prix s’en ressent : 179.99€. Toute la surface de l’accessoire est recouverte en Alcantara, un tissu très doux (et très salissant malheureusement). Une fois attaché à la Surface Pro avec la fixation magnétique, le clavier Type Cover donne indéniablement un look très haut de gamme à l’ensemble.

Clavier Cover Surface Pro
Le clavier Cover est plus beau (et cher) que jamais.

 

Style Cover Alcantara Surface Pro
L’Alcantara ajoute clairement du style au clavier, mais c’est vite salissant.

 

Fixation clavier Surface Pro
La fixation magnétique du clavier est toujours aussi efficace.

Rétro-éclairé sur trois niveaux, le clavier amovible est vraiment très agréable à utiliser. Les touches répondent bien à une frappe rapide, tout comme le pavé tactile qui est précis. L’expérience rédactionnelle est vraiment bonne avec ce clavier. En même temps, l’inverse aurait été étonnant vu le prix de cet accessoire. C’est d’ailleurs son seul défaut…

Acheter clavier Surface Style Cover

Stylet Surface

Précédemment fourni avec la SP4, le stylet Surface est le grand absent de cette année. Tout comme le clavier Cover, il faut maintenant l’acheter séparément. Son prix est relativement élevé : 109.99€. Il est plus précis que l’ancienne version, passant de 1024 points de pression à 4096. Prise de notes, dessin, croquis, il est capable de traiter toute tâche numérique sur Windows 10. Il intègre aussi une nouvelle fonctionnalité qui consiste à estomper les dessins en l’inclinant. Je n’ai malheureusement pas reçu de modèle de test. N’hésitez pas à me donner vos avis dans les commentaires si vous avez l’occasion de l’essayer.

Acheter stylet Surface

Surface Dial

Voici le petit nouveau qui rejoint la gamme d’accessoires pour la Surface Pro. Le Surface Dial se présente comme un gros bouton rotatif multifonction. Tournez, appuyez, glissez… Chaque mouvement entraîne une action selon l’application. L’accessoire est compatible avec la Surface Pro, mais il ne donnera pas tout son potentiel car il est avant tout conçu pour la Surface Studio. Commercialisé à 109.99€, le Surface Dial semble moins indispensable que le clavier sachant qu’il ne dispose pas d’une totale compatibilité avec la nouvelle tablette de Microsoft.

Acheter Surface Dial

Conclusion

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Ecran IPS Xiaomi Mi6

Xiaomi Mi6 : notre test du smartphone haut de gamme à moins de 400€

Après de nombreuses rumeurs et une annonce très attendue par les fans de la marque, il est temps de voir ce que le Xiaomi Mi6 a dans le ventre. A moins de 400€, fait-il le poids face aux smartphones de Samsung et Apple ?

Prix bas et spécifications au top

Depuis des années Xiaomi réussit le tour de force de proposer le même équipement que les meilleurs constructeurs du marché, mais avec un prix deux fois moins élevé. Une politique qui fonctionne et assure le succès année après année. Derrière ce succès se cache aussi une très large communauté. Fort ce de support, le Xiaomi Mi6 semble avoir tout ce qu’il faut pour réussir, à commencer par une fiche technique impressionnante :

  • Écran 5.15″ Full HD 1920 x 1080 px
  • Processeur Qualcomm Snapdragon 835 à 2.45 GHz
  • 6 Go RAM
  • 64 ou 128 Go de stockage
  • APN 8 MP et 2 x 12 MP
  • Wifi 802.11 a/b/g/n/ac, Bluetooth 5.0, NFC, USB Type-C, deux emplacements nano-SIM, port infrarouge
  • Batterie 3350 mAh avec Quick Charge 3
  • Android 7.1.1 Nougat avec surcouche MIUI 8.2

L’engin est donc vraiment costaud, bénéficiant de ce qui se fait de mieux dans le monde mobile à l’heure actuelle. Malheureusement, Xiaomi a abandonné la prise casque dans ses efforts pour ressembler à Apple… Un adaptateur pour le port USB fourni dans la boite permet de profiter d’un casque audio filaire, mais au détriment de la charge. Dommage…

Le port micro-SD est lui aussi absent comme sur de nombreux smartphones haut de gamme. Étant donné que le Mi6 possède au minimum 64 Go de stockage, ce n’est pas trop gênant. En dehors de ça, le flagship de Xiaomi est vraiment au top. Sachant qu’on peut le trouver à moins de 400€ sur Gearbest (version 64 Go), il reste très alléchant.

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Un design trop banal

J’ai eu l’occasion de tester il y a quelques mois le Mi5S. Le moins qu’on puisse dire c’est que Xiaomi n’a pas réinventé la roue avec le Mi6. L’aspect général du nouveau smartphone est quasiment identique à son prédécesseur. Le constructeur chinois abandonne néanmoins la coque en métal au profit du verre, plus élégant mais plus fragile… Une coque en silicone est incluse dans la boite, c’est appréciable !

Comparatif smartphones Xiaomi
D’une génération à l’autre, le design ne change quasiment pas. Ici, le Mi5S (en blanc) face au Mi6.

Niveau dimensions, le Xiaomi Mi6 n’est pas le plus discret des smartphones : 14.51 x 7.04 x 0.75 mm pour 171 grammes. Il est donc plus fin mais plus lourd que le Mi5S. Il tient cependant bien en main avec sa coque incurvée. Le verre est malheureusement très salissant.

dos en verre Xiaomi Mi6
Le Mi6 adopte le verre, plus élégant que le métal, mais aussi plus fragile et salissant.

La face avant reste dans la même veine : on prend les mêmes et on recommence. Le bouton central fait donc office de lecteur d’empreintes digitales (très efficace d’ailleurs). Sur chaque coté se trouve un bouton tactile (menu et retour) signalé par une LED. C’est très sobre, mais un nouveau venu sur Android ne trouvera probablement pas l’ensemble très lisible.

Capteur d'empreintes digitales sonique Xiaomi Mi6
Le lecteur d’empreintes digitales est très précis et réactif, un vrai régal !

La connectique est comme sur tous les smartphones située sur le bas de l’appareil. Un port USB Type-C est ceint par un haut-parleur et un microphone. Les amoureux de la pris Jack pourront en revanche sortir les mouchoirs, Xiaomi a décidé de marcher dans les pas d’Apple en la supprimant. L’utilisation d’un casque reste possible grâce à un adaptateur fourni dans le paquet.

Connectique Xiaomi Mi6
Dites adieu à la prise casque, Apple fait des émules.

 

Adaptateur Type-C vers Jack 3.5mm
Un adaptateur pour casque audio est fourni dans la boite.

La tranche gauche accueille une trappe qui dissimule deux emplacements pour nano-SIM.

Nano-SIM Mi6
La trappe contient deux emplacements nano-SIM.

Sur le côté droit on a les boutons de volume et alimentation. Ils tombent directement sous le pouce et présentent aucun jeu, ce qui est toujours rassurant quant à la durabilité du smartphone.

Boutons du smartphone Mi6
Les boutons physiques sont bien conçus et tombent parfaitement sous le pouce.

Le Mi6 ne possède donc pas le design du siècle, mais respire néanmoins la qualité. Xiaomi démontre une fois de plus sa maîtrise en la matière.

Un écran tactile propre et lumineux

Je ne suis en général pas déçu par les écrans provenant de chez Xiaomi (ou du moins de ses sous-traitants). Le Mi6 ne viendra pas me faire changer d’avis. Doté d’une définition Full HD, il offre de belles couleurs et des contrastes agréables. Les noirs sont d’ailleurs bien rendus, sans atteindre le même niveau que sur un Galaxy S8. J’ai surtout apprécié la luminosité de l’ensemble qui permet même d’utiliser le smartphone en plein soleil. Il est possible de régler les contrastes dans les paramètres, le smartphone proposant un réglage automatique par défaut. C’est cependant assez succinct et pas forcément utile étant donné la qualité de la dalle.

Ecran IPS Xiaomi Mi6
L’écran IPS est franchement très réussi et très lumineux.

 

Contrastes écran Mi6
On peut régler le contraste rapidement dans les paramètres.

Un double objectif qui n’atteint pas le haut du panier

La grosse nouveauté du Xiaomi Mi6 est son double appareil photo placé au dos. Suivant la mode lancée par le Huawei P9, Xiaomi a donc pourvu son smartphone de deux APN de 12 MP à l’arrière. L’utilisateur est ainsi sensé obtenir un meilleur rendu sur les clichés en basse luminosité et peut aussi réaliser des effets de flou en arrière-plan. Sur le papier c’est alléchant, mais la mise en pratique s’avère plutôt aléatoire sur le Mi6. Certains clichés présentent un flou étrange, d’autres surexposent les blancs… Certains sont en revanche magnifiques. On a donc un peu l’impression de jouer à la loterie.

Double appareil photo Xiaomi
Le Mi6 inaugure le double APN chez Xiaomi.

 

Photo de jour Xiaomi Mi6
Les photos du Mi6 sont parfois assez aléatoires. Il y a cependant moyen de faire quelques jolis clichés avec des effets de flou sympathiques.

C’est d’autant plus dommage que l’application photo de Xiaomi permet d’appliquer rapidement des filtres et de jongler entre les modes rapidement. L’appareil est même doté d’un zoom optique x2 qui fonctionne plutôt bien. Le logiciel détecte les visages, supporte les photos HDR et offre pas mal de petites options. Les photos en basse luminosité sont elles aussi en dessous de smartphones plus onéreux, mais restent malgré tout de bonne qualité. Un amateur de photo restera malheureusement sur sa faim.

Cliché nocturne Xiaomi Mi6
Les clichés en basse luminosité sont plutôt réussis mais n’atteignent pas le niveau des concurrents avec double-APN.

MIUI 8.2 : une surcouche complète “à la iOS”

Depuis ses débuts Xiaomi propose sur ses tablettes et smartphones sa propre surcouche maison nommée MIUI. Si le cœur du système est bien Android, le constructeur chinois le modifie lourdement. Le design final ressemble fortement à iOS, le système mobile d’Apple. Il n’y a donc pas de tiroir d’applications, tout est placé sur les bureaux. Les icônes aux bords arrondis renforcent ce ressenti. Malgré tout on reste bien sur Android, notamment avec pas mal de possibilités de personnalisation (changement de thèmes, transitions d’écran, personnalisation des paramètres rapides, etc…). MIUI 8.2 ne change cependant pas énormément des précédentes version.

MIUI ressemble fortement à iOS.
MIUI ressemble fortement à iOS.

 

Personnalisation Xiaomi
On peut personnaliser l’ordre et le nombre de paramètres dans la barre rapide.

 

Thèmes Xiaomi Mi6 personnalisation
De nombreux thèmes permettent de personnaliser l’apparence du Mi6.

Le Mi6 reçu pour ce test tourne avec une ROM internationale avec Android 7.1.1 Nougat. Il peut donc être réglé en français et possède tous les services Google. Les applications réservées à la Chine ont quant à elles été retirées. Xiaomi a bien sûr laissé ses applis maison comme son navigateur ou son agenda. Il y a tout ce qu’il faut pour être opérationnel dès la sortie de boite. Facebook et WPS Office sont pré-installés, mais rien n’empêche de les enlever pour faire de la place.

Play Store sur Xiaomi Mi6 Global ROM
Le Play Store est pré-installé sur le Mi6, ainsi que d’autres applications Google.

Au rang des bonnes nouvelles, il est toujours agréable de voir que le constructeur chinois suit d’assez prêt ses smartphones. J’ai ainsi reçu une mise à jour après seulement deux jours d’usage. Top ! A moins d’être allergique au look iOS, MIUI est une interface qui est vraiment agréable à utiliser. Simple à prendre en main, elle offre de nombreuses petites options qui plairont aux bidouilleurs.

Des performances impressionnantes

Pour son Mi6, Xiaomi a opté pour une configuration vraiment musclée : Qualcomm Snapdragon 835 et 6 Go de RAM. Avec ça, inutile de dire que la vitesse est au rendez-vous ! J’ai bien essayé de le prendre en défaut avec de multiples applications ouvertes en arrière-plan, mais rien à faire : il garde sa vélocité en permanence. Même les jeux 3D les plus costauds et récents peuvent tourner avec tous les détails au maximum, le Mi6 ne bronche pas. Le meilleur, c’est qu’il ne chauffe quasiment pas, même sur des séances de gaming intense.

Jeux 3D sur Mi6
Le Mi6 n’aura aucun problème à faire tourner les jeux 3D les plus récents.

Ces performances se retrouvent d’ailleurs corroborées sur les benchmarks : 173957 points sur Antutu, 59.9 fps sur Epic Citadel. La messe est dite, le Mi6 affronte sans sourciller les plus puissants smartphones du marché. Bien évidemment, on peut se poser la question de savoir si une telle puissance est vraiment utile… Mais je vous laisse en juger, n’hésitez pas à me faire part de vos avis dans les commentaires.

Benchmark Xiaomi Mi6

Pour ce qui est des connectiques, tout fonctionne à merveille. Le Bluetooth 5.0 et le wifi (depuis la mise à jour) ne posent aucun problème. Niveau son, c’est un peu moins bon malgré un système stéréo  ingénieux. Lorsqu’on passe le téléphone en paysage, le haut-parleur d’oreille s’active en même temps que celui sous le smartphone. On obtient ainsi un son stéréo. C’est tout bête, mais d’autres constructeurs devraient s’inspirer de cette idée. Il est juste dommage que le son rendu ne soit pas meilleur. Il a tendance à vite saturer et manque de basses.

Les fréquences 4G

Malgré une forte sollicitation de la part de la communauté, Xiaomi n’est pas encore présent à l’international. Ses smartphones ne sont donc pas compatibles avec toutes les fréquences téléphoniques. La 4G est en particulier impactée sur la bande des 800 MHz (B20). Prenez donc bien garde lors de votre achat à ce détail. Certains opérateurs comme SFR utilisent en majorité des antennes à 800 MHz. D’autres comme Free n’ont pas ce “problème”. L’idéal est donc de vous renseigner auprès de votre opérateur et de sa couverture à proximité de vos lieux préférés. Sinon dans le pire des cas, il faudra vous contenter de la 3G pour utiliser le Mi6.

Une autonomie au top

Avec une batterie de 3350 mAh, le Xiaomi Mi6 offre une belle autonomie. Durant deux heures de visionnage sur Netflix avec la luminosité à 50%, il aura perdu 17% de batterie. C’est presque au même niveau que le Galaxy S8+ qui perdait 16%. Le Mi6 n’aura en général aucun problème à tenir une journée bien remplie. Par contre j’avoue avoir été déçu par la veille : 25% de pertes en une petite nuit de 7h30, c’est assez conséquent… N’espérez donc pas recharger le flagship tous les deux jours. Il bénéficie cependant de la Quick Charge 3.0. Un quart d’heure de charge suffit à redonner au téléphone 14% de batterie. Pas mal !

Conclusion

Test de la MiPad 3 de face sur cette photo

Xiaomi MiPad 3 : notre test & avis sur le clone de l’iPad Mini 4

Xiaomi est une marque chinoise reconnue pour la qualité de conception de ses smartphones et tablettes, ainsi que ses prix attractifs. Nous testons aujourd’hui la MiPad 3, dernière tablette en date de la marque.

MiPad 3 de face

Spécifications et prix

Commercialisée depuis le premier trimestre 2017, la MiPad 3 est une tablette qui vise le milieu de gamme. Elle bénéficie de la solide expérience de Xiaomi dans le secteur et offre ainsi des spécifications attrayantes comme vous pouvez le constater ci-dessous :

  • Ecran tactile IPS 7.9″ de 2048 x 1536 px
  • Processeur hexa-core MTK8176 à 2.1 GHz
  • 4 Go RAM LPDDR3
  • 64 Go de stockage interne
  • 1 x USB Type-C, 1 x jack 3.5 mm
  • Wifi 802.11 a/b/g/n/ac, Bluetooth 4.0
  • APN 5 MP et 13 MP
  • Batterie 6600 mAh
  • OS Android 7.0 Nougat avec surcouche MIUI 8.2

On note cependant quelques éléments aux abonnés absents. Pas de port micro-SD, ni de sortie vidéo. On peut aussi oublier le lecteur d’empreintes digitales, bien que ce dernier reste assez rare sur les tablettes tactiles à prix réduit. L’ensemble reste néanmoins correct sachant que la MiPad 3 est commercialisée à 300€, mais souvent en réduction à partir de 200€. Bien évidemment, il faut passer par l’import sur des sites spécialisés comme Gearbest pour se la procurer, la tablette tactile asiatique n’étant (malheureusement) pas commercialisée en France.

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Design

Xiaomi se voit souvent reproché son manque d’audace dans le design de ses appareils tactiles. La MiPad 3 ne viendra clairement pas chambouler cet état de fait. La tablette asiatique ressemble presque trait pour trait à l’iPad Mini 4 d’Apple. Ses dimensions sont cependant légèrement moins élevées que celles de la tablette à la pomme : 19.9 x 13.2 x 0.8 cm contre 20.3 x 13.4 x 6.1 cm. Ce qu’elle gagne en épaisseur, la tablette de Xiaomi le perd en longueur et largeur. La machine est cependant plus lourde que sa comparse américaine : 328 grammes contre 299 grammes.

La tablette de Xiaomi est agréable à prendre en main.
La tablette de Xiaomi est agréable à prendre en main.

 

Le dos de la MiPad 3 ressemble à s'y méprendre à celui de l'iPad Mini 4.
Le dos de la MiPad 3 ressemble à s’y méprendre à celui de l’iPad Mini 4.

Dotée d’une coque en aluminium de couleur dorée (la seule disponible), la tablette de Xiaomi offre un bel aspect qui n’a rien à envier à des modèles plus onéreux. La prise en main est très agréable. Le plus gros reproche que j’ai à lui faire provient de la connectique réduite au strict minimum. Un seul port USB Type-C et basta… L’ajout d’une fente pour une carte micro-SD n’aurait pas été du luxe. Heureusement, il reste encore la prise casque. C’est néanmoins une déception.

Connectique limitée sur Xiaomi MiPad 3
La connectique est similaire à celle d’un smartphone. Dommage…

 

Pas de lecteur d'empreintes sur la MiPad 3
Xiaomi fait l’impasse sur le lecteur d’empreintes digitales.

Au dos sont situés deux haut-parleurs. La disposition est assez étrange et atypique pour une tablette. Si vous posez la machine à plat sur une table, le son sera masqué… En revanche, si vous tenez la tablette à l’horizontale dans les mains, cette disposition fait que vous avez peu de chances de recouvrir les haut-parleurs. Le son émis est d’ailleurs correct, sans pour autant atteindre la qualité de la Huawei MediaPad M3 par exemple.

Haut-parleurs de la tablette Xiaomi
Les haut-parleurs émettent un son correct, mais qui manque de basses.

Écran

Pour qualifier l’écran de sa MiPad 3, Xiaomi n’hésite pas à reprendre le terme Retina utilisé chez Apple. Pour rappel, cette appellation a été utilisée par la marque américaine pour désigner les dalles avec une densité de plus de 300 ppi. Offrant un écran de 2048 x 1536 px, soit 326 ppi, la MiPad 3 peut donc rentrer dans cette catégorie même si la reprise du nom Retina peut être sujette à controverse. Quoiqu’il en soit, la tablette tactile chinoise nous offre une dalle de bonne qualité. Les couleurs sont bien rendues, tout comme les contrastes. Sans atteindre le niveau de la Samsung Galaxy Tab S3, le visionnage de films ou même la lecture de livres numériques est très agréable. Un bon point pour cette petite tablette.

L'écran "Retina" de la MiPad 3 est de bonne qualité, idéal pour la lecture.
L’écran “Retina” de la MiPad 3 est de bonne qualité, idéal pour la lecture.

Il y a cependant un petit défaut récurrent sur les machines de 8″ auquel n’échappe pas la MiPad 3. Lors du visionnage de films au format 16:9, les bandes noires sont vraiment très épaisses. Selon les applications, il est possible d’élargir l’image, mais elle est alors rognée sur les bords. C’est un inconvénient des tablettes 8″, plus adaptées pour la lecture ou la navigation Web. L’écran large prend alors tout son sens.

Appareil photo

Coté photographie, la tablette asiatique est dotée d’un équipement plutôt classique. On retrouve un objectif de 13 MP à l’arrière sans flash et 5 MP en face avant. Les clichés pris sont étrangement flous avec le capteur arrière… L’application n’offre aucun paramètre, si ce n’est quelques filtres. La qualité des clichés pourrait être bonne s’il n’y avait pas ce flou permanent. J’ai nettoyé l’objectif à plusieurs reprises, mais il semble que le problème soit logiciel. A l’opposé, l’APN avant de 5 MP fait correctement son boulot. La partie photo est quand même une déception comme sur la plupart des tablettes du marché.

Photos de jour sur MiPad 3
Les photos sont étrangement floues. Un problème apparemment logiciel.

 

Photo basse luminosité tablette Xiaomi
En basse luminosité les clichés sont mauvais, comme sur la majorité des tablettes tactiles.

Interface MIUI

Android 7.0 Nougat et surcouche MIUI 8.2, voici ce que nous offre Xiaomi avec sa MiPad 3. Si l’aspect visuel de la tablette fait immanquablement penser aux productions d’Apple, la surcouche MIUI renforce encore plus cette impression. Pas de tiroir d’applications, des icônes légèrement arrondies et très colorées. Les fervents partisans d’un Android “pur” grinceront des dents. Malgré tout, cette interface possède quelques atouts bien à elle et offre plusieurs options bienvenues. J’ai par exemple bien apprécié le double appui pour allumer l’écran ou la possibilité de réarranger le panneau de paramètres rapides. La surcouche MIUI regorge de petits réglages pratiques qui montrent qu’on est bien sur une tablette Android.

L'interface MIUI n'est pas sans faire penser à celle d'Apple.
L’interface MIUI n’est pas sans faire penser à celle d’Apple.

 

Personnalisation Xiaomi MiPad 3
Le panneau des paramètres rapides est personnalisable.

 

Options Xiaomi MiPad 3
La tablette offre pas mal d’options comme un mode monochrome pour économiser la batterie.

La MiPad 3 reçue pour ce test bénéficie de la ROM MIUI dans sa version Globale. Ça signifie qu’on peut passer le système en français et surtout que le Play Store est pré-installé. Pas besoin de bidouiller comme sur le Xiaomi Redmi Note 4. Les applications maison du constructeur sont aussi traduites, du moins en anglais et les composants en chinois sont quasiment inexistants. Un bon point pour l’expérience utilisateur qui est aussi bonne que sur une tablette achetée en France.

Play Store tablette Xiaomi
Le Play Store est pré-installé, tout comme la langue française.

Le seul petit défaut que j’ai rencontré provient de Google Now. Il est bien pré-installé, mais ne fonctionne pas quand on veut le lancer via le bouton Accueil. J’utilise rarement cette fonction, donc ça ne me gène pas vraiment. Mais si vous en faites un usage régulier, prenez en compte ce détail. Pour ce qui est des commandes “Ok Google”, tout marche bien. Dans l’ensemble, j’ai apprécié d’utiliser MIUI malgré son aspect iOS. Dans le pire des cas, rien n’empêche d’installer un lanceur alternatif comme Evie ou Nova.

Performances

A notre époque, même les tablettes d’entrée de gamme assurent de bonne performances générales. Dotée d’un SoC Mediatek MT8176 à six cœurs, la Xiaomi MiPad 3 offre des prestations décentes dans la plupart des cas de figure, exceptés les jeux les plus récents. Les écrans de 7″ sont en général plus adaptés pour le gaming de toute façon. La MiPad 3 est plus une machine pour la lecture de magazines ou la navigation Web, domaines dans lesquels elle excelle grâce à son écran à haute résolution. A titre indicatif, elle a obtenu un score de 76912 points sur Antutu. Du côté d’Epic Citadel, elle offre une moyenne de 44.4 fps en qualité ultra.

Benchmark de la tablette Xiaomi

 

Jeu 3D sur MiPad 3
La tablette n’est pas taillée pour le jeu, mais s’en sort quand même pas trop mal.

Côté multimédia, il n’y a aucun problème pour lire des vidéos Full HD. Le SoC est même donné comme étant capable de décoder le H.265 et les vidéos 4K. J’ai testé des vidéos YouTube en 1440p et tout tourne à merveille, tirant partie au mieux de l’écran haute définition.

Pour la connectivité, rien à redire. Le signal wifi est fort et stable, même en 5 GHz. Le Bluetooth fait aussi son boulot. La tablette assure donc comme il faut, sans en faire des tonnes.

Autonomie

La MiPad 3 est dotée d’une batterie relativement conséquente de 6600 mAh. Xiaomi affirme qu’elle peut tenir 12h en visionnage vidéo continu. Pour ma part, j’ai fait tourner pendant deux heures des films sur Netflix avec la luminosité réglée à 50%. Le score obtenu est franchement bon, la petite tablette n’ayant perdu que 16% d’autonomie dans ce laps de temps. Ce résultat corrobore celui donné par le constructeur et confirme ainsi une excellente autonomie. Elle est au même niveau que le Samsung Galaxy S8+, ce qui est loin d’être le pire exemple à suivre !

Le gros défaut provient de la charge. Xiaomi n’a pas jugé utile de proposer la charge rapide, il faut donc patienter plus de 3h pour remplir à bloc la batterie… C’est loin d’être génial, surtout en déplacement quand on n’a pas forcément le temps de rester à côté d’une prise durant une longue période. Et n’oubliez pas d’acquérir un adaptateur, le chargeur fourni étant de type US, pas adapté aux prises murales françaises. Pour ma part, j’utilise ce modèle, efficace et pas cher.

Voir l’offre

Conclusion

Le Galaxy S8+ est un superbe smartphone.

Galaxy S8+ : notre test & avis, le meilleur smartphone de Samsung ?

Après l’échec du Note 7, Samsung va-t-il réussir à reconquérir le cœur du public avec son Galaxy S8 ? Nous vous donnons notre avis dans ce test complet. Et en passant, nous en profiterons pour passer en revue divers accessoires.

Prix et spécifications

 

Dans un marché des smartphones arrivé à maturité, Samsung s’est taillé une place de choix au sommet, côtoyant Apple et son iPhone. La marque coréenne a forgé son succès avec sa gamme Galaxy, avec notamment d’excellents terminaux comme le S7. Mais il fallait faire souffler un vent d’innovation afin de ne pas laisser retomber la magie. Comment améliorer efficacement des appareils devenus quasiment indispensables dans notre quotidien ? Il semble bien que la réponse réside dans les écrans borderless. Une mode lancée par le chinois Xiaomi et son Mi Mix dont la dalle couvre plus de 90% de la surface avant du smartphone. LG a aussi dévoilé son G6 dans la même veine. Difficile donc pour Samsung de se contenter d’un écran classique pour son nouveau fleuron !

Le Galaxy S8+ est un superbe smartphone.
Le Galaxy S8+ est un superbe smartphone.

En plus d’une dalle recouvrant quasiment tout l’avant du terminal, le coréen a aussi joué sur les performances de son processeur et une toute nouvelle interface. Ajoutez à ça une fiche technique flatteuse, vous comprendrez mieux pourquoi vous devrez vendre un organe pour vous procurer le précieux :

  • Ecran 5.8″ ou 6.2″ WQHD+ (2960 x 1440 px)
  • Processeur Exynos 8895
  • 4 Go RAM
  • 64 Go de stockage
  • Connectique : micro-SD, USB Type-C
  • Wifi 802.11 b/g/n/ac, Bluetooth 5.0, NFC
  • Scanner d’iris, reconnaissance faciale, lecteur d’empreintes digitales
  • APN 8 MP et 12 MP
  • Certification IP 68
  • Batterie 3000 mAh (S8) ou 3500 mAh (S8+)
  • Android 7.0 Nougat avec Samsung Experience 8.1

On est réellement en présence d’un petit bijou de technologie, mais son prix risque de faire grincer des dents : 809€ pour le S8 :

Le S8+ est lui à 909 euros :

Oui, ça fait mal ! Mais ça vaut le coup comme nous allons le voir dans les paragraphes suivants.

Vidéo de prise en main

Design

Sans grande surprise, Samsung a conservé pour le S8+ un design proche de ses prédécesseurs. On retrouve ainsi un dos en verre et des bords en métal, le tout confirmant qu’on est bien sur du haut de gamme. L’assemblage est irréprochable, mais j’ai toujours quelques doutes quant à la solidité de l’ensemble face aux chutes. Le flagship coréen apporte cependant quelques petits changements mineurs sur quelques points. Le lecteur d’empreintes digitales passe ainsi au dos, mais il est disposé à côté de l’APN. C’est peu pratique à l’usage, on se retrouve souvent avec le doigt qui tombe sur l’appareil photo. Bonjour les traces !

Lecteur d'empreintes digitales du Galaxy S8
Le lecteur d’empreintes digitales est mal positionné. Dommage…

Autre nouveauté : un troisième bouton physique fait son apparition. Ce dernier permet d’activer Bixby, l’assistant personnel développé par Samsung. Sauf que ce fameux assistant est loin d’être complet actuellement et Samsung ne permet pas de redéfinir le comportement du bouton associé. Il existe heureusement des méthodes non officielles pour pallier à ce problème.

Le bouton pour Bixby n'est malheureusement pas assignable à une autre fonction.
Le bouton pour Bixby n’est malheureusement pas assignable à une autre fonction.

Du côté de la connectique, c’est toujours classique. Sammy a même conservé la prise casque, offrant des écouteurs AKG dans la boite pour en profiter. Un pied de nez à Apple ? Malgré cette petite attention, je suis assez déçu de n’avoir trouvé qu’un seul haut-parleur. Bien qu’il offre un son décent, il est loin de l’expérience superbe offerte par la Galaxy Tab S3. Prévoyez donc des écouteurs ou une enceinte Bluetooth.

Connectique du Galaxy s8
La connectique est classique. Dommage qu’il n’y ait qu’un seul haut-parleur.

Bonne nouvelle pour les amateurs de gros fichiers, un port micro-SD est disponible dans une trappe contenant aussi la carte nano-SIM. Si les 64 Go de stockage interne ne vous conviennent pas, vous pourrez donc y ajouter jusqu’à 256 Go.

La trappe contient un emplacement micro-SD et nano-SIM.
La trappe contient un emplacement micro-SD et nano-SIM.

Ecran Infinity

C’est LE gros argument marketing du Galaxy S8 : son écran Infinity borderless incurvé. Recouvrant presque la totalité de la façade, cette dalle est réellement d’une qualité incroyable. Samsung a bien entendu utilisé la technologie Super AMOLED qui lui est si chère. Les couleurs sont vives, les noirs très profonds et les contrastes forts. Ajoutez à tout ça une définition de 2960 x 1440 px et vous en prenez plein la rétine. L’absence quasi-totale de bords renforce encore l’expérience. J’avoue qu’après la grande claque visuelle que je me suis pris, j’ai eu bien du mal à retourner à mon Oneplus One ! Même la teinte arc-en-ciel typique de ce type de dalle dans les angles semble avoir été retirée. L’écran vire quand même légèrement au bleu quand on le regarde de côté. C’est cependant bien moins marqué que sur les précédents modèles de la marque asiatique.

Ecran Infinity du Galaxy S8
L’écran Infinity est magnifique, une vraie claque visuelle.

Notez qu’afin d’économiser la batterie, Samsung réduit la définition à de la Full HD, soit 2220 x 1080 px. La différence avec du WQHD+ est invisible à l’œil nu. Vous pouvez néanmoins basculer à volonté, le processeur n’aura de toute façon aucun problème à tenir la cadence.

Vous pouvez changer la définition d'écran pour gagner en autonomie.
Vous pouvez changer la définition d’écran pour gagner en autonomie.

Vous l’aurez compris, l’écran du Galaxy S8 est vraiment son gros atout. Sans pour autant justifier l’achat à lui seul, il reste un argument de poids face à la concurrence.

Interface Samsung Experience

Afin de réaliser un smartphone vraiment unique, Samsung a aussi revu sa copie au niveau de l’interface. Touchwiz laisse donc la place à Samsung Experience, ce qui laisse entrevoir des changements plus ou moins marqués. Le premier détail qui frappe est le minimalisme de cette nouvelle surcouche. Fini les grosses icônes dans tous les sens au premier démarrage. Adieu le bouton du tiroir d’applications. Une fois encore, on se rapproche plus des standards d’Apple que de Google. Que les puristes d’Android se rassurent, le sacro-saint tiroir d’applications existe toujours. On y accède maintenant avec un glissement haut ou bas. C’est diablement simple, mais efficace. Ça rappelle d’ailleurs le mode de fonctionnement de Evie, un lanceur alternatif utilisant le même procédé.

Nouvelle interface Samsung Experience
La nouvelle interface Samsung Experience est plus épurée et agréable à l’œil.

 

Tiroir d'applications du Galaxy S8.
On accède maintenant au tiroir d’applications en faisant un glissement sur le bureau principal.

Si vous préférez vraiment le style iOS, il est même possible de mettre toutes vos applications à l’écran avec un petit réglage des paramètres.

Changement de lanceur sur Samsung Experience
On peut paramétrer le bureau à la iOS. Les amateurs de personnalisation apprécieront ce choix.

Pour le reste de l’interface, on retrouve quand même la patte de Samsung, avec un menu des paramètres assez brouillon entre autres. Des fonctions comme l’écran AoD ou le menu latéral sont encore de la partie et ont été légèrement améliorées. Moi qui personnellement n’ai jamais été très fan de Touchwiz, je dois avouer que Samsung Experience m’a vraiment plu. Ce mélange de minimalisme et de personnalisation m’a convaincu.

Menu latéral Galaxy S8
Le menu latéral est toujours présent et ne change presque pas.

Assistant Bixby

Face à Siri, Google Now et Alexa, Samsung a développé son propre assistant vocal. C’était l’un des gros arguments lors de la présentation officielle du S8. Seulement voila, pour le moment, il ne fait pas grand-chose ce Bixby… On y a accès en utilisant le bouton physique prévu à cet effet ou en glissant le bureau vers la gauche (oui, comme sur le lanceur Google Now Launcher). Un menu vous présentera alors diverses cartes sensées vous mâcher le travail pour la journée à venir : actualités, rappels, alarmes, etc… Rien de bien innovant actuellement.

Assistant vocal Galaxy S8
Bixby promet plein de belles choses…

 

Bixby, l'assistant personnel de Samsung
… mais n’en réalise qu’une petite partie actuellement.

Bixby peut aussi utiliser l’appareil photo pour scanner un contenu et essayer de trouver des résultats pertinents. Par exemple, prenez une chaussure en photo et vous pourrez trouver divers prix sur le Web. Dans le principe c’est sympa, mais ça fonctionne très mal, voire pas du tout à l’heure actuelle… Idem pour les commandes vocales qui ne sont pas du tout actives pour la France. Il y a encore du développement à effectuer de la part de Samsung et Bixby ne sera probablement pas opérationnel avant plusieurs mois. Si le fabricant réussi néanmoins son pari, il y aura une alternative sympa à Google Now. Mais on en est encore loin !

La sécurité par biométrie : premier essai partiellement transformé

Le S8 est décidément le smartphone de toutes les nouveautés ! Après l’écran Infinity et l’assistant vocal sans voix, Samsung a misé sur la sécurité par biométrie pour attirer les foules. Bien évidemment, le classique lecteur d’empreintes digitales est présent. Comme je le disais, il est à mon sens mal positionné, surtout pour les gauchers. Mais Samsung a aussi promu deux nouveautés : un lecteur d’iris (œil) et une reconnaissance faciale (visage). Les capteurs pour ces deux sécurités sont situés au-dessus de l’écran avec l’APN avant.

Mais est-ce que tout ça fonctionne bien et surtout est-ce que la sécurité est vraiment au rendez-vous ? En théorie, la reconnaissance de l’iris permet un haut niveau de protection. L’empreinte rétinienne est comme celle des doigts, quasiment unique. Mais il y a quelques limitations. Si comme moi vous portez des lunettes, il faudra les retirer avant chaque scan. Ensuite la reconnaissance n’est pas toujours au point et j’ai eu l’impression de passer plus de temps à écarquiller les yeux qu’à utiliser le smartphone. Bref, j’ai vite laissé tomber. L’idée en elle-même est bonne, mais la technologie actuelle pas assez avancée pour être vraiment exploitable. Samsung reste néanmoins un précurseur dans ce domaine et il n’est pas impossible que dans moins de cinq ans tous nos portables soient équipées d’un scanner d’iris.

Scanner d'iris sur le Galaxy S8+
Le scanner d’iris impose de retirer lunettes et lentilles de contact. Pas génial…

Pour ce qui est de la reconnaissance faciale, j’ai été plus convaincu. Le déverrouillage est plus rapide, même si il dépend grandement des conditions d’éclairage ambiant. Cette sécurité est cependant moins fiable qu’une empreinte digitale. Le temps de déverrouillage est aussi un peu plus élevé. En bref, rien ne semble pour le moment remplacer le bon vieux schéma de déblocage ou les empreintes digitales.

Appareil photo

Très bien pourvu pour la photographie, le S7 m’avait séduit sur ce point. Il en va de même pour le S8, puisque ce dernier reprend quasiment tout de son prédécesseur. On a donc un APN de 12 MP arrière doté de la technologie Dual Pixel. Ce dernier bénéficie de ce que la technologie numérique offre de mieux actuellement. Il peut ainsi filmer des vidéos en 4K à 30 fps ou en Full HD à 60 fps. L’application photo offre des options comme le timelapse ou le slow-motion. Des filtres à la Snapchat font leur apparition pour donner un petit grain de folie à vos portraits.

Photo de jour sur Galaxy S8
Les photos de jour sont d’une très bonne qualité.

La qualité est donc au rendez-vous et devrait séduire aussi bien les novices que les semi-pro de la photo numérique. En basse luminosité les cliches sont aussi très bons. L’application facilite le travail grâce à des réglages simples et l’utilisation des mouvements tactiles. Je n’ai donc pas été déçu par la partie photo du Galaxy S8.

Appareil photo Galaxy S8 et réglages vidéo
L’appareil peut filmer des vidéos 4K à 30 fps.

 

Filtres photo du Galaxy S8 Plus
Des filtres à la Snapchat font leur apparition.

Performances

Exynos 8895, 4 go de RAM… Le S8 est taillé pour offrir des performances au top ! En fait, il est même trop performant pour un usage normal. C’est pourquoi Samsung propose divers modes de gestion des performances afin d’offrir une expérience optimisée pour chaque usage. De base, le smartphone fonctionne en “mode optimisé”. La définition d’écran est définie sur Full HD+, la luminosité réduite et la cadence du processeur bridée. Le score obtenu sur le benchmark Antutu est de 117584 points, soit à peu prêt le même que les smartphones fonctionnant avec des Snapdragon 820. Si vous voulez vraiment tirer le plein parti de votre S8, il faudra le basculer en “mode performances élevées”. Il sera ainsi à son potentiel maximum. Le score Antutu passe alors à 174915 points ! C’est le top pour les jeux 3D très gourmands. D’ailleurs, en dehors de ce cas de figure particulier, vous n’aurez probablement aucun intérêt à rester en permanence dans ce mode boosté à la testostérone.

Benchmark Antutu pour le Galaxy S8

Pour ce qui est des jeux vidéo, j’ai cependant rencontré quelques bugs graphiques sur des titres comme Eisenhorn : Xenos ou Demon’s Rise. La plupart des titres 3D du Play Store fonctionnent très bien cependant, les autres ne tarderont probablement pas à être optimisés. En tout cas les gamers y trouveront leur compte. Samsung a même inclus Game Tools qui permet d’optimiser la jouabilité en bloquant les notifications, étendant l’affichage ou verrouillant le tactile.

Outil Game Tools de Samsung
Game Tools introduit sur le S7 est de retour, légèrement amélioré.

Inutile de dire que si le S8 brille avec des jeux gourmands, il s’en sort haut la main sur tous les autres usages classiques comme la navigation Web et le multimédia. L’usage d’un casque est cependant à prévoir si vous voulez vraiment une bonne expérience sonore. L’unique haut-parleur est bien mais sans plus. Du côté de la connectique, on notera l’apparition du Bluetooth 5.0. Ce dernier permet non seulement une meilleure portée, mais aussi de connecter simultanément deux appareils audio. Pas forcément utile, mais nul doute que Samsung vient de mettre en place un nouveau standard du marché mobile.

Autonomie

Pour ce test, j’ai reçu un S8+ qui bénéficie d’une batterie plus imposante que son petit frère. Cette dernière fait ainsi 3500 mAh contre 3000 mAh pour le S8. Les résultats obtenus lors de notre test multimédia sont donc uniquement valables pour le gros modèle de la gamme. Pour rappel, ce test consiste à faire tourner pendant 2h des vidéos sur Netflix avec l’écran à 50% de luminosité. Durant ce laps de temps, la batterie aura perdu seulement 16% de capacité en mode optimisé. Un excellent score qui se confirme à l’usage. A moins que vous ne soyez un gamer passionné ou un utilisateur accro, le S8 pourra tenir jusqu’à deux jours complets si vous ne forcez pas trop. Les plus assidus auront même du mal à vider la batterie complètement en une journée.

La charge rapide est bien évidemment gérée par le smartphone. Une charge de 20 minutes permet ainsi de lui faire récupérer 24% de batterie. Même en cas de manque de jus, une petite recharge lors de la pause repas vous permettra de tenir une demi-journée de plus. Top !

Accessoires

Dans le cadre de ce test, je me suis vu prêter divers accessoires officiels compatibles avec les S8 et S8+.

Batterie externe de voyage

Prix : 49.90€

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Accessoire batterie externe Samsung
La batterie externe est efficace grâce à la charge rapide.

Pour les baroudeurs, la batterie externe de Samsung pourra être salvatrice. Dotée d’une capacité de 5100 mAh (et d’un joli design), celle-ci bénéficie de la charge rapide. Elle pourra recharger une fois complètement un Galaxy S8+ en 2h environ. Elle peut aussi être rechargée à pleine vitesse avec l’adaptateur officiel via USB Type-C. Si son prix vous semble trop élevé, vous pouvez toujours vous tourner vers la batterie Xiaomi Pocket de 10.000 mAh, moins performante mais deux fois moins coûteuse.

Chargeur à induction

Prix : 79.90€

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Accessoire chargeur à induction Samsung
Le chargeur à induction n’est pas aussi rapide que ce que le laisse entendre Samsung.

Conçu tout spécialement pour le Galaxy S8, le chargeur sans-fil officiel de Samsung permet de se passer de câble pour redonner du jus à votre précieux. Ajustable sur deux positions, il offre un joli look grâce à sa surface en cuir. Son seul défaut est la vitesse de charge : il est spécifié qu’il gère la charge rapide, mais on en est loin. En 20 minutes, je n’ai réussi à remonter la batterie que de 12% contre 24% avec le chargeur classique. La charge est donc deux fois moins rapide. Je vous recommande cet accessoire uniquement si vous voulez vous passer des câbles et que la charge rapide n’est pas votre priorité.

Sation DeX

Prix : 149.90€

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Accessoire station DeX Samsung
La station DeX n’est compatible qu’avec le S8 et le S8+.

DeX est l’accessoire magique qui transforme votre smartphone en vrai petit PC. Uniquement compatible avec les S8 et S8+, ce dock comporte une connectique large : USB Type-A x2, USB Type-C, HDMI, Ethernet. Branchez votre smartphone et une interface adaptée aux grands écrans apparaîtra. Il suffit ensuite d’une souris et d’un clavier pour en profiter ! Les possibilités sont bien sûr moins étendues qu’avec un vrai OS spécifique aux ordinateurs. Il y a cependant de quoi modifier à la volée un PowerPoint, écrire un mail, retoucher rapidement une photo, etc… Et vous pourrez aussi continuer à recevoir vos SMS et notifications diverses.

DeX transforme le Galaxy S8 en petit PC de bureau.
DeX transforme le Galaxy S8 en petit PC de bureau.

 

L'interface de DeX fait penser à celle de Chrome OS.
L’interface de DeX fait penser à celle de Chrome OS.

 

DeX fonctionne très bien pour les tâches basiques comme la navigation Web.
DeX fonctionne très bien pour les tâches basiques comme la navigation Web.

Tout n’est cependant pas parfait. De nombreuses applications Android ne fonctionnent pas avec la souris. Samsung propose quelques applications optimisées pour DeX sur son marché Galaxy Apps comme Word, Excel ou Skype. J’espère néanmoins que la sélection va vite s’agrandir, il y a du potentiel pour ce type de solution.

Conclusion

Ultrabook Lenovo Yoga 910

Lenovo Yoga 910 : notre test de l’hybride convertible haut de gamme

Successeur du Yoga 900, le Lenovo Yoga 910 vient se placer parmi les hybrides les plus onéreux du marché. A-t-il les arguments qu’il faut pour convaincre ? Réponse dans ce test complet.

Prix et spécifications

Les hybrides sous Windows 10 se ressemblent tous plus ou moins, avec des spécifications et des prix relativement similaires. Microsoft est souvent cité comme la référence avec sa gamme Surface et rares sont les machines qui arrivent à se placer au même niveau. Lenovo arrive cependant à se démarquer grâce à son ingénieux système de charnière à 360° qu’on retrouve sur le Yoga Book ou le Yoga 510. Équipé de ce même système, le 910 que je teste aujourd’hui présente d’autres atouts qui le placent dans le haut du panier, à commencer par une fiche technique très solide.

  • Ecran 13.9″ Full HD (1920 x 1080 px)
  • Processeur Intel Core i5/i7 (selon modèle)
  • 8 Go RAM
  • 256/512 Go SSD (selon modèle)
  • USB Type-C x 2, USB Type-A, Jack 3.5 mm, Bluetooth 4.1, Wifi 802.11 b/g/n/ac
  • Lecteur d’empreintes digitales
  • Dimensions : 323 x 224,5 x 14,3 mm
  • Poids : 1.38 kg
  • Windows 10 Famille

Pour ce test j’ai reçu le modèle avec processeur Intel Core i7-7500U / 8 Go de RAM / 256 Go SSD. Un petit monstre de puissance qui est disponible à 1365€ environ sur Amazon. Il se place dans la même tranche de prix que la Surface Pro 4 ou encore le HP Spectre x360. Les Yoga 910 les moins chers se trouvent à partir de 1200€ environ.

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Notez qu’il existe des modèles avec écran 4K et 16 Go de RAM, mais ils ne sont pas commercialisés en France. On en trouve cependant quelques-uns sur le Net en cherchant bien, mais les prix tournent autour de 2500€, soit presque autant que la Surface Book de Microsoft.

Design

Je suis rarement déçu par la qualité du design de Lenovo et ce n’est pas ce Yoga 910 qui va me faire changer d’avis. Conçu tout en aluminium, il est vraiment superbe et surpasse de nombreux hybrides commercialisés au même prix. Les éléments qui ressortent le plus sont sa grande finesse et surtout son écran quasiment “borderless”. Ce dernier prend le maximum de place, ce qui permet de conserver des dimensions proches du Yoga 900 tout en ayant une dalle plus grande. Le seul petit détail qui me chiffonne est la grosse bordure sous la dalle (plus de 3 cm). On s’y habitude cependant très vite. La webcam 720p (de moyenne qualité) est d’ailleurs située à cet endroit. Ce placement n’est pas forcément des plus pratiques, mais probablement nécessaire pour conserver le côté borderless.

Le Yoga 910 a un écran presque borderless.
Au premier abord, l’écran surprend par sa forme particulière. Il est néanmoins de très bonne facture.

Les couleurs et contrastes offerts par la dalle Full HD sont vraiment au top. J’aurai cependant aimé que l’ensemble soit plus lumineux. Là où d’ordinaire je travaille avec la luminosité entre 25 et 50%, j’ai dû ici la pousser entre 75 et 100% pour obtenir le même confort. Le visionnage sur cette dalle reste néanmoins très agréable et parmi les meilleurs que j’ai pu observer.

Comme sur toute la gamme Yoga, on retrouve aussi la charnière qui a fait le succès de la marque chinoise. Tout en métal, elle reprend le même style en bracelet de montre qu’on trouvait sur le Yoga Book. Ça colle parfaitement au design tout en apportant un excellent confort. Le Yoga 910 peut ainsi s’utiliser comme un ultrabook classique mais aussi une tablette tactile.

Le Yoga 910 possède une charnière à 360°.
La charnière en métal renforce le design haut de gamme de l’ultrabook.

 

Le Yoga 910 peut s'utiliser comme une tablette classique.
Le Yoga 910 peut s’utiliser comme une tablette classique.

Passons maintenant au clavier. Ce dernier est lui aussi très agréable à utiliser, avec un pavé tactile large et réactif. Il est rétro-éclairé, ce qui n’est pas toujours le cas chez les concurrents. Sa petite originalité réside dans le capteur d’empreintes digitales. Très précis et réactif, ce dernier permet de déverrouiller l’hybride comme on le fait avec un smartphone grâce à Windows Hello.

Le clavier est d'excellente qualité, tout comme le lecteur d'empreintes digitales.
Le clavier est d’excellente qualité, tout comme le lecteur d’empreintes digitales.

Presque parfait, le Yoga 910 souffre cependant d’une connectique assez pauvre. Il n’y a ainsi pas de port micro-SD, ni de sortie micro-HDMI. Pour déporter l’écran, il faudra passer la prise USB 3.0 Type-C via un adaptateur MHL (non fourni). La seconde prise Type-C gère l’USB 2.0 et fait office de port de charge. Elle est secondée par un port USB 2.0 Type-A, plus classique. La prise casque 3.5 mm est aussi de la partie. Notez qu’il n’y a pas de bouton physique de volume. Il faut donc passer par les touches multimédia du clavier ou directement par les réglages des applications. Ce n’est pas forcément très pratique en mode tablette quand le clavier est replié et désactivé.

La connectique est le point faible du Yoga 910.
La connectique est le point faible du Yoga 910. Notez aussi l’absence de bouton de volume.

 

Ports USB sur Yoga 910.
Les deux ports USB Type-C servent à la charge, au transfert de données et aussi à la vidéo avec un adaptateur.

 

Dernier point : le son. Fourni par deux haut-parleurs JBL situés sous la coque, il est plutôt moyen. Le placement des haut-parleurs fait qu’ils sont bouchés si on utilise le Yoga 910 sur les genoux.

Les haut-parleurs JBL sont mal disposés et offrent un son plutôt moyen.
Les haut-parleurs JBL sont mal disposés et offrent un son plutôt moyen.

Globalement Lenovo nous offre un superbe ultrabook, soigné et solide. Dommage quand même que la connectique soit en retrait, tout comme la qualité sonore.

Interface et applications

Parmi tous les systèmes d’exploitation du marché, c’est sans conteste Windows 10 qui est le plus représenté sur les hybrides grand public. Sans grande surprise donc, nous le retrouvons en version Famille sur le Yoga 910. Lenovo rajoute aussi ses applications favorites : Companion, Compte et Settings. Ces dernières permettent de gérer les mises à jour de l’hybride et diverses fonctionnalités comme la batterie ou le son. Sans être indispensables, ces applications pourront être un avantage pour les personnes qui veulent régler leur Yoga 910 aux petits oignons.

Application Lenovo Companion
Lenovo Companion permet de gérer les mises à jour de l’ultrabook.

 

Application Lenovo Settings
Lenovo Settings permet de gérer plus en avant quelques réglages du Yoga 910.

L’antivirus McAfee LiveSafe est aussi pré-installé avec un essai gratuit de 30 jours. Vous pourrez ainsi choisir de le conserver après essai ou passer sur un autre logiciel de votre choix.

Antivirus McAfee sur Yoga 910
Un mois d’essai est offert sur McAfee.

En dehors de ces applications, on retrouve le même Windows que sur PC classique.

Performances

Le Yoga 910 est équipé de ce qui se fait de mieux dans le domaine des ultrabooks actuellement. Et ça se sent à l’usage ! Le Core i7-7500U à 2.7 GHz de 7ème génération (Kaby Lake) est très véloce, ne souffrant d’aucun ralentissement dans les tâches du quotidien. Démarrage de l’hybride, navigation Web, multimédia… Il se montre à l’aise dans tous ces cas de figure. Bien évidemment, il faudra éviter les jeux vidéo comme sur tous les ultrabooks. L’IGP Intel HD 620 sera capable de faire tourner des titres conçus pour les tablettes tactiles comme Asphalt 8, mais pas des gros jeux PC bien plus gourmands. Il a néanmoins obtenu le score de 3486 points sur PC Mark 8, ce qui le place au-delà du Surface Book avec ses 2438 points.

Navigation sur Internet avec Lenovo Yoga 910
Le Yoga 910 navigue sans aucun problème sur le Web.

Durant mon test, j’ai été confronté a un petit problème qui s’est vite montré très désagréable : le ventilateur fonctionnait en permanence, même sans aucune action de ma part sur le Yoga 910. L’autonomie s’en trouvait fortement impactée. Après quelques recherches dans les paramètres, il s’est avéré que c’était un processus lié à la carte Wifi Atheros qui monopolisait en permanence plus de 50% de la charge du processeur. Il aura suffit de le forcer à s’arrêter pour que tout rentre dans l’ordre. L’ultrabook est alors redevenu silencieux et ne chauffait plus du tout. Ce petit bug logiciel sera probablement réglé lors de futures mises à jour.

Bug logiciel sur le Yoga 910
Voici le petit malin qui fait chauffer l’hybride. Le forcer à s’éteindre réglera le problème.

En dehors de ce petit bug, tout a fonctionné parfaitement. Le Yoga 910 est un vrai régal à utiliser et surpasse de loin des modèles comme le Dell Latitude 11 5000 ou même le HP Elite x2.

Autonomie

Sur son site officiel, Lenovo annonce une autonomie de 9h en lecture vidéo. Afin de le vérifier, j’ai fait tourner pendant 2h une vidéo sur Netflix, l’écran réglé à 50% de luminosité. Durant ce laps de temps, le Yoga 910 aura perdu 16% de batterie. L’engin peut donc tenir plus de 9h en vidéo streaming. Un score vraiment impressionnant là où la plupart des hybrides que j’ai testé tenaient en moyenne 6h. A moins d’utiliser des applications gourmandes en ressources, vous pourrez largement embarquer le Yoga 910 pour une grosse journée de boulot sans besoin de recharger entre midi et deux. Lenovo a encore une fois fait un excellent travail et surpasse la concurrence avec sa batterie increvable.

Conclusion

La Galaxy Tab S3 de face en test

Galaxy Tab S3 : notre test & avis sur la nouvelle tablette Samsung

Dévoilée au MWC 2017, la Galaxy Tab S3 monte en gamme et vient affronter l’iPad Pro 9.7″ sur son propre terrain. A-t-elle les arguments qu’il faut pour convaincre le public ? Réponse à la fin de ce test.

Design de la Galaxy Tab S3
Pas de doutes, c’est bien une Galaxy Tab !

Prix et caractéristiques techniques

Cette année, le Coréen Samsung a décidé de viser haut avec sa Galaxy Tab S3. Fini la version de 8″, le géant coréen n’a conservé que le grand format de 9.7″. Le prix est ainsi revu à la hausse : 679€ pour la version Wifi et 769€ pour la tablette dotée de la 4G. On est bien loin de la Galaxy Tab S2 qui ne faisait “que” 499€. Il va donc falloir que les arguments de vente soient au top pour inciter les potentiels acheteurs à ouvrir leur porte-feuille.

Voyons donc ce que nous réserve la fiche technique :

  • Ecran 9.7″ Super AMOLED 2048 x 1536 px
  • Processeur Qualcomm Snapdragon 820
  • 4 Go de RAM
  • 32 Go de stockage interne
  • USB 3.1 Type-C, Bluetooth 4.0, micro-SD, Jack 3.5 mm, Wifi 802.11 a/b/g/n/ac
  • APN 5 MP et 13 MP
  • Batterie 6000 mAh
  • Dimensions : 237.3 x 169.0 x 6.0 mm
  • Poids : 429 grammes, 434 grammes pour la version 4G
  • Android 7.0 Nougat avec surcouche Touchwiz

L’ensemble est plutôt bien, mais je ne peux m’empêcher de rester quelque peu sur ma faim. Par exemple, le processeur Snapdragon 820 n’est pas des plus récents, datant de début 2016. Pour une tablette à presque 700€, un modèle un peu plus récent ne semble pas une exigence démesurée. Le stockage interne est aussi une déception. Seulement 32 Go, c’est là encore limité étant donné le prix. Heureusement, le port micro-SD permet d’étendre cette capacité de 256 Go supplémentaires. Rassurez-vous, tout ça reste quand même attractif, surtout que l’ensemble tourne très bien.

Face à sa précédente mouture, la Tab S3 possède une plus grosse batterie : 6000 mAh contre 5870 mAh. Les dimensions ont malheureusement été revues à la hausse. L’épaisseur passe ainsi de 5.6 mm à 6 mm. Le poids est lui aussi un peu plus conséquent, la Galaxy Tab S3 pesant 429 grammes contre 389 grammes précédemment. Un embonpoint qui est probablement causé par l’utilisation de matériaux plus nobles que le plastique de la S2.

Vidéo de prise en main

Design

Rien ne ressemble plus à une Galaxy Tab qu’une autre Galaxy Tab. Une constatation qui se vérifie d’année en année. La Galaxy Tab S3 arbore ainsi un look quasiment identique à la S2 et la S1 avant elle. Les matériaux utilisés sont cependant bien plus agréables. Fini le plastique plutôt cheap, la S3 arbore un dos en verre du plus bel effet (bien que très salissant). Les bords de la tablette sont quant à eux toujours en aluminium, mais paraissent plus robustes. L’impression de haut de gamme est bien plus présente que sur les anciennes ardoises de la gamme.

Coque en verre de la Galaxy Tab S3
La coque est maintenant en verre et fait bien plus haut de gamme qu’avant.

La grosse nouveauté de cette année réside dans les haut-parleurs. Au nombre de quatre, ils sont signés AKG, une marque de Harman qui est spécialiste du son. On trouvait déjà ce genre de matériel sur la Huawei MediaPad M3. Samsung y rajoute une technologie sensée améliorer le son selon la position de la tablette. L’audio est vraiment superbe, mais ce système adaptatif ne m’a pas semblé très flagrant.

La Galaxy Tab S3 possède quatre haut-parleurs.
La tablette est équipée de quatre haut-parleurs d’excellente facture.

Le reste est hyper classique. On retrouve le bouton principal (qui est aussi un lecteur d’empreintes digitales) enserré entre les deux boutons tactiles Menu et Retour.

Lecteur d'empreintes digitales sur Galaxy Tab S3
Le bouton central est aussi un lecteur d’empreintes digitales.

Juste dessous se situent le port USB 3.1 Type-C destiné à la charge et au transfert de données ainsi que la prise casque 3.5 mm.

Connectique de la Galaxy Tab S3
La connectique est tout ce qu’il y a de plus classique.

Les boutons de volume et d’alimentation sont placés sur la tranche droite, tout comme la trappe pour la carte micro-SD (plus la SIM si votre modèle prend en charge la 4G).

La Galaxy Tab S3 possède un port micro-SD.
Le port micro-SD permet d’étendre la mémoire de 32 Go un peu légère.

Samsung reste donc dans les clous et ne réinvente pas la tablette tactile. Malgré tout, la Galaxy Tab S3 est une très belle machine au look très attractif.

Écran

Sans grande surprise, l’écran Super AMOLED utilisé sur la S3 est superbe. Couleurs vives, contrastes parfaits, noirs profonds… C’est un vrai plaisir pour les yeux. La définition reste la même que sur la Galaxy Tab S2, soit 2048 x 1536 px. On retrouve par contre le même défaut que sur les autres dalles de la marque : lorsqu’on regarde sur les angles les couleurs virent au bleu. Si on regarde vraiment de biais l’ensemble vire à l’arc-en-ciel (ou tâche d’huile selon vos goûts). Si ce n’est pas gênant lors d’un usage en solo, ça peut le devenir si plusieurs personnes regardent l’écran à côté.

L'écran de la Galaxy Tab S3 est vraiment superbe.
L’écran de la Galaxy Tab S3 est vraiment superbe.

Il est indéniable malgré tout que l’écran de la Galaxy Tab S3 est l’un des plus beaux que j’ai vu à ce jour. En même temps, l’inverse aurait été dommage vu le prix de l’ardoise.

Appareil photo

Qui dit montée en gamme dit montée en définition pour les APN. Samsung n’a pas bardé sa nouvelle tablette d’objectifs double comme il en fleurit depuis quelques mois sur les smartphones. La définition des appareils photo numériques a été cependant revue à la hausse, passant de 2.1 MP à 5 MP pour l’avant et de 8 MP à 13 MP pour l’arrière. Un flash LED fait aussi son apparition sur la coque afin d’obtenir des clichés décents même en basse luminosité. La qualité n’atteint malheureusement pas celle des photophones les plus récents. La Galaxy Tab S3 n’est pas destinée à cet usage. Elle fera son office juste comme il faut pour une visioconférence sur Skype ou un cliché rapide.

Photos prises par l'appareil de la Tab S3
Les photos de jour sont plutôt bonnes pour une tablette, sans pour autant faire des miracles.

 

Photo de nuit sur Samsung Galaxy Tab S3
La Galaxy Tab S3 s’en sort plutôt bien en basse luminosité.

Applications et interface

La dernière née de Samsung profite la toute nouvelle version d’Android, la 7.0. Le géant coréen y ajoute bien évidemment sa classique surcouche Touchwiz. Cette dernière se rapproche de plus en plus d’Android Stock. On y retrouve cependant quelques éléments supplémentaires comme la page Briefing qui présente des news en glissant le bureau vers la gauche. Le multi-fenêtres est à nouveau de la partie mais reste aussi limité à quelques applications comme c’était déjà le cas sur la S2.

Surcouche Touchwiz sur Galaxy Tab S3
Touchwiz reste fidèle à ses précédentes versions tout en se rapprochant de plus en plus d’Android Stock.

 

Briefing sur Galaxy Tab S3
Briefing est une implémentation de Flipboard accessible en un simple glissement.

 

Mode multi-fenêtres sur Galaxy Tab S3
Le mode multi-fenêtre n’est pas encore complet et ne fonctionne qu’avec quelques applications.

Si vous utilisez un smartphone ou une tablette de la marque asiatique vous ne serez donc pas dépaysé. Les changements par rapport aux anciens modèles sont mineurs. L’ensemble tourne très bien et s’appréhende plus vite que les surcouches d’autres constructeurs comme Huawei ou Xiaomi. Pour ma part, j’aurais aimé avoir accès à plus de fonctionnalités comme par exemple des mouvements avec le capteur d’empreintes digitales à l’instar de ce qu’on trouve sur la MediaPad M3. Malgré tout l’usage de Touchwiz reste agréable.

Du côté des applications on retrouve le même florilège que sur la Galaxy Tab S2 ou presque. Molotov TV fait son apparition. Une bonne idée qui permet de profiter au mieux de la tablette qui excelle dans le multimédia. Les applis Microsoft comme Word, Excel ou encore Skype sont aussi pré-installées. Samsung fourni aussi quelques logiciels de son cru, dont un qui permet de passer la tablette dans un mode enfant sécurisé. Une petite attention qui plaira aux parents.

Molotov TV sur Galaxy Tab S3
Molotov TV est pré-installée. Cette application permet de profiter de la TV sur la tablette.

Et si jamais toutes ces applications (moins nombreuses que sur la S2) vous déplaisent, il est possible de les désactiver pour gagner un peu de place sur la mémoire interne, ce qu’il n’était pas possible de réaliser sur les anciennes tablettes de la marque. Samsung a donc fait les choses comme il faut, ce qui ne rend que l’expérience plus plaisante.

Accessoires

Stylet S-Pen

Une grosse nouveauté de cette année est le stylet tactile S-Pen inclus dans la boite. Remis au goût du jour, il gère 4096 niveaux de pression. Plusieurs pointes de rechange sont aussi fournies. Le nouveau S-Pen est large de 9.4 mm et utilise un bouton pour interagir avec Touchwiz. Il a l’avantage de se recharger tout seul lors du contact avec l’écran. En revanche, il ne peut pas se fixer magnétiquement à la tablette. Le S-Pen permet non seulement d’écrire à l’écran (prise de notes, dessin) mais aussi d’accéder à un menu qui comporte quelques raccourcis. Une fonction originale permet de prendre des notes même si l’écran est éteint. Ce stylet est de qualité, mais son utilité reste pour ma part discutable. En dehors de la prise de notes manuscrites, il n’apporte pas vraiment de valeur ajoutée à la Galaxy Tab S3.

Nouveau stylet tactile S-Pen
Le nouveau S-Pen est très efficace.

Clavier amovible

L’ardoise de Samsung embarque une connectique qui permet de fixer un clavier magnétique. Celui-ci permet aussi de protéger l’écran. Il est alimenté par la tablette directement et fonctionne dès le branchement. Il est commercialisé indépendamment et coûte 129.90€. Un prix élevé qu’il faut donc rajouter à celui de la tablette, déjà onéreuse.

Clavier pour Samsung Galaxy Tab S3
Le clavier magnétique doit être acheté à part.

Performances

Comme nous avons pu le voir sur la fiche technique, la Galaxy Tab S3 n’embarque pas le processeur le plus récent de chez Qualcomm. Le Snapdragon 820 est en effet commercialisé depuis le début 2016, soit depuis plus d’un an. Épaulé par 4 Go de RAM, il assure cependant très bien son office. La navigation au sein de l’interface est très fluide et vraiment agréable. Même les jeux vidéo en 3D tournent plutôt bien, mais on sent que la tablette est poussée alors dans ses derniers retranchements sur des productions récentes. Néanmoins, l’ardoise reste dans le haut de gamme avec de très bons résultats sur Antutu (119324 points) et environ 53 fps sur Epic Citadel avec les détails à fond.

Benchmark Galaxy Tab S3

Epic Citadel sur Galaxy Tab S3

Son principal objectif semble être avant tout le multimédia, domaine dans lequel elle excelle grâce à son superbe écran et un son d’excellente qualité. La Galaxy Tab S3 est d’ailleurs capable de lire des vidéos HDR, ce qui est très rare actuellement sur le marché. Reste que ce type de contenu est lui aussi encore peu représenté, rendant cet argument marketing plutôt caduque. Pour ce qui est de la connectivité, je n’ai rencontré aucun souci. Le Wifi et le Bluetooth fonctionnent sans aucun problème. Mais voyons maintenant combien de temps il est possible de profiter de l’ardoise avant de passer par la case recharge.

Autonomie

Samsung annonce fièrement que sa Galaxy Tab S3 peut tenir jusqu’à 12h en vidéo grâce à sa batterie de 6000 mAh. Ça semble bien optimiste, même en coupant toute connectivité et avec la luminosité réglée au minimum. Pour ma part, j’ai testé une vidéo sur Netflix avec l’écran réglé à 50% durant deux heures. L’indicateur de batterie est ainsi passé de 93% à 68%, soit une perte de 25%. Il y a donc de quoi tenir environ 8h dans ces conditions, ce qui est déjà pas si mal ! Sachant que la charge rapide s’effectue en 2h à peine, la Galaxy Tab S3 fait montre de performances correctes pour ce qui est de l’autonomie, sans pour autant être la meilleure.

Conclusion

Le Chromebook d'Acer est un très bel hybride sous Chrome OS.

Acer R13 : notre test & avis sur le Chromebook CB5 haut de gamme

Bien que représentant un marché relativement restreint, les Chromebooks méritent d’être connus. Le Acer R13 (CB5-312T) est un convertible qui utilise Chrome OS et vaut le coup d’œil comme nous allons le voir dans ce test.

Prix et spécifications

Commercialisé à 399€ sur Amazon, le Acer R13 vient se placer dans le haut de gamme face à ses concurrents souvent moins chers. Il est aussi connu sous le nom de Acer Chromebook CB5-312T et CB3 en version 14 et 15 pouces non tactile.

Ce tarif est justifié par des spécifications très bonnes pour un Chromebook :

  • Ecran IPS 13.3″ 1920 x 1080 px tactile
  • Processeur quad-core MediaTek M8173C à 2.1 GHz
  • 4 Go de RAM
  • 32 Go de stockage interne
  • Port USB 3.0, USB 3.1 Type-C, HDMI, micro-SD, Bluetooth 4.2, Wifi 802.11 ac MIMO 2×2
  • Batterie 4670 mAh
  • Dimensions : 326 x 228 x 15.5 mm
  • Poids : 1.5 kg

On est donc face à une belle machine tournant sous Chrome OS. Le R13 a le look d’un hybride haut de gamme comme on en trouve sous Windows 10. Le prix est cependant deux fois moins élevé. Il utilise un refroidissement passif, ce qui le rend totalement silencieux. A moins de 400€, il semble bien parti pour être une excellente affaire.

Design

Lors de l’ouverture de la boite, on ne peut qu’admirer la qualité de fabrication du Chromebook asiatique. Totalement conçu en aluminium, il semble à la fois léger et robuste. On n’a pas l’impression d’être devant un laptop à 400€, mais plutôt sur une machine deux fois plus onéreuse.

Le Chromebook d'Acer est un très bel hybride sous Chrome OS.
Le Chromebook d’Acer est un très bel hybride sous Chrome OS.

La coque est estampillée du logo Chrome et celui du constructeur. Tout en sobriété comme j’aime.

L'hybride bénéficie d'un châssis en aluminium du plus bel effet.
L’hybride bénéficie d’un châssis en aluminium du plus bel effet.

L’un des gros avantages du Acer R13 est qu’il est convertible. Une charnière permet de faire pivoter le clavier à 360° comme sur le Lenovo Yoga Book. Le Chromebook peut alors s’utiliser comme une tablette, un chevalet ou en mode tente. Cela le rend encore plus polyvalent.

La charnière du R13 pivote à 360°.
La charnière fait immanquablement penser aux convertibles de Lenovo.

Le clavier est lui aussi de bonne qualité, avec des touches bien espacées. La frappe est très agréable. Son seul défaut est de ne pas être rétro-éclairé. Le pavé tactile très large répond bien aux sollicitations mais semble un peu fragile.

Clavier Chromebook Acer R13
Le clavier est agréable d’utilisation. Il lui manque juste le rétro-éclairage.

Niveau connectique, le Acer R13 est aussi très bien pourvu et n’a pas à rougir face aux hybrides sous Windows 10. Le côté gauche du convertible regroupe ainsi un port USB 3.1 Type-C qui permet la charge et le transfert de fichiers, un port USB 3.0 plein format et aussi une sortie HDMI. Afin d’étendre les 32 Go de stockage, une fente micro-SD est prévue.

La connectique du R13 est très bien fournie. Notez aussi la possibilité d'installer l'hybride en mode tente.
La connectique du R13 est très bien fournie. Notez aussi la possibilité d’installer l’hybride en mode tente.

Le côté droit de l’hybride accueille une attache anti-vol, les boutons d’alimentation et de volume ainsi qu’une prise casque 3.5 mm. Le bouton du son présente pas mal de jeu mais semble néanmoins bien accroché.

Bouton de volume Acer R13
Le bouton de volume a du jeu mais semble néanmoins solide.

Deux haut-parleurs sont situés vers l’avant du Chromebook. Ils sortent le son à la fois par dessous et sur les côtés. On peut ainsi mettre le R13 sur les genoux sans pour autant perdre en qualité sonore. C’est très rare et bien vu de la part d’Acer. Le son produit est d’ailleurs de bonne qualité, très équilibré malgré un petit manque de basses à mon goût. Il peut monter assez haut sans pour autant faire grésiller les haut-parleurs. L’expérience multimédia est ainsi très agréable sur ce Chromebook.

Haut-parleur du Chromebook Acer R13
Les haut-parleurs sont ingénieusement disposés et livrent un bon son.

Ecran

Doté d’une dalle IPS Full HD, le Acer R13 se situe encore une fois à un bon niveau. Les couleurs sont vives avec de bons contrastes. La luminosité est vraiment excellente et permet de compenser les reflets inhérents à la dalle brillante. Une définition plus élevée aurait été appréciable, mais l’expérience reste néanmoins très agréable étant donné le prix de ce Chromebook. Le plus gros défaut de cette dalle est finalement la surface qui lui est accordée : elle est trop faible. Les bords de l’écran sont très larges, surtout sous la dalle. Il y a environ 3 cm qui ne sont pas exploités. Pourquoi ne pas étendre un peu plus la dalle ou alors compacter un peu le laptop ?

L'écran Full HD est de très bonne qualité.
L’écran Full HD est de très bonne qualité.

 

Bords d'écran du Acer R13.
Les bords de l’écran sont très larges, c’est dommage.

Interface et applications

Le Acer R13 est doté des applications classiques de Chrome OS, Google imposant un standard pour tous les Chromebooks (voir notre test détaillé). Le navigateur Chrome est donc le point central du système. Il est cependant possible d’installer des applications Android via la Play Store en passant par les mises à jour en version bêta. Le convertible fait d’ailleurs partie des laptops qui seront compatibles officiellement pour le support du Play Store. Ça signifie que dans le courant de l’année 2017, le magasin officiel Android sera ajouté à votre R13. Cette adjonction est un énorme atout pour les Chromebooks, mixant à la fois productivité et loisir.

C'est Chrome OS qui fait fonctionner le Acer R13.
C’est Chrome OS qui fait fonctionner le Acer R13.

Dans le cadre de ce test, j’ai activé les mises à jour bêta et testé quelques applis Android comme GMail, Slack et Netflix. Tout fonctionne très bien et se marie à merveille avec les possibilités de Chrome OS. Un tutoriel sera prochainement publié afin de vous expliquer la manœuvre à suivre.

Accessible seulement en bêta, le Play Store sera bientôt officiel sur le Acer R13.
Accessible seulement en bêta, le Play Store sera bientôt officiel sur le Acer R13.

Performances et autonomie

Doté d’un processeur ARM MediaTek à quatre cœurs, le Acer R13 offre de belles performances. En même temps, Chrome OS est un système d’exploitation extrêmement léger et bien programmé. Les pages Web se chargent très vite, idem pour les applications. Grâce au SSD, le démarrage se fait en 5 secondes environ. L’extinction du Chromebook ne demande quant à elle que 2 secondes. L’utilisation d’un processeur d’entrée de gamme chinois ne semble donc pas être un frein à l’utilisation du Acer R13. Difficile d’obtenir des benchmarks probants sur les Chromebooks tant leur usage est spécifique. Notez que le refroidissement est entièrement passif. L’engin ne chauffe quasiment pas ce qui fait qu’on ne l’entend pas et qu’il reste utilisable sur les genoux sans problème.

Toujours grâce à sa légèreté, Chrome OS est un système qui demande peu de ressources et permet une bonne autonomie. Acer annonce 12h d’utilisation sur son site officiel. Comme souvent, c’est un chiffre surestimé. Il s’avère cependant que le R13 bénéficie quand même d’une excellente autonomie. J’ai testé le visionnage de vidéos pendant 2h sur Netflix, l’écran étant paramétré à 50% de luminosité. La charge sera passée de 63 à 49%, soit 14% de perte. Un score plus que correct face aux concurrents sous Windows 10. En usage plus basique comme la navigation Web, le R13 semble increvable et tiendra sans aucun problème toute une journée de travail. Il restera ensuite assez de batterie pour une bonne soirée film. Sachant que la recharge de la batterie de 4670 mAh prend environ 2h30, on a donc un hybride opérationnel quasiment en permanence. Top !

Conclusion

Chrome OS menu des applications

Chrome OS : notre test & avis sur le système d’exploitation de Google

Nous testons aujourd’hui Chrome OS, un système d’exploitation développé par Google. Base sur le célèbre navigateur Chrome, que vaut cet OS ? C’est ce que nous allons voir dans ce test complet.

Histoire de Chrome OS

Avant de rentrer dans le vif du sujet, un petit peu d’histoire. Chrome OS est un système d’exploitation récent comparé à ses concurrents comme Windows ou encore GNU/Linux. Il est développé depuis 2009. Son objectif est de proposer un système léger qui permet de naviguer rapidement sur le Net. Sachant que la majorité des personnes dans le monde se servent des PC presque uniquement pour cet usage, on se rend compte que Google a bien joué son coup. La même année, un partie du code source devient Open Source, ce qui donne naissance au projet libre Chromium OS. On retrouve le même schéma que pour les navigateurs Web du même nom. Il n’est ainsi pas rare que Chromium OS serve de puits d’inspiration au développeurs de Chrome OS.

C’est en 2011 que sont dévoilés les premiers Chromebooks, conçus par Google en partenariat avec Acer et Samsung. D’autres grands noms ont depuis rejoint la famille comme Asus, HP ou encore Lenovo. Les ventes restent cependant moins importantes que pour les PC et Hybrides sous Windows 10. Chrome OS reste un système très simple, voire trop simpliste pour les utilisateurs les plus avancés. Mais nous allons parler de tout ceci plus en détail dans la suite de ce dossier.

Interface

Comme tout système d’exploitation, Chrome OS dispose de sa propre interface. Elle est cependant très simplifiée si on la compare à celle de Windows 10 ou même celle de Ubuntu. Au premier lancement les réglages s’effectuent vite car ils sont très limités : se connecter au réseau Wifi et entrer vos identifiants Google. Ils sont cependant indispensables pour un bon fonctionnement. Chrome OS se repose en effet sur les services en ligne offerts par Google. Si vous possédez un smartphone sous Android, vous avez déjà probablement un compte opérationnel. Si ce n’est pas le cas, la création ne prendra que quelques secondes. Notez d’ailleurs qu’il est possible de créer plusieurs utilisateurs sur un même Chromebook.

Connexion sur Chrome OS
Un compte Google est indispensable pour utiliser Chrome OS.

Une fois authentifié, il ne reste plus qu’à découvrir l’interface. Les premiers mots qui viennent à l’esprit sont “simplicité” et “minimalisme”. Le bureau est très dépouillé, ça peut surprendre la première fois. On retrouve néanmoins certains éléments classiques des OS sur PC :

  • Un bouton pour accéder aux applications
  • Une barre des tâches
  • Une zone de notifications

Le passage depuis Windows ne sera donc pas trop dépaysant !

Bureau de Chrome OS
Le bureau est proche de ce qu’on trouve sur d’autres OS.

Voyons maintenant chaque élément. Le bouton en forme de rond tout en bas à gauche fait office de menu démarrer. Il permet d’accéder aux applications pré-installées ainsi qu’à la barre de recherche Google. On se rend compte que Chrome OS n’est pas si éloigné que ça d’Android. La recherche vocale “OK Google” est aussi intégrée et fonctionne à merveille.

Chrome OS menu des applications
Le menu de démarrage contient la barre de recherche Google et les dernières applications utilisées.

La barre des tâches permet de placer les icônes de vos applications préférées afin de les lancer plus vite. C’est classique et toujours aussi pratique.

Barre de raccourcis de Chrome OS
La barre des tâches permet de faire des raccourcis rapides vers vos sites et applications préférés.

La zone de notifications permet quant à elle de voir l’état des composants liés au système : heure, connexion au réseau, utilisateur connecté, etc… C’est aussi à cet endroit que vous pourrez redémarrer ou éteindre le Chromebook. Le design fait là aussi penser à Android avec des icônes aplatis.

Zone de notifications sur Chrome OS
La zone de notifications est très complète.

Le petit défaut qui irritera certains est l’impossibilité de mettre des icônes sur le bureau. On se retrouve donc avec une énorme surface qui ne peut pas être exploitée, c’est assez dommage. Et en dehors des fonds d’écran, le système n’est pas personnalisable. Si vous n’aimez pas le minimalisme, il faudra oublier Chrome OS !

Applications : Chrome Web Store

Chrome OS utilise des applications Web, tout comme le faisait le défunt Firefox OS. Le gros avantage de cette méthode est qu’elle demande peu de stockage, la plupart des applications s’utilisant en ligne.

Plusieurs sont déjà installées de base comme Google Chrome, Drive ou encore Play Films. Mais des milliers d’autres sont disponibles sur le magasin Chrome Web Store. Si vous utilisez quotidiennement le navigateur éponyme, vous serez en terrain connu. L’installation et l’utilisation sont très simples. Le seul pré-requis est une connexion Internet dans la plupart des cas.

Magasin d'applications Chrome OS
Le Web Store est le même que sur PC et permet de télécharger des applications rapidement.

On note cependant certaines limitations, tant dans les applications disponibles que dans leur fonctionnement. Je vais me répéter, mais c’est pour votre bien : c’est très basique ! Il sera difficile (voire impossible) de dégoter un logiciel de retouche photo évolué comme Gimp ou Photoshop. Oubliez les jeux vidéos aussi. Chrome OS est prévu avant tout pour des usages légers. Si vous aimez consulter Twitter, regarder des films sur Netflix ou éditer des documents simples, tout ira bien. Des usages plus poussés ne seront pas possibles ou alors il faudra faire des compromis.

Applications Web sur Chrome OS
Les applications sont basiques et simples d’emploi.

Ce type de fonctionnement est à la fois une force et une faiblesse. En tant que rédacteur Web, Chrome OS répond ainsi parfaitement à certains de mes besoins. Je peux rédiger un article sur WordPress en utilisant Google Chrome. Je partage mes photos avec les collègues via Google Drive. Et je fais ma pause sur Netflix. Mais si je veux monter une vidéo pour la chaîne YouTube du site, ça devient immédiatement plus compliqué. Notez qu’il est possible de redimensionner les fenêtres et faire du tiling comme sur PC ou Mac.

Performances

Un gros avantage de Chrome OS réside dans sa rapidité d’exécution. Comme ce système d’exploitation est très basique et ne demande pas autant de ressources que Windows, il peut ainsi se lancer très vite. En moyenne, un Chromebook s’allumera en cinq secondes environ. L’extinction est encore plus rapide, prenant en général moins de deux secondes. Pas mal ! Les Chromebooks fonctionnent bien évidemment avec des SSD. Ça se ressent à l’usage, les applications sont très rapides à s’ouvrir. La navigation avec Google Chrome est aussi un régal, les pages se chargeant à toute vitesse. La firme de Moutain View a optimisé son bébé afin qu’il soit taillé pour le Web.

Une future fusion avec Android

Afin de pallier au faible nombre de logiciels et applications disponibles dans le Chrome Web Store, Google prévoit dans le futur une intégration plus poussée avec Android. Le Play Store sera ainsi disponible nativement, apportant avec lui des millions d’applications supplémentaires. Tous les Chromebooks qui seront lancés en 2017 seront compatibles comme l’indique Google sur son site dédié.

Voir la liste des Chromebooks compatibles avec le Play Store

La mise à jour aura donc lieu dans le courant de l’année 2017, ce qui devrait probablement augmenter l’intérêt du grand public pour les Chromebooks. Certaines rumeurs faisaient même état d’une fusion complète en un seul et même système qui serait nommé Andromeda.

Conclusion

Le Yoga 510 est un engin imposant.

Lenovo Yoga 510 14″ : notre test & avis du portable 2-en-1

Lenovo est très prolifique dans le secteur des hybrides et vient de renouveler son Yoga 510. C’est donc pour nous l’occasion de le tester.

 

Prix et spécifications

L’an dernier nous testions le Miix 700, un hybride fin et léger très convaincant, dans la veine de la Surface Pro 4 de Microsoft. Aujourd’hui, nous passons sur un modèle plus imposant et plus proche du PC portable que de la grosse tablette : le Yoga 510. La marque chinoise propose plusieurs déclinaisons dont le premier prix se situe à 449€. Pour ce test, j’ai reçu le modèle le mieux équipé, vendu à 799€ environ. En voici la fiche technique :

  • Ecran tactile 14″ Full HD 1920 x 1080 px
  • Processeur Intel Core i5-6200U
  • GPU AMD Radeon R5 M430 2 Go
  • 8 Go RAM
  • 1 To HDD
  • Ports USB 2.0 x 1, USB 3.0 x 2, HDMI, SD, RJ45, prise casque 3.5 mm
  • Wifi 802.11 b/g/n/ac, Bluetooth 4.0
  • Poids : 1.75 kg
  • Windows 10 Famille

Gamme Yoga oblige, le 510 est équipé de la charnière à 360° qui a fait le succès de la marque. Vous pourrez donc utiliser l’hybride comme un PC portable classique ou une tablette, en passant par diverses positions plus acrobatiques : tente ou chevalet. Comme je le disais plus haut, on s’approche vraiment plus du laptop que de la tablette, l’ensemble est donc assez lourd et épais. C’est cependant compensé par les nombreux ports disponibles et la présence d’un disque dur mécanique de 1 To. La polyvalence est donc un atout du Yoga 510.

Design

Pour ce test, j’ai reçu la version blanche du Yoga 510. Il est aussi disponible en noir. A l’ouverture de la boite, j’ai ressenti la même impression de qualité et de robustesse qu’avec le Miix 700. Bien qu’en majorité en plastique, la coque ne s’enfonce pas et parait très bien assemblée. Notez qu’aucune caméra n’est présente sur le dos de l’appareil, il y en a juste une à l’avant. Pour ma part, c’est loin de me déranger, la plupart des hybrides du marché proposant des APN de piètre qualité qui sont souvent inutilisables.

Le Yoga 510 est un engin imposant.
Le Yoga 510 est un engin imposant.

 

La coque arrière est en plastique. Notez l'absence d'appareil photo.
La coque arrière est en plastique. Notez l’absence d’appareil photo.

Toute la connectique est située sur la partie basse du Yoga 510. Le côté gauche comporte le port SD, l’USB 2.0, la prise casque et un emplacement anti-vol. A droite du clavier on a les deux ports USB 3.0, le HDMI et le RJ45. Comme vous pouvez le constater, c’est plus que complet ! Le seul bouton physique présent est celui d’alimentation, le volume se règle via le clavier.

La connectique est très complète.
La connectique est très complète.

 

Tous les connecteurs sont en grand format, ce qui est vraiment pratique.
Tous les connecteurs sont en grand format, ce qui est vraiment pratique.

Passons d’ailleurs au clavier. Il est enchâssé dans une protection en aluminium. Les touches sont espacées comme il faut et la frappe est agréable. Dommage cependant qu’il ne soit pas rétro-éclairé. Le pavé tactile est très large et suffisamment éloigné pour ne pas gêner lors de la rédaction. Son seul défaut est la sensibilité assez faible, mais ça se règle en quelques secondes dans les paramètres.

Le clavier est agréable à utilisé. Il n'est malheureusement pas rétro-éclairé.
Le clavier est agréable à utilisé. Il n’est malheureusement pas rétro-éclairé.

Sous l’hybride sont situés deux haut-parleurs certifiés Harmann. Le son est très bien rendu, mais si vous portez le Yoga 510 sur vos genoux vous n’entendrez plus rien du fait de l’emplacement des-dits haut-parleurs.

Les haut-parleurs délivrent un bon son mais sont mal disposés.
Les haut-parleurs délivrent un bon son mais sont mal disposés.

Le refroidissement du convertible est assuré par un ventilateur qui expulse la chaleur vers la grille arrière et celle sous la coque. Il reste relativement discret, mais encore une fois l’emplacement de la grille fait que vous sentirez la chauffe si vous portez le Yoga 510 sur vos genoux. En gros, la meilleure place pour lui est sur une table. Pas super pour un engin “tout-terrain”…

L'évacuation de chaleur s'effectue par l'arrière et le dessous de l'appareil.
L’évacuation de chaleur s’effectue par l’arrière et le dessous de l’appareil.

Pour finir, je vais aborder la charnière qui a fait la célébrité de la gamme Yoga depuis des années. Contrairement au Miix ou encore au Yoga Book, on a ici une charnière conçue d’un seul bloc. Fini donc le look “bracelet de montre” qui était plutôt classe. Ce choix a probablement été fait à cause du poids et de la taille de l’hybride. Tout fonctionne cependant très bien et peu importe la position, la tenue est impeccable. Lenovo continue de montrer sa maîtrise de cette technologie.

Les charnières permettent diverses positions comme ici en chevalet.
Les charnières permettent diverses positions comme ici en chevalet.

Niveau design le Yoga 510 est donc une belle réussite, malgré l’emploi de beaucoup de plastique. Le système de charnière à 360° est toujours au top et la connectique est très complète, ce qui rend l’engin plus que polyvalent. Néanmoins, il faut malheureusement oublier l’usage sur les genoux sous peine de masquer le son et supporter l’évacuation de chaleur.

Ecran

L’hybride de Lenovo est équipé d’une dalle tactile IPS de 14″ en Full HD, soit 1920 x 1080 px. Une définition relativement répandue à l’heure actuelle. J’aurais quand même aimé voir quelque chose de plus élevé comme sur le Miix 700 qui propose une dalle 2k pour le même prix. Malgré tout, l’écran du Yoga 510 reste agréable à utiliser avec de jolies couleurs et de bons contrastes. La luminosité manque néanmoins un peu de punch et la dalle est sensible aux reflets. En bref, ce n’est pas le Yoga 510 qui ira détrôner le superbe écran de la Surface Pro 4.

L'écran est joli mais manque de luminosité. La dalle est aussi très sensible aux reflets.
L’écran est joli mais manque de luminosité. La dalle est aussi très sensible aux reflets.

Interface et applications

Comme de nombreux PC 2-en-1, le Yoga 510 utilise Windows 10, l’OS de Microsoft. Il est ici fourni dans sa version Famille. Je ne vais pas m’étendre dessus, vous connaissez déjà probablement par cœur ce système d’exploitation qui a envahi nos PC depuis presque deux ans. Notez quand même que Lenovo reste assez ouvert et qu’il est possible d’installer des OS alternatifs GNU/Linux comme Ubuntu ou Fedora sur son convertible.

Le Yoga 510 tourne sous Windows 10 Famille.
Le Yoga 510 tourne sous Windows 10 Famille.

Voyons maintenant les applications pré-installées. Tout comme sur le Miix 700, le constructeur chinois fourni plusieurs applications de son cru. Il y en a cependant moins que d’habitude, ce qui n’est pas plus mal. La plus utile est probablement Lenovo Companion qui permet de faire les mises à jour importantes (pilotes, BIOS) et analyser la bonne santé du matériel en quelques clics.

Lenovo Companion permet de maintenir le Yoga 510 à jour.
Lenovo Companion permet de maintenir le Yoga 510 à jour.

Lenovo Settings est presque similaire mais s’attarde sur certains réglages spécifiques comme la batterie ou l’écran. Certains de ces paramètres ne sont pas accessibles autrement que par cette application, veillez donc à la conserver si vous voulez maîtriser votre hybride à fond.

Lenovo Settings permet quelques réglages supplémentaires.
Lenovo Settings permet quelques réglages supplémentaires.

Une autre application à utiliser dès la première utilisation est OneKey Recovery. Elle sert à créer une image de sauvegarde de votre système afin de le réinstaller à neuf en cas de besoin. Son utilisation est de plus très simple.

OneKey Recovery est à utiliser en priorité afin de sauvegarder une image du PC.
OneKey Recovery est à utiliser en priorité afin de sauvegarder une image du PC.

Vient ensuite Photo Master qui est une application de gestion des photos. Elle est plutôt basique et ne permet pas de retouches complexes, mais vous pourrez l’utiliser pour classer vos clichés et réaliser des diaporamas en quelques secondes.

Photo Master permet de classer et organiser vos photos avec simplicité.
Photo Master permet de classer et organiser vos photos avec simplicité.

La dernière application Lenovo pré-installée est REACHit. Vous pouvez la désinstaller d’office puisque le service a fermé ses portes en septembre 2016.

Le service REACHit a fermé ses portes il y a peu de temps.
Le service REACHit a fermé ses portes il y a peu de temps.

Afin de protéger votre convertible, la suite McAfee LiveSafe est aussi pré-installée en version limitée.

McAfee est pré-installé en version limitée sur le Yoga 510.
McAfee est pré-installé en version limitée sur le Yoga 510.

Dans l’ensemble les applis proposées sont assez utiles, surtout pour des débutants qui pourront gérer leur Yoga 510 sans avoir besoin de grosses connaissances en informatique. J’apprécie aussi le fait de pouvoir installer un autre OS sans soucis, chose assez rare encore de nos jours.

Performances

Avec son processeur Intel Core i5-6200U, ses 8 Go de RAM et son GPU AMD R5-430, l’hybride chinois se place en théorie au-dessus de ses concurrents au même prix, souvent équipés de Core M3/M5 et moins de RAM. Seulement voilà, l’usage d’un disque mécanique se fait immédiatement sentir. Le démarrage est souvent long, l’engin manque des fois de réactivité. Les habitués du SSD grinceront vite des dents. On lance parfois une action et on attend, sans trop savoir si ça a marché… Ce n’est pas permanent, rassurez-vous, mais c’est parfois un peu frustrant… Lors de votre achat, réfléchissez donc bien à votre priorité : le stockage important ou la réactivité ?

Concernant la puissance pure, les benchmarks sont plutôt bons, avec un score de 2149 points sur PCMark 8. La Surface Pro 4 avec son Core i5-6300U avait obtenu 2368 points et le Yoga Miix 700 en Core M5-6Y54 avait décroché 2133 points. Le Yoga 510 s’en tire honorablement. Son GPU lui permet même d’obtenir des résultats corrects sur des jeux 3D comme Borderlands : The Pre-Sequel, là où d’habitude les hybrides sont à la peine. Attention quand même, l’ensemble ramera si vous poussez les détails et la résolution à fond. Les jeux en 2D comme Darkest Dungeon ne lui poseront en revanche aucun problème.

Borderlands tourne mieux sur le Yoga 510 que sur les autres hybrides du marché.
Borderlands tourne mieux sur le Yoga 510 que sur les autres hybrides du marché. N’espérez néanmoins pas de miracles, les détails sont au minimum en 720p.

En dehors des lourdeurs provoquées par l’usage du disque mécanique, le Yoga 510 offre une bonne expérience. Sa grande taille permet une frappe agréable pour la bureautique et sa connectique fournie fonctionne très bien. Le wifi 5 GHz est de la partie et fonctionne très bien, le signal restant stable même loin de la Box. Les gros consommateurs de multimédia apprécieront le bon son fourni par les haut-parleurs Harmann, malgré leur positionnement peu pertinent. Le ventilateur reste relativement discret, voire inaudible tant que vous n’utilisez pas de programme trop gourmand.

Autonomie

L’autonomie est souvent le point noir des hybrides. Lenovo affirme que son Yoga 510 peut tenir jusqu’à 8h sur une seule charge. Comme souvent, c’est une estimation très optimiste. Afin de m’en assurer, j’ai fait tourner une vidéo sur Netflix pendant 2 h, la luminosité de l’écran étant réglée à 50%. Durant ce temps, la batterie aura perdu 38% d’autonomie. C’est un score passable, qui reste cependant comparable à ce qu’on peut observer sur de nombreux hybrides. Le Yoga 510 offre une autonomie qui sera à peine suffisante pour une petite journée de travail. En cas de besoin, il bénéficie de la charge rapide qui permet de le remettre d’aplomb en 2h30 environ, ce qui est plutôt rapide pour un hybride de cette taille.

Conclusion

L'écran du Vernee Apollo est moyen.

Vernee Apollo : notre test & avis sur ce challenger

Vernee est une jeune marque chinoise qui possède à son actif peu de smartphone. Nous testons aujourd’hui son meilleur appareil, le Apollo.

Prix et spécifications

Bien moins connue que Xiaomi ou Meizu, Vernee est une société chinoise relativement récente sur le marché des smartphones. Elle ne distribue pas ses appareils en Europe, il faut donc passer par l’import pour se les procurer. C’est le site Gearbest qui nous a fourni notre exemplaire de test. Vous pourrez le trouver à 235€ environ, un prix très attractif.

Voir l’offre

Mais voyons donc ce que le Apollo offre dans sa fiche technique :

  • Ecran 5.5″ 2K (2560 x 1440 px)
  • Processeur Helio X25 à 2.5 GHz
  • 4 Go de RAM
  • 64 Go de stockage interne
  • Wifi 802.11 a/b/g/n/ac, Bluetooth 4.0, micro-SD, USB Type-C
  • APN 8 MP et 21 MP
  • Batterie 3180 mAh
  • Dimensions : 152 x 75.6 x 9.3 mm pour 188 grammes
  • Android 6.0 Marshmallow

 

Le tout est plutôt complet pour cette gamme de prix. Notez que le NFC n’est pas incorporé et que ce smartphone chinois ne gère pas la bande 4G à 700 MHz comme beaucoup de ses comparses asiatiques. Un coup d’œil aux dimensions laisse entrevoir un smartphone relativement imposant, même pour une phablette. Si vous cherchez un engin léger et pas trop épais, voyez plutôt du côté de Oneplus et son 3T.

Design

Dès les premières secondes de prise en main, le Apollo fait immédiatement penser aux productions de Oneplus. Il est juste bien plus gros et lourd… La coque est en aluminium est rehaussée par deux bandes en plastique qui laissent passer les signaux électriques. L’APN et le capteur d’empreintes digitales sont tous les deux arrondis. Sans être démentiel, ce design a fait ses preuves et reste très agréable.

Le Apollo est vraiment imposant, même pour une phablette.
Le Apollo est vraiment imposant, même pour une phablette.

La face avant est dépourvue de toute fioriture : pas de boutons tactiles, pas de logo. Ça renforce la sobriété du tout. Une protection d’écran est déjà posée sur la dalle.

La face avant est dépourvue de boutons tactiles malgré la place disponible.
La face avant est dépourvue de boutons tactiles malgré la place disponible.

La connectique est située comme toujours sous l’écran avec son port USB Type-C et deux emplacements qui cachent un haut-parleur et un microphone.

Le Apollo embarque un port USB Type-C.
Le Apollo embarque un port USB Type-C.

Sur la tranche droite on a les boutons de volume et d’alimentation. Malgré la grande taille du Vernee Apollo, ils tombent bien sous les doigts.

Les boutons physiques sont bien implantés.
Les boutons physiques sont bien implantés.

De l’autre côté sont situées deux trappes. Celle du haut embarque soit une carte micro-SD, soit une carte nano-SIM. La seconde est destinée à une carte micro-SIM. Une configuration relativement inhabituelle, la plupart des constructeurs plaçant tout dans un seul emplacement.

Le Apollo possède deux emplacements pour cartes SIM.
Le Apollo possède deux emplacements pour cartes SIM.

Sur le haut du smartphone est situé la prise casque de 3.5 mm.

Le Apollo bénéficie d'une prise casque.
Le Apollo bénéficie d’une prise casque.

Voilà qui clôt cette première approche. Doté d’un design classique, le Vernee Apollo pêche surtout par des dimensions trop imposantes, même pour de l’entrée de gamme. Un problème assez embêtant pour un terminal qui se destine à l’utilisation dans des casques VR.

Ecran

La plupart des smartphones à moins de 400€ offrent des dalles Full HD, soit 1920 x 1080 px. Vernee a choisi de pousser les choses un peu plus loin en adoptant la 2K. La dalle fait donc 2560 x 1440 px, soit une résolution de 538 ppi. C’est certes très impressionnant, mais invisible à l’œil nu. Entre mon vieux OPO en Full HD et le Apollo en 2K, je n’ai constaté aucune différence majeure. En fait, cette définition très élevée prend tout son sens lors d’une séance de VR, mais j’y reviendrais dans quelques paragraphes.

Concentrons-nous sur la qualité de la dalle. Renforcée par un traitement Dragontrail, elle est finalement moyenne sur la plupart des points. Les couleurs sont correctes, tout comme la luminosité. Mais ça reste quand même inférieur à ce qu’on peut observer sur le Honor 6X par exemple. Les noirs ont d’ailleurs tendance à tirer sur le gris. Bref, c’est bien mais sans plus. Vous pouvez toujours ajuster les réglages de colorimétrie dans les paramètres du téléphone, mais ça ne changera pas grand-chose au final. Pour moins de 250€, on a néanmoins pour son argent, surtout si on cherche un smartphone à très haute définition.

MiraVision permet de régler la colorimétrie selon vos désirs.
MiraVision permet de régler la colorimétrie selon vos désirs.

 

L'écran du Vernee Apollo est moyen.
L’écran vaut surtout pour sa très haute définition, le reste étant moyen.

Interface et applications

L’utilisation des smartphones chinois est souvent soumis à quelques contraintes. La phablette de Vernee s’en sort plutôt bien, malgré quelques bizarreries. Le premier lancement nous amène ainsi directement sur l’interface d’Android sans passer par l’habituel configuration pas-à-pas. Il faut donc aller dans les paramètres pour tout rentrer à la main, c’est assez contraignant comme procédure. Passé ce premier petit écueil, on peut profiter de la bête. Vernee a fait le choix de la simplicité en offrant un smartphone sous Android Stock. Les fans apprécieront même si il y a quelques retouches très légères.

Android Stock est sur le Vernee Apollo.
Android Stock ravira les puristes. Les amateurs de surcouches passeront leur chemin.

Au niveau des quelques ajouts, on a par exemple le gestionnaire de permissions. Vernee le rend accessible via une notification dans la barre de statut. Il est aussi possible de le désactiver, mais il semble faire son boulot correctement.

Vernee rend le gestionnaire de permissions plus accessible.
Vernee rend le gestionnaire de permissions plus accessible.

Une autre modification a été mise à place par la société chinoise. Elle se nomme “Téléchargement Turbo” et comme son nom l’indique, elle est sensée améliorer le débit lors du téléchargement de gros fichiers. Quand elle est activée, cette fonction va utiliser à la fois le wifi et les données mobiles simultanément. Si comme moi vous n’avez qu’un forfait low-cost, je vous conseille fortement de la désactiver pour éviter les mauvaises surprises !

Le téléchargement Turbo utilise vos données pour accélérer la récupération de fichiers.
Le téléchargement Turbo utilise vos données pour accélérer la récupération de fichiers.

Passons maintenant aux applications pré-installées. La liste va être rapide : il n’y en a qu’une ! Nommée GoVR Player, elle sert à visionner des vidéos de réalité virtuelle. Sans être époustouflante, elle est assez sympathique et fonctionne bien. C’est idéal pour commencer à profiter rapidement de l’écran 2K du Apollo.

L'application de VR offre un large panel de vidéos pour utiliser avec un casque de réalité virtuelle.
L’application de VR offre un large panel de vidéos pour utiliser avec un casque de réalité virtuelle.

En dehors de ça, le smartphone est très minimaliste. Le Play Store est pré-installé, c’est la seule application Google présente. Pour les autres, il faut tout installer à la main. Les puristes apprécieront encore une fois ce système dépouillé.

Le smartphone comporte le minimum d'applications et va à l'essentiel.
Le smartphone comporte le minimum d’applications et va à l’essentiel.

Si vous voulez profiter d’Android 6.0 Marshmallow dans une version basique, alors le Apollo vous plaira fortement. Le constructeur a d’ailleurs annoncé son passage à Android 7.0 Nougat dans les prochains mois.

Appareil photo

Le Vernee Apollo embarque deux APN, dont le principal fait 21 MP et utilise un capteur Sony IMX230, déjà vu sur le Meizu Pro 5. Ce capteur permet de prendre des vidéos en 4K à 30 fps ou Full HD à 60 fps. Les clichés sont corrects pour de l’entrée de gamme. Il bénéficie bien sûr des technologies classiques comme l’auto-focus ou le mode HDR. Pour les photos en basse luminosité, un flash double ton est disponible, ce qui permet d’obtenir des prises décentes. Le capteur avant de 8 MP fait du bon boulot lui aussi. Dommage que l’application soit trop basique et pas forcément des plus pratiques.

Les photos de jour sont d'une assez bonne qualité pour de l'entrée de gamme.
Les photos de jour sont d’une assez bonne qualité pour de l’entrée de gamme.

 

Les photos de nuit ne sont pas trop horribles.
Les photos de nuit ne sont pas trop horribles.

Accessoire : casque VR

Afin de faire sortir du lot son Apollo, Vernee l’a présenté comme idéal pour la VR, notamment grâce à l’écran 2K. L’autre argument de vente est le casque fourni gratuitement dans la boite. Celui-ci se présente comme un boitier en plastique à déplier pour le rendre opérationnel. Il est muni de trois sangles qui sont ajustables grâce à des scratchs. La bonne nouvelle, c’est qu’il est suffisamment large pour s’utiliser avec des lunettes. L’écart inter-pupillaire est réglable de quelques millimètres. La profondeur est elle aussi réglable. C’est donc plutôt complet. Il ne manque qu’un gâchette pour interagir avec l’écran, mais bon, puisque l’engin est gratuit, on peut difficilement râler !

Le casque VR est fourni avec le Apollo.
Le casque VR est fourni avec le Apollo.

 

Le smartphone est maintenu avec un scratch.
Le smartphone est maintenu avec un scratch.

Malheureusement, le port se révèle assez vite désagréable à cause du poids élevé du smartphone. Tout pèse sur le nez et le caoutchouc employé n’est pas des plus agréables. Encore une fois, Vernee partait sur de bonnes bases mais s’empêtre les pieds… Si vous arrivez à passer outre l’inconfort du casque, vous pourrez profiter de chouettes séquences de VR grâce à l’écran qui s’avère très bien adapté à cet usage.

Le revêtement en caoutchouc est loin d'être agréable.
Le revêtement en caoutchouc est loin d’être agréable.

Performances

Si les constructeurs haut de gamme privilégient les processeurs Qualcomm, ceux en entrée de gamme se tournent plus volontiers vers Mediatek. Vernee est l’un d’entre eux et a ainsi équipé le Apollo d’un processeur Helio X25 à dix cœurs. Cadencé à 2.5 GHz, le SoC offre des performances plus que convenables étant donné le prix bas du smartphone. La partie graphique est assurée par un Mali-T880 qui sera lui aussi suffisant pour faire tourner la plupart des jeux 3D du Play Store. Le Apollo a ainsi récolté le score plutôt élevé de 94787 points sur Antutu et 48 fps sur Epic Citadel. De bons scores qui surpassent même le récent Honor 6X commercialisé au même prix.

Benchmark Vernee Apollo
Score Antutu : 94787 points

 

Les jeux 3D tournent bien sur le Apollo.
Les jeux 3D tournent bien sur le Apollo.

Tout n’est cependant pas rose. Le processeur a tendance à chauffer assez vite et parfois de façon imprévisible. Je me suis ainsi retrouvé avec le smartphone brûlant alors que je regardais une série sur Netflix depuis moins de 10 minutes. Un phénomène qui ne s’est pas reproduit ensuite malgré des conditions similaires. Un tel dégagement de chaleur rend le smartphone très désagréable à tenir en main et risque surtout d’abîmer les composants à moyen terme. Un autre point m’a déçu : le capteur d’empreintes digitales est très capricieux. Malgré plusieurs configurations, il avait tendance à ne reconnaître mon empreinte qu’une fois sur deux.

Pour ce qui est de la connectivité, je n’ai pas rencontré de problème particulier. Le wifi gère la bande des 5 GHz, ce qui est un vrai plus quand on possède un routeur adapté. Le Bluetooth n’a pas posé le moindre problème, je l’ai testé avec un drone Parrot et n’ai pas observé le moindre décrochage de signal, même à la limite de portée. Au final on pourra juste regretter l’absence du NFC. Dommage aussi que le son ne soit pas au top, manquant clairement de basses et crachotant dès qu’on le pousse un peu. Quoiqu’il en soit, si vous cherchez un smartphone puissant mais pas trop onéreux, le Apollo pourra vous plaire.

Autonomie

On arrive maintenant au plus gros point noir du Vernee Apollo. Alimenté par une batterie de 3180 mAh, il consomme énormément. La faute à l’écran 2K et au processeur à dix cœurs pas forcément des plus économes. J’ai pratiqué le test classique consistant à faire tourner pendant 2h une vidéo sur Molotov TV avec la luminosité à 50%. Le Apollo aura consommé 39% de batterie dans ce laps de temps ! C’est le pire score enregistré actuellement sur ce protocole de test. Pour information, le Honor 6X n’avait perdu que 19% dans les mêmes conditions, ce qui en faisait le meilleur dans sa catégorie. Je dois dire que j’ai été assez déçu par l’autonomie de la phablette de Vernee qui tient difficilement une journée complète si on l’utilise un peu trop. Le seul point positif est la charge rapide qui permet au Apollo de se requinquer en moins de 1h20.

Conclusion

Test du Honor 6X

Honor 6X : notre test & avis sur la phablette à moins de 220€

Succédant au Honor 5X de 2016, le Honor 6X arrive dans nos contrées quelques semaines après la Chine. Faut-il craquer pour ce smartphone ?

Prix et spécifications

Après un Honor 8 convaincant et un 5X très agréable, Honor revient sur le devant de la scène avec le 6X, son dernier-né. Comme toujours avec la marque chinoise, le smartphone est commercialisé à un prix contenu qui le place dans l’entrée de gamme : 249€. Soit 50€ de plus que le 5X qui est actuellement affiché à 199€.

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Le prix reste donc correct, avec une fiche technique adaptée :

  • Ecran 5.5″ 1920 x 1080 px
  • Processeur Kirin 655 à 2.1 GHz
  • 3 Go de RAM
  • 32 Go de stockage
  • Wifi 802.11 b/g/n, Bluetooth 4.1, micro-USB 2.0, emplacement micro-SD, prise casque 3.5 mm
  • APN 12 + 2 MP et 8 MP
  • Batterie 3340 mAh
  • Dimensions : 150,9 x 76,2 x 8,2 mm pour 162 grammes
  • Android 6.0 avec surcouche EMUI 4.1

Tout comme son prédécesseur, le Honor 6X reste sur un écran de 5.5″ en Full HD. Le stockage reste aussi à 32 Go. On pourra regretter l’absence d’USB Type-C. Il y a néanmoins un beau gain de puissance avec l’ajout de 1 Go de RAM et un processeur Kirin 655 en lieu et place du Qualcomm Snapdragon 616. La plus grosse nouveauté provient du double appareil photo au dos, hérité du Huawei P9 et du Honor 8. Sera-t-il aussi efficace que sur ses comparses ? C’est ce que nous verrons dans quelques paragraphes.

Design

Honor est connu pour proposer des smartphones au design attrayant. Le Honor 8 se distinguait particulièrement avec son dos en verre. Le 6X m’a cependant laissé un peu sur ma faim. Bien qu’utilisant une coque en aluminium mettant l’accent sur la rondeur (le lecteur d’empreinte et le double APN sont ronds), le visuel m’a paru un cran en dessous des productions précédentes de la marque asiatique. Tout ceci reste cependant assez subjectif, mais pour ma part j’ai eu du mal à accrocher. Je vous laisse me donner vos ressentis sur ce point dans les commentaires.

La coque est en aluminium comme sur le Honor 5X.
La coque est en aluminium comme sur le Honor 5X.

La face avant reste elle aussi très classique. De couleur blanc ou noir selon le modèle, elle ne propose pas de boutons tactiles. Le nom de la marque est apposé sous l’écran, l’APN de 8 MP et les divers capteurs se trouvant au-dessus de la dalle.

La face avant est estampillée du logo de la marque.
La face avant est estampillée du logo de la marque.

La tranche haute propose une prise jack 3.5 mm et une connectique malheureusement en voie de disparition.

La prise casque est présente sur le Honor 6X.
La prise casque est présente sur le Honor 6X.

Sur la droite sont disposés les boutons de volume et d’alimentation, eux aussi en aluminium.

LE Honor 6X possède des boutons en aluminium.
Les boutons sont eux aussi en aluminium.

La trappe située sur le côté gauche du Honor 6X permet d’insérer deux cartes nano-SIM ou une carte nano-SIM plus une carte micro-SD jusqu’à 128 Go.

La trappe contient deux emplacements pour SIM partagés avec une micro-SD.
La trappe contient deux emplacements pour SIM partagés avec une micro-SD.

Pour terminer, le dessous de l’appareil comporte un haut-parleur de bonne qualité et un microphone, le tout enserrant un port micro-USB. Il est dommage de constater que l’USB Type-C n’a pas été employé. Dans l’absolu ce n’est pas bien grave, mais une petite évolution sur ce point n’aurait pas été de trop.

Le smartphone n'a pas d'USB Type-C.
Pas d’USB Type-C au programme, c’est dommage.

En conclusion, le Honor 6X est un smartphone de bonne qualité, solide et bien assemblé. Le design plaira (ou pas), mais pour ma part il ne m’a pas spécialement attiré, ce qui est assez rare sur les smartphones Honor.

Ecran

Doté d’une dalle 5.5″ Full HD (1920 x 1080 px), le Honor 6X est très agréable à utiliser au quotidien. Les couleurs sont vives sans pour autant devenir fluo. Les blancs sont plutôt bons. Il est même possible de faire quelques réglages sur la température de couleur dans les paramètres. La luminosité est bonne elle aussi, même si elle reste inférieure à d’autres smartphones que j’ai pu tester. Dans l’ensemble, Honor reste dans ses habitudes en proposant un bel affichage, agréable à l’œil sans en faire trop.

L'écran Full HD est très agréable à utiliser au quotidien.
L’écran Full HD est très agréable à utiliser au quotidien.

Interface et applications

Sans surprise, Honor a intégré dans son 6X Android avec la surcouche EMUI. Mais là où j’espérais voir Android 7.0 Nougat avec EMUI 5.0, il aura fallu que je me contente d’Android 6.1 Marshmallow avec EMUI 4.1. Rassurez-vous, les nouveautés ne devraient pas tarder à arriver dans les prochains mois. On retrouve donc en attendant une surcouche très colorée avec ses icônes arrondis et un look très proche de ce qui existe chez Apple. Beaucoup de paramètres sont personnalisables comme la barre de raccourcis ou encore les actions avec le lecteur d’empreintes digitales. C’est très proche de ce qui existait déjà sur le Honor 8, les amateurs de la marque seront en terrain connu.

Surcouche EMUI pour Honor 6X
EMUI est une surcouche colorée proche visuellement d’iOS.

 

Modification des raccourcis dans EMUI 4.1
Les raccourcis sont modifiables “à la CyanogenMod”.

Les utilisateurs provenant d’autres téléphones sous Android Stock risquent de prendre un peu de temps avant de maîtriser complètement EMUI. Il existe pas mal de raccourcis pas forcément mis en avant et les paramètres sont vraiment fouillis, bien que très complets. Je vous recommande vivement de tester tout ça en magasin avant un éventuel achat. La surcouche chinoise reste malgré tout très efficace, tout en accordant un certain degré de personnalisation qu’on ne retrouve pas forcément sur Android Stock.

Pour ce qui est des applications pré-installées, elles sont comme souvent légion chez Honor. On a donc des démos de jeux Gameloft (la plupart étant obsolètes), pas mal d’applications de réseaux sociaux comme Twitter, Facebook ou Instagram, le tout saupoudré des applis maison du constructeur. L’ensemble mange pas mal de place sur la mémoire interne, il est heureusement possible d’en retirer une grande partie. Ouf !

Nombreuses applications pré-installées sur le Honor 6X.
Comme toujours, les applications pré-installées sont (trop) nombreuses.

 

Jeux pré-installés peu intéressants sur le Honor 6X.
Les jeux pré-installés sont anciens et en démo seulement.

Que dire de plus sur la partie logicielle ?  On aimera ou on détestera, comme toutes les surcouches de ce type. Notez que la future mouture de EMUI devrait intégrer plus d’éléments provenant d’Android Stock comme un tiroir d’applications et des paramètres plus simples d’accès.

Appareil photo

Depuis le Huawei P9, Honor reprend le principe du double appareil photo sur ses productions. Ici, pas d’objectif haut de gamme certifié Leica, il ne faut pas rêver. Le capteur principal se contente de 12 MP, rehaussé par un APN de 2 MP. Mais alors, à quoi sert ce double appareil ? Principalement à effectuer des effets avec le focus, même après avoir pris des clichés. Vous pourrez ainsi obtenir des très jolis effets de flou, même sans être un pro ! En plein jour les photos s’avèrent correctes, avec de belles couleurs. Par contre, en basse luminosité c’est beaucoup moins bien, même avec le flash LED. En bref, cantonnez-vous aux photos à l’extérieur.

Le double appareil photo est hérité du Huawei P9 et du Honor 8.
Le double appareil photo est hérité du Huawei P9 et du Honor 8.

 

Les photos de jour restent de bonne qualité, sans non plus faire des miracles.
Les photos de jour sont correctes, sans non plus faire des miracles.

 

Les photos en basse luminosité ne sont pas du plus bel effet.
Les photos en basse luminosité ne sont pas du plus bel effet, ce qui rend mon pauvre ogre encore plus moche…

Etui officiel

Dans le cadre de ce test, j’ai aussi eu l’occasion de tester l’étui officiel de la marque. De couleur argent, il s’adapte parfaitement au smartphone. La mise en place est aisée et le look final très sympathique, bien qu’un peu bling-bling. La texture simili-cuir est du plus bel effet.

L'étui s'adapte parfaitement au smartphone.
L’étui s’adapte parfaitement au smartphone.

Sur le rabat est situé une fenêtre transparente en plastique. Avec l’option adéquate activée dans les paramètres, l’affichage de l’écran de verrouillage s’adaptera à la taille de cette fenêtre. Vous pourrez ainsi voir en toute discrétion l’heure, la date et votre barre de notifications sans débloquer le Honor 6X. Ça ressemble à ce que propose Samsung et c’est tout aussi efficace. Dommage quand même que le plastique de la fenêtre prenne autant les traces de doigts.

La fenêtre permet d'obtenir diverses informations sans avoir besoin d'ouvrir l'étui.
La fenêtre permet d’obtenir diverses informations sans avoir besoin d’ouvrir l’étui.

Actuellement, cet étui est proposé gratuitement en pack avec son téléphone sur Amazon, soit une petite économie de 30€.

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Si cet étui ne vous convient pas, vous trouverez probablement votre bonheur dans notre sélection :

Notre sélection de coques et étuis pour le Honor 6X

Performances

Pour sa nouvelle phablette, Honor a mis de coté le Snapdragon 616 pour le remplacer par son processeur maison, le Kirin 655. La quantité de RAM a aussi été revue à la hausse, passant ainsi à 3 Go. Il devrait donc y avoir assez de puissance sous le capot pour assurer toutes les tâches du quotidien, même avec les jeux 3D. Le smartphone chinois s’avère d’ailleurs étonnamment performant sur ce dernier point, malgré un résultat plutôt moyen sur les benchmarks. Il obtient ainsi seulement 56805 points sur Antutu, mais fait tourner Epic Citadel à 45 fps au plus haut niveau de détails. Si vous êtes un joueur avec un budget restreint, le Honor 6X pourrait vous combler.

Benchmark Honor 6X

Le Honor 6X s'en sort étonnement bien avec les jeux 3D.
Le Honor 6X s’en sort étonnement bien avec les jeux 3D.

S’il s’en sort bien pour tous les usages, j’ai quand même regretté l’absence de wifi à 5 GHz sur le smartphone asiatique. Il faudra donc se contenter du wifi 802.11 b/g/n qui utilise la bande des 2.4 GHz. Sans être un frein à l’achat, cette absence laisse un petit arrière-gout de manque. Tout fonctionne cependant très bien, que ce soit le wifi, le Bluetooth ou encore le NFC. Le Honor 6X est un vrai régal à utiliser au quotidien, surtout pour un terminal dans cette gamme de prix.

Autonomie

Je n’ai presque jamais été déçu par la durée de vie des Honor/Huawei. Le 6X ne déroge pas à la règle. Sa batterie de 3340 mAh est plutôt large, même pour une phablette. Couplée à l’optimisation maison de Honor, elle permet de tenir une bonne grosse journée sans faillir. Un utilisateur peu intensif peut donc espérer ne recharger son smartphone que tous les deux jours. En deux heures de streaming sur Molotov TV, l’engin a perdu seulement 19% d’autonomie. Un très bon score, surtout dans cette gamme de prix. Comme toujours, l’application “Gestion du téléphone” permet un réglage assez pointu de la batterie en coupant les applications inutiles ou encore en retirant les options non essentielles en cas de charge faible. Pour ce qui est de la charge, il faut compter environ 2h, le 6X bénéficiant de la charge rapide à 2A.

La gestion manuelle de la batterie est assurée par une application très bien faite.
La gestion manuelle de la batterie est assurée par une application très bien faite.

Conclusion

L'écran Full HD est de belle qualité.

Notre test du Xiaomi Redmi Note 4, la phablette à moins de 230€

Une fois n’est pas coutume, nous vous proposons le test d’une phablette qui nous vient directement de Chine et n’est disponible qu’en import. Conçu par Xiaomi, que vaut le Redmi Note 4 par rapport à ses concurrents commercialisés en Europe ? C’est ce que nous allons voir dans ce test complet. Publié le 5/12/2016 maj 06/01/2017

Design et spécifications

Pendant longtemps, les smartphones chinois ont été catalogués comme de grossières copies des marques les plus connues, avec des prix très bas mais une qualité plus que douteuse. Cependant, les années aidant, la qualité n’a pas cessé d’augmenter alors que les prix restent toujours aussi attractifs. Xiaomi est l’une des ces marques qui monte en Chine et attire de nombreux fans, même hors d’Asie. Un engouement compréhensible quand on jette un œil à la fiche technique de cette phablette :

  • Ecran 5.5″ IPS Full HD 1920 x 1080 px
  • Processeur Helio X20 à 2.1 GHz
  • 3 Go de RAM
  • 64 Go de stockage
  • Port micro-USB 2.0, prise casque 3.5 mm, port micro-SD, emplacement double SIM, Bluetooth 4.2, wifi b/g/n/ac, émetteur infrarouge
  • APN 5 MP et 13 MP
  • Batterie 4100 mAh
  • Dimensions : 151 x 76 x 8 mm pour 175 grammes
  • Android 6.0.1 avec surcouche MIUI 8

Des spécifications plutôt complètes pour un prix de 225€ environ. Une version avec 2 Go de RAM et 32 Go de stockage est aussi commercialisée aux alentours de 155€. Comme de nombreux appareils asiatiques, le Redmi Note 4 utilise Android avec une surcouche lourdement modifiée ressemblant fortement à iOS, nommée MIUI. Notez que Xiaomi ne vend pas encore ses smartphones à l’international, nous avons donc fait importer notre appareil de test via le site Gearbest (site sérieux que nous avons testé plusieurs fois sans soucis).

Acheter Xiaomi Redmi Note 4

Passons maintenant au design, un élément souvent pointé du doigt dans les productions chinoises. Je dois avouer que j’ai été agréablement surpris par la qualité de conception du Redmi Note 4. Celui-ci est doté d’une coque en métal de très bonne qualité avec des bords arrondis, tout comme l’appareil photo et le capteur d’empreintes digitales. Les bords sont rehaussés avec des liserés argentés. Même si ce n’est pas forcément très original, ce look a l’avantage d’être agréable à l’œil. La prise en main est elle aussi agréable, même si le terminal est un peu lourd avec 175 grammes au compteur.

Le Redmi Note 4 a un joli design arrondi.
Le Redmi Note 4 a un joli design arrondi.

La face avant est un peu plus décevante, la dalle en verre semblant être simplement posée sur le métal. A l’usage, je n’ai pas remarqué le moindre signe de faiblesse structurelle, c’est donc plutôt bon signe. En plus des classiques capteurs et du haut-parleur, Xiaomi a intégré trois boutons tactiles pour la navigation au sein de son interface. Notez que vous pouvez les désactiver comme sur le Oneplus 3.

Les boutons tactiles peuvent se désactiver si vous préférez les contrôles à l'écran.
Les boutons tactiles peuvent se désactiver si vous préférez les contrôles à l’écran.

Sur la tranche droite se situent les boutons d’alimentation et de volume, eux aussi en métal.

Les boutons physiques sont en métal comme la coque.
Les boutons physiques sont en métal comme la coque.

La tranche gauche contient la classique trappe pour les cartes SIM/micro-SD. Un emplacement est au format nano, l’autre au format micro pour y mettre au choix une seconde carte SIM ou une carte micro-SD.

Le Redmi Note 4 embarque deux SIM ou une SIM et une carte micro-SD.
Le Redmi Note 4 embarque deux SIM ou une SIM et une carte micro-SD.

La tranche basse est équipée du sempiternel port micro-USB ainsi que d’un micro et d’un haut-parleur. Ce dernier est d’ailleurs d’une qualité assez passable, manquant de punch et avec des basses peu audibles.

Le Redmi Note 4 utilise une connectique micro-USB 2.0.
Le Redmi Note 4 utilise une connectique micro-USB 2.0.

Pour terminer, le haut du Redmi Note 4 intègre la prise casque de 3.5 mm et un émetteur infrarouge comme sur le Honor 8. Ce dernier permet de contrôler une TV ou tout autre appareil à infrarouge. C’est assez sympa mais ça ne fonctionnera pas forcément avec n’importe quelle machine.

Le Redmi Note 4 possède un émetteur infrarouge.
Le Redmi Note 4 possède un émetteur infrarouge à coté de la prise casque.

 

Ecran

Doté d’une dalle IPS avec une définition Full HD, il faut avouer que la phablette de Xiaomi s’en tire très bien. Les couleurs sont très vives, les noirs sont très profonds et la luminosité assez forte pour garder les informations lisibles en plein jour. L’interface tire parfaitement profit de cette dalle en proposant des icônes colorées au style aplati. Les angles de vision sont eux aussi très larges sans avoir trop de pertes de couleurs. Sans nécessairement atteindre le même niveau que Samsung avec ses écrans AMOLED, le Redmi Note 4 est une vraie bonne surprise étant donné son prix serré. Les amateurs de multimédia devraient apprécier. Le seul petit défaut provient du réglage automatique de la luminosité qui a tendance à faire un peu n’importe quoi dans une pièce en demi-pénombre.

L'écran Full HD est de belle qualité.
L’écran Full HD est de belle qualité.

 

Les angles de vision sont larges et conservent bien les couleurs.
Les angles de vision sont larges et conservent bien les couleurs.

 

Interface MIUI

Ce test est pour moi l’occasion de découvrir la surcouche MIUI. Bien que le Xiaomi Redmi Note 4 soit livré de base sous MIUI 7, une mise à jour vers MIUI 8 est immédiatement proposée lors du premier allumage. C’est Noël avant l’heure ! Il semble que Xiaomi suive d’assez prêt ses smartphones en proposant des mises à jour régulières. Une initiative que j’apprécie tout particulièrement, à l’heure ou certains constructeurs ne proposent jamais de mise à jour système. Au premier coup d’œil, MIUI 8 m’a donné l’impression d’un mix entre EMUI 4.1 de chez Huawei/Honor et Touchwiz de chez Samsung, le tout saupoudré d’iOS. C’est donc très coloré, les icônes ayant un design aplati. Aucun tiroir d’application en vue, il faut tout ranger sur le bureau ou dans des dossiers. La zone de notifications est particulièrement bien faite, donnant la météo, un accès rapide aux paramètres ainsi qu’une barre de recherche.

La surcouche MIUI 8 est très colorée.
La surcouche MIUI 8 est très colorée.

 

La zone de notifications a un petit air de Touchwiz.
La zone de notifications a un petit air de Touchwiz.

Comme je le précisais plus haut, le Redmi Note 4 est disponible uniquement en import, ce qui pose quelques limitations. L’interface est ainsi entièrement en anglais, aucun moyen d’avoir le français actuellement. Autre gros bémol : pas de Play Store pré-installé. Il faut mettre les mains dans le cambouis pour y remédier, heureusement c’est très simple.

Play Store sur MIUI 8
Le Play Store n’est pas pré-installé sur le Redmi Note 4. Une manipulation simple permet d’y remédier.

Voici comment installer le Play Store sur MIUI 8

Une fois passés les premiers instants assez erratiques, MIUI 8 s’avère simple à prendre en main. La ressemblance avec EMUI 4.1 que j’ai testé récemment sur le Honor 8 m’a probablement bien aidé ! D’ailleurs, les options de personnalisation sont moins nombreuses. On peut quand même modifier le thème ou encore l’ordre des boutons d’accès rapides. Quelques indications sur les gestes à effectuer seraient d’ailleurs bienvenues.

Les thèmes sont modifiables afin de personnaliser le smartphone.
Les thèmes sont modifiables afin de personnaliser le smartphone.

Smartphone chinois oblige, la majorité des applications pré-installées sont en chinois. Certaines peuvent se retirer du système, d’autres non. Une fois le ménage fait, il en reste quand même beaucoup qui seront assez inutiles. Ce sont les petits inconvénients de l’import ! L’installation du Play Store ou de tout autre marché alternatif vous sauvera la mise, en permettant notamment la mise en place d’un clavier français et d’un navigateur adapté. Avec ses 64 Go de mémoire interne, le Redmi Note 4 sera en mesure de tout gérer sans soucis.

Appareil photo

Comme tout smartphone, le Xiaomi est équipé de deux appareils photo numériques. Celui en face avant fait 5 MP et celui à l’arrière 13 MP. Il embarque un autofocus ainsi qu’un flash à LED. C’est donc du classique même pour cette gamme de prix. L’application photo est dotée de nombreux filtres dont certains sont assez amusants. Les clichés pris en plein jour sont plutôt bons, dommage qu’on ne puisse pas en dire autant pour ceux en basse luminosité. Ces derniers sont flous, même avec le flash.

Les clichés sont de bonne qualité, sans pour autant atteindre le même niveau que les appareils haut de gamme.
Les clichés sont de bonne qualité, sans pour autant atteindre le même niveau que les appareils haut de gamme.

 

Les photos en basse luminosité sont loin d'être bonnes.
Les photos en basse luminosité sont loin d’être bonnes.

 

L'APN bénéficie de divers modes de prise de vue.
L’APN bénéficie de divers modes de prise de vue.

Dans l’ensemble c’est correct sachant le prix assez bas du terminal chinois. J’ai cependant constaté quelques plantages avec la caméra, obligeant à redémarrer le smartphone pour en retrouver l’usage. J’espère qu’une future mise à jour réglera ces problèmes. Pour la vidéo, c’est aussi très classique : 1080p et modes timelapse ou slowmotion. Xiaomi s’en tire bien et c’est tout ce qu’on attendait à moins de 230€.

Il arrive que la caméra se bloque, obligeant à redémarrer pour en reprendre le contrôle.
Il arrive que la caméra se bloque, obligeant à redémarrer pour en reprendre le contrôle.

 

Performances

Doté d’un processeur Mediatek Helio X20 à 10 cœurs et d’un GPU Mali T880, le Xiaomi Redmi Note 4 délivre de bonnes performances au quotidien. Que ce soit la navigation Web ou le multimédia, vous ne serez pas déçu. Ses vraies limites apparaissent lors de l’usage de jeux vidéo récents. Si Asphalt 8 tourne très bien avec les détails au maximum, il n’en est pas de même pour des titres plus récents comme Dead Effect 2. Le processeur chauffe vite, rendant la tenue en main assez désagréable en plus de provoquer des ralentissements. Le smartphone chinois reste cependant valable pour 90% des titres du marché, avec un score non négligeable de 71722 points sur Antutu.

Antutu Xiaomi Redmi Note 4
Score Antutu : 71722

 

Asphalt 8 tourne à fond sur le Redmi Note 4.
Asphalt 8 tourne à fond sur le Redmi Note 4.

Pour la connectivité, je n’ai pas eu de problème avec le wifi en 5 GHz, ni le Bluetooth 4.2 qui m’a servi à connecté mon Mi Band 2 de la même marque. En fait, la seule gène qui pourra rebuter quelques acheteurs est l’absence de la fréquence des 800 MHz pour la 4G, ce qui pourra peut-être vous pénaliser dans certaines zones. En dehors de ça les appels et SMS passent très bien, le smartphone réalise bien son office.

Autonomie

Doté d’une généreuse batterie de 4100 mAh, le Xiaomi Redmi Note 4 jouit d’une belle autonomie le rendant capable de tenir deux journées environ en usage léger (un peu de navigation Web, SMS et de courts appels). MIUI propose d’ailleurs quelques options pour gérer la batterie permettant de couper la synchronisation et le Bluetooth selon un planning réglable selon vos envies. Le processeur peut aussi fonctionner selon deux modes : standard ou performance, ce dernier étant plus gourmand en énergie. Pour vous donner une idée, le Redmi Note 4 aura tenu 08h51 lors de notre test qui consiste à faire tourner en boucle une vidéo Full HD H.264 avec la luminosité à 50% et le wifi activé. Un bon score pour cette phablette milieu de gamme. Dommage par contre que la charge rapide ne soit pas de la partie, il faut compter environ 3h pour une charge complète.

Xiaomi Redmi Note 4 autonomie

Conclusion Xiaomi Redmi Note 4

Steelseries

Test de la manette Nimbus Steelseries pour iOS

Avec l’offre pléthorique de jeux toujours plus complets sur iPad, iPhone et Apple TV, il n’est plus aussi saugrenu de vouloir coupler son appareil avec une manette de jeu. Aujourd’hui, on se penche sur la question en s’intéressant de très près à la manette Nimbus de chez Steelseries.

L’iPad est une tablette capable de se transformer en un ordinateur, un téléviseur, une radio… mais aussi en console de jeu. Comme nous le disions en introduction, il suffit de se rendre sur l’App Store à la catégorie jeux pour se rendre compte que l’iPad ou l’iPhone n’ont plus à rougir face aux consoles de salon. Certes, la qualité graphique comme la jouabilité restent encore en dessous, mais l’on se retrouve désormais avec des dispositifs capables de nous faire passer des heures entières en jouant.

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Steelseries
La Nimbus ressemble à n’importe quelle manette de console de salon

Plus encore que l’iPad, l’iPhone ou l’iPod, c’est l’Apple TV qui a permis à Apple de prendre une nouvelle dimension et de rapprocher un peu plus encore un dispositif de la firme à la pomme d’une console de salon. Seul hic, pour le moment Apple nous laisse nous débrouiller avec la télécommande fournie avec l’Apple TV en guise de manette. Voilà la raison pour laquelle nous nous penchons sur la manette Nimbus de chez Steelseries afin de voir comment elle fonctionne et ce qu’elle apporte en plus dans notre expérience vidéoludique.

Test vidéo de la manette

Présentation & caractéristiques techniques

Certifiée MFI (Made for iPhone/iPad), la manette de chez Nimbus est un accessoire qui, s’il n’est pas indispensable, peut vite se révéler pratique si, comme moi, vous multipliez les appareils Apple à domicile et que vous êtes un tantinet joueur (euse). La certification est surtout l’assurance d’avoir un dispositif qui fonctionnera de manière optimale avec un iPad, un iPhone, un iPod touch, un Apple TV ou encore votre Mac. Si vous avez des doutes sur la compatibilité de cette manette avec votre appareil, sachez que sur un côté de la boite se trouve la liste des appareils compatibles.

Caractéristiques Steelseries
La manette offre une très large compatibilité

Si vous vous demandez si la manette se rapproche plus de celle de la PlayStation que de la XBOX, on répondra qu’elle est plus épaisse que celle de la PlayStation, mais moins que celle de la XBOX. Vous aurez compris qu’elle est entre les deux. Avec ses deux sticks analogiques, son pad, ses 4 boutons, ses 4 gâchettes et son bouton menu, elle ressemble vraiment aux manettes que l’on retrouve sur les consoles de salon. Le joueur habituel sera donc en terrain connu et l’occasionnel trouvera là un produit fonctionnel et pratique à utiliser.

C’est à peine si l’on déplore l’absence de sticks analogiques sur lesquels on peut cliquer. Sur la manette, on retrouve aussi un bouton avec le symbole du Bluetooth qui permettra d’établir la liaison entre la manette et votre appareil. Le bouton « hold » servira lui à allumer ou éteindre la manette. Entre ces deux boutons, une entrée Lightning rappelle que cette manette est rechargeable en utilisant cette connectique que l’on retrouve déjà pour la télécommande de l’Apple TV. C’est aussi cette connectique qui rappelle que cette manette n’est compatible qu’avec les appareils Apple.

Steelseries se recharge avec cordon Lightning
Elle se recharge via le cordon Lightning de votre appareil iOS

Puisque l’on parle de la batterie de la manette, il est intéressant aussi d’aborder son autonomie. Sur l’emballage, il est stipulé que celle-ci peut tenir jusqu’à 40 heures avant d’avoir besoin d’une recharge et dans les faits, nous n’avons jamais fait de longues sessions de jeu en vidant totalement la batterie de la manette. Nous ne savons pas concrètement si elle tient véritablement 40 heures, mais elle devrait vous accompagner durant de longues heures avant de montrer des signes de fatigue. Il y a des chances pour que vous soyez fatigué avant la Nimbus. On regrette toutefois un indicateur qui permettrait de savoir quel est le pourcentage restant avant que la batterie ne soit totalement vide.

Côté matériaux utilisés, la première impression donnée par cette manette est celle d’un produit robuste et fiable. Ici, nous sommes loin du gadget appelé à durer quelques semaines avant de rendre l’âme, on a un produit qui est largement à la hauteur des attentes des joueurs les plus exigeants. Moulée dans un plastique noir bien découpé pour accueillir les boutons et les gâchettes, la manette offre une bonne prise en main tout en ne glissant pas. Assez lourde pour donner cette impression de robustesse, elle ne l’est pas trop non plus, ce qui n’occasionnera pas de fatigue particulière à force de jouer avec. Côté sticks analogiques, ils sont recouverts d’un matériau qui permet de les rendre antidérapants, ce qui est parfait pour certains jeux qui les sollicitent beaucoup.

À noter que la manette est accompagnée par une astucieuse application qui permet de se tenir au courant des jeux compatibles avec l’accessoire. Vous les retrouverez par ordre alphabétique, dernières sorties ou encore par le classement des meilleurs titres. L’application permet aussi de mettre à jour la manette si une mise à jour est proposée. L’application est d’ailleurs proposée au téléchargement dès lors que vous couplez la manette avec un iPhone.

Application Steelseries
L’application permet de retrouver les titres compatibles et mettre à jour la manette

Côté compatibilité, la manette ne fonctionne sur iPad et iPhone qu’avec les jeux déclarés officiellement compatibles (la liste est disponible au sein de l’application). Sur Apple TV, la manette fait office de télécommande et c’est l’ensemble des jeux qui seront compatibles… ou presque. En effet, les jeux officiellement compatibles proposent une expérience de jeu de qualité avec une manette qui répond vite et bien. Peu de latence a été constatée sur ce type de jeu. En revanche, les jeux non compatibles peuvent proposer un temps de latence assez rédhibitoire. C’est le cas de ZEN Pinball, un jeu de flipper qui demande réflexe et rapidité et qui s’avère injouable avec la Nimbus sous peine de perdre assez rapidement. Faites donc bien attention si vous jouez sur l’Apple TV à ce que le jeu en question soit officiellement compatible avec la manette de chez Steelseries.

Les points forts et les points faibles de la Nimbus

Commençons par les points forts de ce dispositif, car ils sont nombreux. En premier lieu, et c’est la première chose que l’on remarque, la finition de cette manette, sa prise en main et son aspect robuste. Réalisée avec des matériaux de qualité, on n’a pas du tout l’impression d’avoir un jouet entre les mains, mais une véritable manette digne d’une console. Cela nous emmène vers notre deuxième point fort, elle donne à l’Apple TV et dans une moindre mesure à l’iPad et l’iPhone, une nouvelle dimension en les transformant en consoles. Terminons sur l’autonomie de cette manette qui est appelée à tenir 40 heures avant d’envisager de la recharger, la recharge sera d’autant plus simple qu’elle se fera via le câble lightning qui permet aussi de recharger les appareils Apple en temps ordinaire.

gachette avant sur la Steelseries
Comme sur une console de salon, la manette possède des gâchettes à l’avant

Côté point faible, nous n’avons pas grand-chose à lui reprocher et il faut vraiment se creuser la tête pour lui trouver des défauts. Les vrais gamers reprocheront l’impossibilité de cliquer sur le stick analogique, ce qui peut supprimer quelques fonctions selon les jeux. D’autres esprits chagrins regretteront l’absence d’un câble lightning pour accompagner cette manette, mais si vous l’achetez, c’est que vous possédez certainement déjà un appareil Apple avec son propre cordon. Bref, peu de fausses notes pour cet accessoire qui s’avère vite indispensable pour celles et ceux qui aiment jouer sur iPad, iPhone, Mac ou Apple TV.

Pour qui et à quel prix ?

Il va de soi qu’un tel dispositif s’adresse avant tout aux joueurs et joueuses sur iPad, iPhone, Mac ou Apple TV. Si l’univers des jeux ne vous intéresse pas, vous ne devez sans doute même pas être arrivés à cet endroit du test. En revanche, si vous aimez jouer sur votre appareil Apple, cette manette remplacera avantageusement les contrôles tactiles parfois compliqués à maitriser sur la surface vitrée de son appareil.

bouton menu sur la Steeleries
Le bouton menu permet de l’utiliser comme télécommande de l’Apple TV 4

Vendue en règle générale 59,95 euros (on peut la trouver de temps en temps sur Amazon à moins de 50 euros), c’est finalement un investissement à un prix raisonnable au regard d’anciennes manettes aux qualités inférieures que l’on trouvait à 100 euros environ il y a encore 2 — 3 ans. Pour le prix d’une manette traditionnelle sur console, vous transformez votre iPad, iPhone ou Apple TV en une console d’appoint que vous pourrez même emporter avec vous. Voilà un investissement qui demande réflexion, mais qui ne déçoit que très rarement dès lors qu’on l’a fait.

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Conclusion

L'écran WUXGA est de bonne qualité comparativement au prix de la tablette.

Chuwi Hi10 Plus : notre test de l’hybride dualboot Windows 10 & Remix OS

Nous continuons notre découverte des produits venus de Chine avec aujourd’hui le test de la tablette hybride Chuwi Hi10 Plus tournant sous Windows 10 et Remix OS.

 

Prix et spécifications

Chuwi est une marque chinoise qui produit depuis quelques années déjà des tablettes dont la particularité est d’être dual-boot. Elles fonctionnent donc avec deux OS, en général Windows et Android. La Hi10 Plus que j’ai reçu pour ce test ne déroge pas à la règle puisqu’elle embarque Windows 10 et Remix OS 2.0, une version modifiée d’Android. Elle est commercialisée à 168€ chez Gearbest, un site d’import réputé pour sa qualité.

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Pour ce prix-là, on se doute que les spécifications ne vont pas crever le plafond. La fiche technique reste cependant correcte :

  • Ecran 10.8″ WUXGA 1920 x 1280 px
  • Processeur Intel Atom x5-Z8300
  • 4 Go RAM
  • 64 Go de mémoire interne
  • APN 2 MP et 2 MP
  • Wifi 802.11 b/g/n, Bluetooth 4.0
  • Port USB Type-C 3.1, micro-USB OTG 2.0, micro-HDMI, micro-SD, casque 3.5 mm
  • Batterie 8400 mAh
  • Dimensions : 276.4 x 184.8 x 8.8 mm pour 686 grammes
  • OS : Windows 10 / Remix OS 2.0

Pour moins de 200€, l’ensemble est plutôt bien, même si on sent qu’il a dû y avoir des compromis : pas de wifi 5 GHz, un processeur d’entrée de gamme ou pas d’USB plein format… Le plus gros défaut est probablement la mémoire interne qui fait seulement 64 Go. Caser deux OS dont Windows 10 sur si peu d’espace est risqué. D’ailleurs la plus grosse partition est laissée au système d’exploitation de Redmond, Remix OS devra se contenter de 8 Go. Mais je passerai ça plus en détail dans la partie suivante. Voyons d’abord si la qualité est au rendez-vous dans le design de cette tablette chinoise.

Ayant possédé la vénérable Chuwi Vi10, je dois avouer que l’évolution de la Hi10 Plus s’est faite dans le bon sens. Fini la grosse tablette toute carrée, on a ici une machine plus dans l’air du temps avec une jolie coque en aluminium aux contours arrondis. Malgré le poids élevé, la prise en main reste agréable. D’ailleurs, je n’ai pas constaté de craquements ou d’enfoncement comme c’était le cas sur l’ancêtre.

La nouvelle tablette de Chuwi possède un design soigné.
La nouvelle tablette de Chuwi possède un design soigné.

Sur le côté gauche on a toute la connectique qui est réunie. Je regrette un peu l’absence des ports USB plein format d’antan qui s’avéraient très pratiques. Heureusement, on peut quand même charger la tablette via l’USB Type-C et utiliser un appareil externe avec le port micro-USB 2.0, chose que des tablettes plus haut de gamme ne permettent pas.

La connectique est plus complète que sur certains hybrides haut de gamme.
La connectique est plus complète que sur certains hybrides haut de gamme.

Sur la tranche haute, les boutons en métal sont bien imbriqués et ne bougent pas. Là aussi, la qualité de conception a fait un bon pas en avant chez Chuwi. Le seul défaut à mon sens est l’orientation du volume : la tablette est conçue pour être utilisée avant tout à l’horizontale mais le bouton est placé pour un usage à la verticale. Pour baisser le volume, il faut ainsi appuyer à droite et non à gauche comme le voudrait la logique.

Les boutons physiques sont bien implantés et semblent solides.
Les boutons physiques sont bien implantés et semblent solides.

Sur chaque côté de la Chuwi Hi10 Plus est situé un haut-parleur. Le son émis est de qualité moyenne. Ça manque clairement de basses, je recommande donc l’emploi d’un casque audio. De plus si on tient la tablette à la main, les haut-parleurs tombent directement sous la paume. N’est pas la Huawei MediaPad M3 qui veut !

Les haut-parleurs délivrent un son moyen.
Les haut-parleurs délivrent un son moyen.

Passons maintenant à l’écran. Avec 10.8″, il s’approche plus des hybrides que des classiques en 10.1″. La définition “plus que Full HD” est suffisante pour profiter de films ou même de bandes dessinées sans avoir les yeux qui saignent. Les couleurs sont un peu fades, mais pour le prix on peut difficilement se plaindre. La luminosité manque un peu de punch, n’espérez pas utiliser la Chuwi Hi10 Plus en plein soleil. Sur le côté droit de la dalle on trouve un bouton tactile Windows qui permet de revenir au menu principal sur les OS installés. Il s’avère très pratique sur Remix OS !

L'écran WUXGA est de bonne qualité comparativement au prix de la tablette.
L’écran WUXGA est de bonne qualité comparativement au prix de la tablette.

 

L'IPS assure de bons angles de vision.
L’IPS assure de bons angles de vision.

Pour la première approche, la Chuwi Hi10 Plus s’en sort plutôt bien. La marque chinoise livre une tablette d’entrée de gamme solide, malgré quelques petits défauts de conceptions déjà présents sur les précédents modèles. Mais à moins de 200€, il est difficile de faire la fin bouche.

Remix OS : Android façon Windows

Je vous ferai grâce de la présentation de Windows 10 qui est maintenant bien implanté dans nos vies de geeks. Chuwi fourni un OS dépouillé de toute application constructeur. Prévoyez un clavier pour en profiter au maximum. Sachez que la marque a conçu un clavier cover spécialement pour sa tablette, mais il est en QWERTY. Il se fixe magnétiquement sous la machine et je vous recommande vivement son achat afin de tirer parti au mieux des systèmes installés, tous deux étant orientés vers la productivité.

Passons donc au décorticage de Remix OS. Basé sur Android 5.1, ce système d’exploitation conçu par Jide vise à rendre l’OS de Google plus exploitable et adapté au monde du PC. Une bonne idée face à l’émergence des hybrides depuis quelques années. Sur la Hi10 Plus il est proposé dans sa version 2.0, mais officiellement il en est à la version 3.0 basée sur Android 6.0 Marshmallow. Durant mon test, la tablette a refusé de passer à la nouvelle version, probablement parce qu’elle n’est pas officiellement supportée par Jide.

Il faudra se contenter de Remix OS 2.0, peu importe votre choix dans les paramètres.
Il faudra se contenter de Remix OS 2.0, peu importe votre choix dans les paramètres.

Oublions ce petit désagrément et voyons ce que ce système d’exploitation a à nous offrir. Après une configuration initiale classique, on arrive devant un premier écran qui fait furieusement penser à Windows 10 : barre de menu noire, icônes de notification stylisées… Android semble bien loin !

Remix OS 2.0 s'inspire clairement de Windows 10.
Remix OS 2.0 s’inspire clairement de Windows 10.

Il y a même un menu Démarrer en bas à gauche. Celui-ci regroupe toutes vos applications installées. Ces dernières peuvent être classées par ordre alphabétique, date d’installation ou fréquence d’usage. Là encore, on a l’impression d’être plus sur un PC que sur une tablette, d’où la nécessité de prévoir un clavier pour en profiter pleinement.

Le menu de démarrage rassemble toutes vos applications.
Le menu de démarrage rassemble toutes vos applications installées.

Du côté droit on a une barre de notifications qui regroupe les raccourcis classiques : batterie restante, luminosité, heure, Bluetooth, etc… Un appui sur l’icône tout à droite ouvre le centre de notifications. Oui, comme sur Windows 10 !

Le centre de notifications ressemble fortement à celui de Windows 10.
Le centre de notifications ressemble fortement à celui de Windows 10.

Rassurez-vous, tout n’est pas comme sur l’OS de Redmond, on retrouve vite quelques réflexes classiques d’Android comme les bureaux à faire glisser, les icônes à mettre à la poubelle pour désinstaller. En revanche, pas de widgets en vue, c’est assez dommage. Au niveau des applications, pas de doutes non plus, c’est bien Android : Play Store et Chrome sont pré-installés.

Le Play Store est pré-installé, mais pas utilisable en multi-fenêtre.
Le Play Store est pré-installé, mais pas utilisable en multi-fenêtre.

Un autre marché d’applications est fourni. Nommé Remix Central, il permet de télécharger les applications recommandées pour votre tablette. Son intérêt est assez limité puisque les versions proposées ne sont pas à jour et déjà disponibles sur le Play Store.

Le marché Remix ne sert finalement pas à grand-chose face au Play Store.
Le marché Remix ne sert finalement pas à grand-chose face au Play Store.

Mais le plus gros intérêt d’avoir un fonctionnement proche d’un OS de PC est le multi-fenêtrage. Remix OS 2.0 tente d’apporter ce concept sur Android, mais c’est à moitié fonctionnel. En effet, les applications compatibles semblent peu nombreuses et il manque la possibilité de faire du “tiling”. Pour rappel, le tiling permet de redimensionner automatiquement les fenêtres ouvertes afin de prendre le meilleur espace possible sur l’écran sans avoir à tout cadrer manuellement.

Le multi-fenêtres sur Android est assez classe, même si il y a encore du chemin à faire.
Le multi-fenêtres sur Android est assez classe, même si il y a encore du chemin à faire.

Au final, j’ai eu l’impression d’être devant un OS prometteur mais qui doit encore faire face à des défauts de jeunesse. La Chuwi Hi10 Plus n’étant pas officiellement supportée par les développeurs de Remix OS, les mises à jour ne semblent pas possibles, il faudra composer avec un système pas forcément mature, bien que déjà fonctionnel pour les tâches basiques.

Appareil photo

Voici une partie qui va aller vite : amis photographes, passez votre chemin ! Blague à part, il n’y a pas grand-chose à dire des APN de la Hi10 Plus si ce n’est qu’ils sont de très mauvaise qualité. Avec des capteurs de seulement 2 MP à l’avant et à l’arrière, sans aucun flash, les clichés sont brouillés à l’extrême. En basse luminosité, tout ça devient indescriptible… Allez, circulez, il n’y a rien à voir !

Les clichés de la Hi10 Plus sont de très mauvaise qualité...
Les clichés de la Hi10 Plus sont de très mauvaise qualité…

 

Sans grande surprise, les photos en basse luminosité sont très mauvaises aussi.
Sans grande surprise, les photos en basse luminosité sont très mauvaises aussi.

Performances

En partant du principe que la tablette de Chuwi est commercialisée à moins de 200€, il ne faut pas s’attendre à une puissance démentielle. On en prend vite conscience, surtout en utilisant Windows : il y a parfois des lenteurs assez exaspérantes. Les résultats sont meilleurs sous Remix OS qui est bien moins gourmand. N’espérez cependant pas utiliser la Hi10 Plus comme machine de jeux, elle n’est clairement pas faite pour ça. Même un jeu comme Asphalt Xtreme rame. Les résultats des benchmarks montrent clairement un manque de punch, même si il n’y a rien de dramatique pour de l’entrée de gamme. Réservez cette machine pour du multimédia et de la bureautique, vous devriez alors y trouver votre compte.

Benchmark Chuwi Hi10 Plus
Score Antutu : 56914 points

Finalement, le plus gros point noir de la tablette chinoise ne provient pas de son manque de puissance, mais de son manque de mémoire interne. Avec seulement 64 Go, difficile de faire tenir deux OS. Windows 10 se voit attribuer la plus grosse part du gâteau avec environ 45 Go, ne laissant que 8 Go pour son compère sous Android. Une partie est utilisée par de nombreuses partitions cachées nécessaires au fonctionnement en dual-boot. Prévoyez une carte micro-SD ou un disque dur externe si vous prévoyez d’utiliser de gros fichiers.

Autonomie

Dotée d’une batterie de 8400 mAh, la Chuwi Hi10 Plus bénéficie d’une très bonne autonomie. Un visionnage de 2h sur Netflix, soit l’équivalent d’un bon gros film, aura fait descendre la batterie de 29%. La tablette peut donc tourner environ 6h en regardant des films en streaming. Durant mon test, elle m’a semblé très endurante, surtout sur Remix OS qui reste moins gourmand que Windows en ressources. Vous aurez donc de quoi tenir une bonne journée à regarder des films, naviguer sur le Web ou lire des BD. La recharge est aussi dans la bonne moyenne, la tablette utilisant un adaptateur de 3A. Comptez environ 3h pour remplir complètement la batterie, un temps plutôt court compte tenu de sa taille conséquente. Si vous cherchez une machine capable de tenir loin du chargeur, alors la Chuwi Hi10 Plus devrait vous convenir.

Conclusion

Huawei MediaPad M2

Huawei MediaPad M2 10.1″ notre test & avis

Après une version 8″ sortie en 2015, Huawei remet le couvert  en 2016 avec sa MediaPad M2 qui gagne en taille. Faut-il investir pour autant ? Réponse à la fin de ce test. Publié le 01/03/2016, mis à jour le 18/12/2016

 

Caractéristiques techniques et prix

La nouvelle tablette MediaPad M2 du chinois Huawei est une machine qui vient se situer dans le milieu de gamme, voire haut de gamme. Elle est d’ailleurs déclinée en plusieurs versions :

  • Version Standard : 2 Go de RAM, 16 Go de stockage
  • Version Premium : 3 Go de RAM, 32 go de stockage

Chaque version est déclinée en wifi seulement ou wifi + 4G. Vous pouvez aussi choisir d’avoir ou non un stylet tactile. Pour ce test, j’ai reçu une version Premium avec la 4G et le stylet, commercialisée à 500€. La version la moins équipée vous en coûtera 350€.

Meilleurs prix Huawei MediaPad M2 10.1″

Huawei semble donc bien vouloir placer sa tablette dans le haut de gamme. Les caractéristiques sont plutôt correctes :

  • Écran 10.1″ IPS 1920 x 1200 px
  • Processeur Kirin 930 huit cœurs 2 GHz
  • 2 ou 3 Go de RAM
  • 16 ou 32 Go stockage interne
  • Port micro-SD, micro-USB 2.0, bluetooth 4.0, jack 3.5 mm
  • Wifi 802.11 b/g/n/ac
  • APN 5 MP et 13 MP
  • Batterie 6660 mAh
  • Dimensions : 239.8mm x 172.75 x 7.35 mm, 500 grammes
  • Android 5.1.1 Lollipop avec surcouche EMUI 3.1

Comme vous pouvez le constater, si vous avez besoin de puissance, il faudra vous tourner vers la version Premium qui propose plus de RAM et de stockage. D’ailleurs, la version Standard avec seulement 2 Go de RAM et 16 Go de mémoire interne semble assez légère compte tenu de son prix de base. Le processeur n’est lui non plus pas le meilleur de la marque chinoise, comme nous le verront au paragraphe des performances. Huawei mise plutôt sur le multimédia pour accrocher les éventuels acheteurs, puisque la MediaPad M2 est dotée de quatre haut-parleurs sensés restituer un son exceptionnel. Les plus geeks pourront apprécier la présence d’un capteur d’empreintes digitales, un gadget très à la mode en ce moment sur les appareils mobiles.

D’un point de vue logiciel, Huawei a intégré sa surcouche EMUI, ici dans la version 3.1 par-dessus Android 5.1.1 Lollipop. Pour le moment, rien ne dit si il y aura des mises à jour vers Android 6.0 Marsmallow. Mais trêves de bavardages, il est temps de décortiquer la bête.

 

Design et aspect général

En quelques années, Huawei s’est fait une belle place dans le marché des appareils mobiles avec de jolis designs et du matériel bien conçu. La MediaPad M2 10 ne déroge pas à cette règle. Dès l’ouverture de la boite, il se dégage un petit aspect haut de gamme très agréable. La boite est sobre, comme souvent. Petit bonus : un étui est offert ainsi qu’une protection d’écran. Je vous en parlerai plus en détail dans le paragraphe consacré aux accessoires. Pour ce test, j’ai aussi eu l’occasion de recevoir le stylet actif de la MediaPad. Lui aussi sera décrit plus loin dans ce test.

Huawei MediaPad Mé
La MediaPad M2 avec sa boite et ses accessoires.

 

Huawei MediaPad M2
La boite de la tablette a un look très soigné.

Voyons d’abord la tablette. Avec son dos en aluminium argenté (existe aussi en doré), elle dégage une impression de solidité. L’arrière est juste équipé d’un APN et de son flash. Les tranches ne sont pas en reste, elles aussi étant en aluminium. Huawei garde donc sa ligne directrice, le design étant un grand point fort de cette marque. La MediaPad M2 dégage une impression de robustesse et de travail soigné.

Huawei MediaPad M2
Le dos en aluminium donne un aspect haut de gamme à la tablette.

 

Huawei MediaPad M2
L’APN de 13MP et son flash.

L’avant de la tablette m’a immédiatement fait penser à une machine de chez Samsung, avec son plastique blanc et le bouton rectangulaire sous l’écran. En même temps, toutes les tablettes ont tendance à se ressembler. La façade est comme le reste : sobre avec seulement l’APN et le nom de la marque estampillé à côté. La diode de notification à droite est invisible tant qu’elle ne s’allume pas.

Huawei MediaPad M2
L’avant de la M2 ressemble fortement à celui des tablettes Samsung.

 

Huawei MediaPad M2
L’APN avant fait 8MP.

 

Huawei MediaPad M2
Le bouton est un capteur d’empreintes digitales.

Passons maintenant à la connectique. Elle reste très classique, avec un port micro-USB dédié à la charge et aux transferts de fichiers sur la tranche gauche. Sur ce même côté, on retrouve le port micro-SD, situé dans une trappe à ouvrir grâce à un poinçon. La version 4G propose aussi une autre trappe pour la carte micro-SIM. L’ensemble s’intègre proprement dans le châssis. La connexion 4G est fonctionnelle, la tablette est débloquée pour tous les opérateurs, il n’y a rien à redire.

Huawei MediaPad M2
Le port micro-USB et les discrètes trappes pour SIM et SD.

Le côté droit de la MediaPad M2 dispose des classiques boutons de volume et d’alimentation, qui sont eux aussi très bien intégrés et semblent solides.

Huawei MediaPad M2
Les boutons sont discrets et d’aspect solide.

Sur la tranche haute, il y a un petit trou très discret pour le microphone. Sur les côtés on trouve deux haut-parleurs. La tranche basse accueille deux autres haut-parleurs. Ceux du haut diffusent les aigus, ceux du bas les basses. Ils sont bien disposés et ne sont pas recouverts par les mains. Par contre, si vous utilisez la tablette sur vos genoux, vous risquerez de bloquer le son des basses.

Huawei MediaPad M2
La MediaPad M2 possède quatre haut-parleurs.

Écran

La nouvelle version de la MediaPad M2 dispose d’un écran 10.1″, là où sa petite sœur se contentait de 8″. Doté d’une belle définition de 1900 x 1200 px, il utilise la technologie IPS.

Huawei MediaPad M2
L’écran est plutôt joli.

Les angles de vision sont très bons, il n’y a pas de perte de couleur comme j’ai pu le constater sur la Galaxy Tab S2 par exemple. La résolution de 224 ppi reste suffisante pour un usage agréable, même si il est vrai que la concurrence propose généralement mieux pour le même prix. La dalle réagit très bien au toucher et prend en compte jusqu’à dix doigts.

Huawei MediaPad M2
Les angles de vision sont très bons.

Les couleurs sont agréables, même si il n’y a pas autant de contraste et de vivacité que sur un écran AMOLED. Il est même possible de régler la température pour correspondre au mieux à vos préférences. Une option sympathique mais pas forcément utile à tout le monde. Le seul défaut de cette dalle est son manque de puissance à plein régime, elle semble un peu sombre même à 100% de luminosité.

Huawei MediaPad M2
Il est possible de modifier la température des couleurs.

Dans l’ensemble, Huawei propose un bel écran, agréable à regarder. La définition reste suffisante mais aurait peut-être gagné à être plus élevée.

 

Interface et applications

Comme de nombreux constructeurs (Samsung, Sony, HTC, etc…), Huawei nous propose une tablette sous Android assortie d’une grosse surcouche nommée EMUI. Ici dans sa version 3.1, cette interface fait immanquablement penser à celle d’Apple sur iOS : icônes rondes et colorées, pas de tiroir d’applications, un dock en bas de l’écran. Les habitués d’Android Stock risquent d’être assez désorientés au début, il y a pas mal de paramètres et ils ne sont pas forcément aux mêmes endroits qu’une version sans surcouche.

Huawei MediaPad M2
L’interface EMUI fait immanquablement penser à iOS.

Une fois la période d’adaptation passée, l’ensemble se révèle plutôt agréable à utiliser. C’est fluide et réactif, il y a même de petites modifications qui semblent tirées de ROMs modifiées : affichage de la vitesse réseau dans la barre de notification, cercle d’accès rapide (semblable au mode PIE), changement des thèmes et icônes, effets de transitions … Il y a de quoi se faire une tablette à son image assez rapidement. Moi qui aime bien bidouiller, j’avoue que j’apprécie cet aspect. Ce ne sera pas forcément le cas de tout le monde.

Huawei MediaPad M2
Les cercle rapide fait penser à la fonctione PIE des ROMs modifiées.

 

Huawei MediaPad M2
La M2 permet de modifier l’aspect graphique en toute simplicité.

Le lanceur utilise les gestes tactiles : trois doigts vers le bas ouvrent les paramètres rapides, un doigt vers le bas ouvre la recherche rapide dans les applis et contacts, deux doigts depuis le bas de l’écran le mode multi-fenètres. Car comme chez Samsung, Huawei propose sa propre version du multi-fenètres. Malheureusement, c’est loin d’être efficace, tout comme chez Samsung. Les applications compatibles sont très limitées : quelques applis Google et celles qui proviennent directement de chez Huawei. Au final, l’intérêt est plutôt limité. Certes, vous pouvez utiliser le navigateur tout en regardant une vidéo YouTube, mais ça s’arrête là. Il y a même des bugs graphiques qui empêchent une bonne utilisation en mode paysage, comme vous pouvez le voir sur la photo avec Google+.

Huawei MediaPad M2
Un glissement vers le bas ouvre la recherche rapide.

 

Huawei MediaPad M2
Le nombre d’applications compatibles avec le mode multi-fenêtre est très limité.

 

Huawei MediaPad M2
Le multi-fenêtre n’est pas forcément au point comme vous pouvez le voir à gauche.

Un autre petit détail qui me gène vient du dock. Il prend une trop grosse partie de l’écran à mon sens et il est impossible de le retirer. Autant sur un smartphone avoir un dock présente un réel intérêt, autant sur une grosse tablette je suis plus dubitatif. Même si vous veniez à enlever toutes les icônes, il sera toujours là, laissant un gros trou béant en bas de votre affichage.

Huawei MediaPad M2
Même vide, le dock reste en place et prend beaucoup d’espace…

Voilà pour le tour d’horizon de l’interface EMUI 3.1. Dans l’ensemble, c’est pas trop mal, malgré quelques petits défauts. Si vous êtes un puriste d’Android, passez votre chemin. Les autres pourront apprécier, surtout les personnes qui viendraient d’iOS.

Applications

Si vous aimez avoir le choix des armes, vous allez être servi avec la MediaPad M2. En effet, Huawei a garni sa tablette de nombreuses applications maison en plus des classiques applis de chez Google. On retrouve donc les applis mail, vidéo, galerie, musique, navigateur, appareil photo, contacts, messagerie, horloge, etc à la sauce Huawei. Il y en a énormément, bien trop pour toutes les décrire ici. La plupart sont indispensables, comme la galerie ou le lecteur vidéo, mais d’autres sont redondantes par rapport aux applis Google déjà intégrées. Je pense au navigateur ou à l’application mail. Si vous n’aimez pas les applis Google, ce qui peut se comprendre, vous aurez au moins des alternatives. Pour ma part, je préfère avoir une tablette vierge, quitte à télécharger mes applications préférées à côté.

Huawei MediaPad M2
Le navigateur Huawei est simple mais fonctionnel.

Dans l’ensemble, ces applications alternatives fonctionnent bien et son agréables à utiliser. Certaines sont compatibles avec le mode multi-fenêtres. Mais d’autres n’ont pas énormément d’intérêt comme la loupe ou le miroir. Et impossible de les désinstaller, ce qui prend de la place inutile.

Huawei MediaPad M2
Certaines applications comme Miroir sont plutôt inutiles…

Pour terminer, je vais aborder les quelques applications qui sortent de l’ordinaire. La première est WPS Office, qui permet de créer et éditer des documents Office ainsi que de lire des PDF. Elle fonctionne bien et plaira aux amateurs de productivité.

Huawei MediaPad M2
WPS Office permet de lire et éditer des documents Office.

La seconde application s’utilise avec le stylet. Elle se nomme Bamboo Paper et permet d’écrire ou dessiner si vous possédez le stylet tactile Huawei. Vous pouvez aussi l’utiliser avec les doigts si l’envie vous tente. Simple à prendre en main, cette application possède un gros défaut : les nombreux achats intégrés. Plus de la moitié des options pour changer le type d’écriture est payante. Même si les prix indiqués sont faibles (moins de 1€ pour un nouveau style d’écriture), c’est assez frustrant de voir ça sur une tablette qui coûte déjà assez chère en soit.

Huawei MediaPad M2
Bamboo Paper permet de faire du dessin avec le doigt ou le stylet MPen.

Dernière application intégrée : le clavier Swype. Huawei utilise ce clavier alternatif depuis des années sur ses terminaux. Il se révèle assez efficace, mais rien ne vous empèche de revenir au classique clavier Google dans les options si vous le souhaitez.

Huawei MediaPad M2
Le clavier alternatif Swype est installé par défaut.

Voilà qui termine ce paragraphe sur les applications. Huawei en propose un gros nombre de son cru, on appréciera ou pas leur utilité. Dommage qu’il soit impossible d’en désinstaller une majorité afin de libérer un peu de stockage.

 

APN

Comme toutes les tablettes modernes, la MediaPad M2 est équipée de deux appareils photo numériques. Celui en façade arrière fait 13 MP et celui à l’avant 8 MP. La qualité des clichés est correcte pour un équipement de ce type. L’APN avant est décent, permettant de faire de la visioconférence dans de bonnes conditions. Malheureusement, comme c’est le cas pour 99% des appareils numériques, la qualité se dégrade assez vite dans des conditions de basse luminosité.

Huawei MediaPad M2
L’APN de 13 MP prend des clichés corrects, dans la moyenne des concurrents.

Il n’y a pas grand-chose à dire sur ces appareils photos, ils font leur boulot et vous permettront de filmer en 1080p pour celui à 13 MP. La MédiaPad ne sort pas des sentiers battus et reste dans la bonne moyenne.

 

Performances et autonomie

Performances

La MediaPad M2 est équipée d’un processeur maison Kirin 930 composé de huit cœurs Cortex A53e et 2 Go de RAM. Le GPU est quant à lui un Mali-T628 MP4. L’équipement embarqué est donc loin d’être le plus récent de la marque, ni même le meilleur. Pour une tablette qui se veut haut de gamme, c’est assez dommageable. Les résultats des benchmarks sont d’ailleurs plutôt décevants, même si il restent corrects. La tablette de Huawei se retrouve ainsi en dessous de la Galaxy S2 et la Nexus 9. Les MediaPad avec 2 Go de RAM donneront naturellement de moins bons résultats.

Score Antutu : 51540 points
Score Antutu : 51540 points
Score Quadrant : 13787
Score Quadrant : 13787

 

Pour une utilisation normale, la tablette s’en sort cependant très bien. La surcouche n’est pas trop lourde, Huawei a réussi à éliminer les lags présents dans les anciennes versions d’EMUI. Les applications s’ouvrent vite, la navigation Web est agréable. Les limites se font en revanche sentir dans les jeux vidéo. Un titre récent comme Dead Effect 2 présentera quelques saccades et un framerate parfois léger dans les scènes chargées. Rien de dramatique, ça reste jouable. Les futurs jeux en 3D qui sortiront prochainement risquent en revanche de mettre la machine à mal.

Huawei MediaPad M2
Les jeux 3D récents ne tourneront pas à fond.

Par contre, la MediaPad M2 s’en tire à merveille pour le multimédia grâce à ses haut-parleurs. Le son rendu est franchement super, bien meilleur que sur toutes les tablettes que j’ai pu tester jusqu’à présent. Réglés à 50%, les haut-parleurs sortent déjà un son très puissant, les basses sont bien présentes, tout comme les aigus. Les haut-parleurs du bas s’occupent des basses, ceux du haut des aigus. De plus, le son est multi-directionnel, lors du visionnage d’un film c’est particulièrement bluffant. Sans arriver au niveau de vrais enceintes ou d’un casque professionnel, Huawei a néanmoins réussi un superbe coup avec ses haut-parleurs de très bonne qualité.

Huawei MediaPad M2
Les haut-parleurs sont un gros point fort de la MediaPad M2.

Passons maintenant au capteur d’empreintes digitales. Là aussi, il est très convaincant par sa réactivité. Autant sur la Galaxy Tab S2, je n’avais pas été convaincu, autant sur la MediaPad M2 c’est un vrai plaisir à utiliser. Le bouton permet aussi de capter les mouvements de votre doigt pour effectuer des actions précises. Ainsi, un glissement vers la droite ouvre les applications en cours. Un glissement vers la gauche fait un retour en avant. Pratique et intuitif.

Huawei MediaPad M2
Le capteur d’empreinte est polyvalent en plus d’être efficace.

Le reste de la tablette fait ce qu’on en attend. Le wifi supporte le protocole 802.11 ac, idéal pour le streaming local. La connexion est stable et le signal au top, même loin de la Box. Idem pour le bluetooth, rien à en redire. Il est donc temps de passer à l’autonomie.

Autonomie

Ayant déjà possédé un smartphone de la marque, j’avais été séduit à l’époque par l’autonomie très bonne qu’il proposait, Huawei proposant divers profils selon l’utilisation. La marque semble avoir gardé la même philosophie, la MediaPad M2 s’en sortant très bien avec sa batterie de 6660 mAh. Le mode économie d’énergie permet de gagner quelques minutes d’utilisation en réduisant l’usage du CPU et les communications réseaux. C’est totalement invisible pour l’utilisateur, mais ça semble plutôt efficace. Il est même possible de forcer l’arrêt des applications lors de l’extinction de l’écran, un peu à la manière de Greenify. En veille, la machine ne consomme presque rien.

Le M2 intègre un gestionnaire d’énergie.

 

Huawei MediaPad M2
Il est possible d’hiberner les applications lors du passage en veille.

Pour vérifier l’autonomie, la tablette est passée au banc d’essai habituel qui consiste à faire tourner en boucle une vidéo Full HD, l’écran à 50% de luminosité et le wifi activé. Les résultats sont bons, comme vous pouvez le constater sur le graphique suivant. Il aura fallu 8h29 pour vider complètement la batterie. Un bon point pour Huawei.

Huawei MediaPad M2
Autonomie : 08:29

Avant de passer à la conclusion de ce test, je vais vous présenter les divers accessoires existants : le stylet et les protections.

 

Accessoires

Stylet

Pour ce test, je me suis vu confier un stylet tactile MPen conçu pour la MediaPad. Avec lui, une pointe de remplacement en cas de casse et une pile AAAA. De couleur grise, il est relativement léger et agréable à utiliser.

Huawei MediaPad M2
Le stylet MPad supporte 2048 niveaux de pression.

Il intègre un bouton double. En maintenant appuyé un côté, vous pouvez détourer une image, par exemple sur le navigateur ou une photo afin de la retoucher. Ça marche n’importe où, comme vous pouvez le voir ci-dessous : j’ai détouré la calculatrice. Je ne suis pas sûr que cette fonction servira à beaucoup de monde, mais c’est toujours sympa de savoir que ça existe.

Huawei MediaPad M2
Les boutons ajoutent quelques fonctions à la tablette.

 

Huawei MediaPad M2
Le stylet fonctionne très bien, il est agréable à utiliser.

 

MediaPad M2 - Photo détourée
Le stylet permet de détourer n’importe quelle image à l’écran.

En utilisant toujours le même bouton, on peut prendre des capteurs d’écran ou ouvrir un menu spécial pour prendre des notes, faire des calculs ou envoyer un mail. La partie haute du bouton sert de gomme : maintenez appuyé et repassez au niveau de votre écriture pour effacer. Simple et pratique.

Huawei MediaPad M2
Le deuxième bouton permet de gommer vos textes manuscrits.

Le stylet gère 2048 niveaux de pression, c’est le double du stylet Surface que j’avais testé il y a quelques semaines. Il réagit très bien et l’écriture est vite naturelle. Reste qu’au final, en dehors de l’application Bamboo Paper, il n’y a pas grand-chose à faire avec. C’est souvent le cas avec les stylets tactiles d’ailleurs, seuls les amateurs de dessin numérique y trouveront une vraie utilité. Je regrette aussi l’absence d’une attache magnétique, ce qui oblige à porter le MPen à part au risque de l’égarer lors du transport.

Étui et protection d’écran

Deuxième accessoire fourni avec la tablette : un étui de type Smart Cover. Avec son aspect simili-cuir, il vient enserrer fermement la tablette tout en laissant libres les haut-parleurs et l’APN arrière. La fermeture magnétique permet d’éteindre automatiquement l’écran lors de la fermeture.

Huawei MediaPad M2
L’étui est de bonne facture.

 

L'étui laisse un accès complet à la connectique.
L’étui laisse un accès complet à la connectique.

Smart Cover oblige, l’étui se plie à l’arrière afin de maintenir la tablette droite. Malheureusement, la position n’est pas très stable et la tablette peut basculer si elle est disposée sur une surface glissante. Il n’y a pas non plus de choix entre divers angles de visionnage, c’est un peu dommage pour un étui qui doit compléter une tablette haut de gamme. En même temps, il est gratuit donc on peut difficilement lui en vouloir, surtout que son design colle bien au style premium de la MediaPad M2.

Huawei MediaPad M2
La stabilité n’est pas un point fort de l’étui, prévoyez une surface bien stable.

Une protection d’écran est aussi fournie dans la boite. Tout en plastique, elle est relativement fine et vous permettra de conserver votre précieuse tablette à l’abri des rayures. Un beau geste de la part de Huawei.

 

Conclusion

Noté par Johan Gautreau: 4.0 étoiles
****

 

Huawei vise le haut de gamme avec la MediaPad M2, mais il s’avère au final qu’on est  plutôt face à une tablette de milieu de gamme. Les performances sont correctes, mais restent un cran en-dessous de la concurrence. Idem pour l’écran. Du côté logiciel, la surcouche EMUI risque de diviser, on aimera ou pas. Reste que la machine s’en tire haut la main avec ses haut-parleurs d’excellente qualité et sa conception sans accroc. Si vous cherchez une tablette multimédia avant tout, la MediaPad M2 vous conviendra très certainement, malgré son prix un peu élevé. Les accessoires fournis gratuitement permettront quelques économies.

Meilleurs prix Huawei MediaPad M2 10.1″


Les + :

  • Design et finitions excellentes
  • Haut-parleurs
  • EMUI permet pas mal de personnalisation
  • Capteur d’empreintes digitales très efficace
  • Bonne autonomie

Les – :

  • Prix
  • Performances vite limitées pour les gros jeux
  • Mode multi-fenêtre pas assez complet
  • Trop d’applications redondantes et impossibles à retirer