Imaginez rouler dans une voiture électrique flambant neuve pour moins de 100 euros par mois, sans apport. Utopique ? Pas tant que ça. Grâce au retour du leasing social, cette promesse devient à nouveau réalité pour des milliers de foyers modestes en France.
Une seconde chance pour les foyers modestes
C’est un peu comme un bon plan que l’on attendait avec impatience. Le leasing social, lancé en 2024, avait fait un véritable carton. Annoncé en grande pompe, il devait concerner 20 000 véhicules. Finalement, 50 000 voitures électriques ont été mises à disposition. Et cette année, le dispositif revient avec de nouvelles conditions… et une vraie course contre la montre à prévoir.
À partir du 30 septembre, au moins 50 000 véhicules seront à nouveau proposés à la location, avec un loyer mensuel inférieur à 140 €, voire 95 € pour certains modèles comme la Citroën ë-C3. Attention cependant : il faudra être rapide. Ces voitures pourraient partir aussi vite qu’un plein d’essence un jour de grève.

Pour qui, exactement ?
Ce dispositif s’adresse à une catégorie bien précise de Français : ceux qui font partie des cinq premiers déciles de revenus, c’est-à-dire un revenu fiscal de référence par part inférieur ou égal à 15 400 €. En clair, ce sont les ménages modestes mais actifs qui sont visés.
Mais ce n’est pas tout : il faudra aussi justifier de l’usage professionnel de son véhicule. En 2024, cela passait par une attestation de l’employeur confirmant que le trajet domicile-travail faisait au moins 15 kilomètres. Pour les indépendants, il fallait prouver un minimum de 8 000 km annuels. Cette condition pourrait être reconduite.

Quels modèles et à quel prix ?
Si Stellantis avait largement dominé le marché lors de la première édition, cette année pourrait être plus ouverte. De nombreux constructeurs généralistes peuvent proposer leurs modèles, à condition que ceux-ci soient neufs, respectueux de l’environnement, pèsent moins de 2,4 tonnes et coûtent moins de 47 000 €.
Cela signifie que des modèles comme la Skoda Enyaq, la Peugeot e-2008 ou encore la nouvelle Citroën ë-C3 peuvent être concernés. Mais attention, les loyers risquent d’être plus élevés que l’an passé. En cause : une aide moindre. En 2024, le soutien pouvait atteindre jusqu’à 13 000 €. En 2025, il est plafonné à 7 000 €, financés par les Certificats d’économie d’énergie (CEE), et non cumulable avec d’autres aides à l’achat.

Un programme à surveiller de près
Ce qui ressort de cette nouvelle édition, c’est qu’il ne faudra pas traîner. Les véhicules seront attribués dans la limite du stock disponible, et avec une demande qui risque d’exploser dès le lancement, mieux vaut préparer ses documents en amont.
Pour les familles ayant besoin d’un véhicule pour aller au travail ou conduire les enfants à l’école, c’est une opportunité précieuse de passer à l’électrique sans se ruiner. Et pour les constructeurs, un vrai test de logistique, d’offre… et de réactivité.
En somme, si vous rêvez de vous mettre à l’électrique sans casser votre budget, cochez bien la date du 30 septembre sur votre agenda. Car à ce prix-là, les bons plans ne font jamais long feu.


