Squid Game : le créateur révèle pourquoi la série n’aura jamais de saison 4

C’est officiel : la célèbre série sud-coréenne ne connaîtra pas de quatrième saison. Le créateur Hwang Dong-hyeok a tranché, et il nous explique pourquoi l’histoire s’arrête là, malgré un succès mondial qui aurait pu faire durer le jeu bien plus longtemps.

Une fin voulue, pas subie

On a tous vibré, stressé, parfois crié devant notre écran. Depuis le 27 juin, les derniers épisodes de Squid Game sont disponibles sur Netflix, concluant une aventure aussi intense qu’inattendue. Ce qui aurait pu devenir une saga à rallonge – comme souvent quand un carton mondial se profile – s’arrête là. Pas de saison 4, et ce n’est pas une question d’audiences ou de budgets.

Le créateur, Hwang Dong-hyeok, l’assure : l’histoire de Gi-hun est arrivée à son terme. Vingt-deux épisodes pour raconter le parcours chaotique d’un homme ordinaire plongé dans une spirale mortelle. Pas un de plus. « Je n’ai plus rien à dire sur lui, » confie-t-il sobrement. Et à l’heure où tant de fictions s’étirent jusqu’à l’essoufflement, il faut bien avouer qu’une fin assumée a quelque chose de rafraîchissant.

Un projet pensé depuis le départ

C’est en 2008 que l’idée de Squid Game a germé dans l’esprit du réalisateur sud-coréen. À l’époque, il se heurte à des refus successifs : trop sombre, trop risqué, trop dérangeant. Pourtant, il persiste. La suite, on la connaît : un succès planétaire dès la première saison, une pluie de récompenses, une adaptation en jeu de télé-réalité, et des fans aux quatre coins du globe.

Mais à l’origine, la série n’était même pas censée avoir de suite. Hwang Dong-hyeok le dit sans détour : « C’était une histoire pensée comme un tout. J’ai dû me replonger dedans après le succès, mais sans trahir ce que je voulais raconter. » Résultat : deux saisons supplémentaires ont vu le jour, mais toujours avec la même idée en tête – respecter la trajectoire narrative du personnage principal.

La pression du succès, maîtrisée

Évidemment, avec l’explosion de la série, les attentes étaient énormes. Comment faire aussi bien que la saison 1 ? Comment éviter l’effet “saison de trop” ? Le piège était grand ouvert. Mais Hwang Dong-hyeok, loin de céder à la tentation, a préféré rester fidèle à son instinct de conteur. Il reconnaît avoir ressenti la pression, mais s’en être détaché le plus possible. « Je me suis recentré sur ce que j’avais à dire. C’est ma mission, pas de plaire à tout le monde, » confie-t-il avec un calme désarmant.

Et c’est peut-être là, justement, que réside la force de Squid Game : dans cette capacité à aller au bout d’une histoire, sans trahir ni les personnages, ni le propos initial.

Une conclusion assumée

Les derniers épisodes ne laissent que peu de place à l’ambiguïté. Gi-hun a changé. Le jeu, lui, a muté. Et même si certains auraient aimé prolonger l’expérience, Hwang Dong-hyeok met un point final net, sans regrets. Pour lui, la conclusion est satisfaisante. Ni ouverte ni bâclée. Juste ce qu’il faut pour refermer dignement un chapitre intense, dérangeant, mais profondément humain.

Et si, pour une fois, on acceptait que tout ne doive pas forcément durer ? Squid Game tire sa révérence sur une décision artistique forte. Une rareté à saluer dans un paysage télévisuel parfois trop friand de suites à rallonge.

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