Le Toyota bZ4X revient sur le marché européen avec une version mise à jour qui corrige les erreurs du passé. Plus d’autonomie, des prix ajustés et quelques optimisations techniques en font un modèle bien plus compétitif qu’à son lancement chaotique.
Un départ raté, mais un retour solide

Lors de sa sortie initiale, le bZ4X avait connu un sérieux revers : un rappel massif lié à un problème de roues risquant de se détacher. De quoi ternir l’image du constructeur sur le segment du SUV électrique. Pendant ce temps, en Chine, Toyota consolidait discrètement sa gamme. Aujourd’hui, le constructeur tourne la page et prépare l’arrivée de son deuxième modèle électrique en Europe, l’Urban Cruiser, tout en relançant le bZ4X avec des arguments solides.
Trois versions au catalogue

Jusqu’ici, le bZ4X reposait sur une batterie lithium-ion de 71,4 kWh, offrant 503 km d’autonomie (204 ch en traction) ou 461 km (218 ch en transmission intégrale). La nouvelle mouture propose désormais trois déclinaisons :
- 57,7 kWh, moteur unique de 167 ch
- 73,1 kWh, moteur unique de 224 ch
- 73,1 kWh, double moteur de 343 ch et transmission intégrale
Dans sa version la plus efficiente, Toyota annonce 573 km WLTP, soit environ 60 km de plus que la génération précédente.
Des améliorations techniques notables

Le constructeur introduit une transmission électrique repensée, baptisée eAxles. Plus compacte, plus légère et équipée de semi-conducteurs en carbure de silicium, elle améliore sensiblement les performances énergétiques. Côté recharge, le SUV reçoit un chargeur embarqué AC de 22 kW, alors que la charge rapide en DC reste limitée à 150 kW.
À l’extérieur, les évolutions esthétiques restent discrètes mais optimisent l’aérodynamisme. À bord, la planche de bord a été redessinée avec une console centrale plus intuitive et un écran multimédia de 14 pouces désormais livré de série.
Plus d’autonomie, même budget
En France, le prix d’appel débute à 40 900 € pour la version équipée de la petite batterie, disponible uniquement avec la finition Design. La déclinaison Grande Autonomie démarre à 44 900 € et grimpe jusqu’à 51 900 € en haut de gamme Collection. Quant à la version Performance AWD, ses tarifs s’échelonnent de 47 400 € à 54 400 €.
Bonne nouvelle : Toyota applique déjà une remise de 1 000 € sur l’ensemble de la gamme, ce qui permet d’obtenir davantage d’autonomie pour un prix identique à l’ancienne version.
Garantie et déclinaison Touring
Produite au Japon, dans l’usine de Motomachi (également dédiée au Subaru Solterra), la bZ4X n’est pas éligible au bonus écologique français. En revanche, Toyota mise sur son Battery Care Program, garantissant la batterie pendant 10 ans ou 1 million de kilomètres, à condition d’un contrôle annuel. Le constructeur assure également que la capacité ne descendra pas sous les 70 % au terme de cette période.
Enfin, pour les amateurs de routes accidentées, une version Touring orientée off-road a été présentée, confirmant la volonté de Toyota d’élargir son offre.
Avec ce lifting technique et commercial, Toyota entend redorer l’image de son premier SUV électrique en Europe. Plus fiable, plus efficient et désormais plus accessible, le bZ4X pourrait enfin trouver sa place dans un marché en pleine effervescence.


