Après avoir séduit le monde entier en 2022, Mercredi Addams était de retour sur Netflix cet été 2025. Les attentes étaient immenses, presque écrasantes. Mais les chiffres de visionnage sont venus refroidir l’ambiance : la saison 2 attire nettement moins de spectateurs.
Un succès initial difficile à égaler
Lors de son lancement, la première saison de Mercredi avait pulvérisé les compteurs. En trois semaines seulement, plus de 150 millions d’abonnés s’étaient plongés dans l’univers sombre de Nevermore, plaçant la série juste derrière le mastodonte The Witcher. Il faut dire que le cocktail était savamment dosé : une héroïne iconique, une atmosphère gothique irrésistible et un marketing porté par un phénomène viral.
Trois ans plus tard, la suite a vu le jour le 6 août 2025. Mais l’enthousiasme n’a pas suivi la même trajectoire : à peine 90 millions de visionnages sur la même période. Une chute de près de 50 %. Vertigineux, surtout pour une production aussi attendue.

Quand le contenu ne suffit pas
Beaucoup s’accordent à dire que la qualité des épisodes n’est pas en cause. L’univers reste fidèle à lui-même, et Jenna Ortega continue d’incarner une Mercredi magnétique. Mais il manque ce petit plus qui avait transformé la saison 1 en phénomène de société : la fameuse scène du bal, reprise sur TikTok par des millions d’internautes. Ce buzz planétaire avait offert à la série une visibilité sans précédent, propulsant l’Addams la plus célèbre au rang d’icône pop.
Cette fois-ci, aucun moment « mème » n’a émergé. Or, dans l’ère des réseaux sociaux, l’absence d’un tel relais peut peser lourd. Comme l’ont montré plusieurs études menées par l’INA sur la viralité des contenus culturels, le bouche-à-oreille numérique joue désormais un rôle décisif dans la consommation des séries.

Un calendrier défavorable
Un autre facteur pourrait expliquer la baisse : le timing. La saison 1 avait bénéficié de sa sortie à l’automne, période idéale pour une série aux accents macabres, juste avant Halloween. En revanche, la saison 2 a été lancée en plein mois d’août, une période où beaucoup de spectateurs sont en vacances et où les habitudes de visionnage changent.
De plus, Netflix a opté pour une diffusion découpée : quatre épisodes en août, puis quatre autres attendus le 3 septembre. Cette stratégie, destinée à maintenir l’intérêt sur la durée, pourrait avoir eu l’effet inverse : certains fans préfèrent attendre l’intégralité pour se lancer dans un marathon. Un pari risqué pour la plateforme, connue pour ses séries à binge-watcher.
Un avenir encore incertain
Peut-on déjà parler d’échec ? Pas forcément. Si les chiffres initiaux déçoivent, il reste la deuxième partie de la saison pour redresser la barre. Les discussions sur les forums et réseaux montrent que la communauté est toujours au rendez-vous, mais peut-être plus patiente, plus stratégique.
Ce qui est sûr, c’est que l’effet de surprise de la saison 1 est derrière nous. Pour continuer à exister dans la jungle des plateformes, Mercredi devra désormais compter sur sa solidité narrative plutôt que sur un coup de projecteur viral. Reste à savoir si ce sera suffisant pour réinstaller la série dans le haut du classement des productions Netflix.


