Vernee Apollo : notre test & avis sur ce challenger

Vernee est une jeune marque chinoise qui possède à son actif peu de smartphone. Nous testons aujourd’hui son meilleur appareil, le Apollo.

Prix et spécifications

Bien moins connue que Xiaomi ou Meizu, Vernee est une société chinoise relativement récente sur le marché des smartphones. Elle ne distribue pas ses appareils en Europe, il faut donc passer par l’import pour se les procurer. C’est le site Gearbest qui nous a fourni notre exemplaire de test. Vous pourrez le trouver à 235€ environ, un prix très attractif.

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Mais voyons donc ce que le Apollo offre dans sa fiche technique :

  • Ecran 5.5″ 2K (2560 x 1440 px)
  • Processeur Helio X25 à 2.5 GHz
  • 4 Go de RAM
  • 64 Go de stockage interne
  • Wifi 802.11 a/b/g/n/ac, Bluetooth 4.0, micro-SD, USB Type-C
  • APN 8 MP et 21 MP
  • Batterie 3180 mAh
  • Dimensions : 152 x 75.6 x 9.3 mm pour 188 grammes
  • Android 6.0 Marshmallow

 

Le tout est plutôt complet pour cette gamme de prix. Notez que le NFC n’est pas incorporé et que ce smartphone chinois ne gère pas la bande 4G à 700 MHz comme beaucoup de ses comparses asiatiques. Un coup d’œil aux dimensions laisse entrevoir un smartphone relativement imposant, même pour une phablette. Si vous cherchez un engin léger et pas trop épais, voyez plutôt du côté de Oneplus et son 3T.

Design

Dès les premières secondes de prise en main, le Apollo fait immédiatement penser aux productions de Oneplus. Il est juste bien plus gros et lourd… La coque est en aluminium est rehaussée par deux bandes en plastique qui laissent passer les signaux électriques. L’APN et le capteur d’empreintes digitales sont tous les deux arrondis. Sans être démentiel, ce design a fait ses preuves et reste très agréable.

Le Apollo est vraiment imposant, même pour une phablette.
Le Apollo est vraiment imposant, même pour une phablette.

La face avant est dépourvue de toute fioriture : pas de boutons tactiles, pas de logo. Ça renforce la sobriété du tout. Une protection d’écran est déjà posée sur la dalle.

La face avant est dépourvue de boutons tactiles malgré la place disponible.
La face avant est dépourvue de boutons tactiles malgré la place disponible.

La connectique est située comme toujours sous l’écran avec son port USB Type-C et deux emplacements qui cachent un haut-parleur et un microphone.

Le Apollo embarque un port USB Type-C.
Le Apollo embarque un port USB Type-C.

Sur la tranche droite on a les boutons de volume et d’alimentation. Malgré la grande taille du Vernee Apollo, ils tombent bien sous les doigts.

Les boutons physiques sont bien implantés.
Les boutons physiques sont bien implantés.

De l’autre côté sont situées deux trappes. Celle du haut embarque soit une carte micro-SD, soit une carte nano-SIM. La seconde est destinée à une carte micro-SIM. Une configuration relativement inhabituelle, la plupart des constructeurs plaçant tout dans un seul emplacement.

Le Apollo possède deux emplacements pour cartes SIM.
Le Apollo possède deux emplacements pour cartes SIM.

Sur le haut du smartphone est situé la prise casque de 3.5 mm.

Le Apollo bénéficie d'une prise casque.
Le Apollo bénéficie d’une prise casque.

Voilà qui clôt cette première approche. Doté d’un design classique, le Vernee Apollo pêche surtout par des dimensions trop imposantes, même pour de l’entrée de gamme. Un problème assez embêtant pour un terminal qui se destine à l’utilisation dans des casques VR.

Ecran

La plupart des smartphones à moins de 400€ offrent des dalles Full HD, soit 1920 x 1080 px. Vernee a choisi de pousser les choses un peu plus loin en adoptant la 2K. La dalle fait donc 2560 x 1440 px, soit une résolution de 538 ppi. C’est certes très impressionnant, mais invisible à l’œil nu. Entre mon vieux OPO en Full HD et le Apollo en 2K, je n’ai constaté aucune différence majeure. En fait, cette définition très élevée prend tout son sens lors d’une séance de VR, mais j’y reviendrais dans quelques paragraphes.

Concentrons-nous sur la qualité de la dalle. Renforcée par un traitement Dragontrail, elle est finalement moyenne sur la plupart des points. Les couleurs sont correctes, tout comme la luminosité. Mais ça reste quand même inférieur à ce qu’on peut observer sur le Honor 6X par exemple. Les noirs ont d’ailleurs tendance à tirer sur le gris. Bref, c’est bien mais sans plus. Vous pouvez toujours ajuster les réglages de colorimétrie dans les paramètres du téléphone, mais ça ne changera pas grand-chose au final. Pour moins de 250€, on a néanmoins pour son argent, surtout si on cherche un smartphone à très haute définition.

MiraVision permet de régler la colorimétrie selon vos désirs.
MiraVision permet de régler la colorimétrie selon vos désirs.

 

L'écran du Vernee Apollo est moyen.
L’écran vaut surtout pour sa très haute définition, le reste étant moyen.

Interface et applications

L’utilisation des smartphones chinois est souvent soumis à quelques contraintes. La phablette de Vernee s’en sort plutôt bien, malgré quelques bizarreries. Le premier lancement nous amène ainsi directement sur l’interface d’Android sans passer par l’habituel configuration pas-à-pas. Il faut donc aller dans les paramètres pour tout rentrer à la main, c’est assez contraignant comme procédure. Passé ce premier petit écueil, on peut profiter de la bête. Vernee a fait le choix de la simplicité en offrant un smartphone sous Android Stock. Les fans apprécieront même si il y a quelques retouches très légères.

Android Stock est sur le Vernee Apollo.
Android Stock ravira les puristes. Les amateurs de surcouches passeront leur chemin.

Au niveau des quelques ajouts, on a par exemple le gestionnaire de permissions. Vernee le rend accessible via une notification dans la barre de statut. Il est aussi possible de le désactiver, mais il semble faire son boulot correctement.

Vernee rend le gestionnaire de permissions plus accessible.
Vernee rend le gestionnaire de permissions plus accessible.

Une autre modification a été mise à place par la société chinoise. Elle se nomme « Téléchargement Turbo » et comme son nom l’indique, elle est sensée améliorer le débit lors du téléchargement de gros fichiers. Quand elle est activée, cette fonction va utiliser à la fois le wifi et les données mobiles simultanément. Si comme moi vous n’avez qu’un forfait low-cost, je vous conseille fortement de la désactiver pour éviter les mauvaises surprises !

Le téléchargement Turbo utilise vos données pour accélérer la récupération de fichiers.
Le téléchargement Turbo utilise vos données pour accélérer la récupération de fichiers.

Passons maintenant aux applications pré-installées. La liste va être rapide : il n’y en a qu’une ! Nommée GoVR Player, elle sert à visionner des vidéos de réalité virtuelle. Sans être époustouflante, elle est assez sympathique et fonctionne bien. C’est idéal pour commencer à profiter rapidement de l’écran 2K du Apollo.

L'application de VR offre un large panel de vidéos pour utiliser avec un casque de réalité virtuelle.
L’application de VR offre un large panel de vidéos pour utiliser avec un casque de réalité virtuelle.

En dehors de ça, le smartphone est très minimaliste. Le Play Store est pré-installé, c’est la seule application Google présente. Pour les autres, il faut tout installer à la main. Les puristes apprécieront encore une fois ce système dépouillé.

Le smartphone comporte le minimum d'applications et va à l'essentiel.
Le smartphone comporte le minimum d’applications et va à l’essentiel.

Si vous voulez profiter d’Android 6.0 Marshmallow dans une version basique, alors le Apollo vous plaira fortement. Le constructeur a d’ailleurs annoncé son passage à Android 7.0 Nougat dans les prochains mois.

Appareil photo

Le Vernee Apollo embarque deux APN, dont le principal fait 21 MP et utilise un capteur Sony IMX230, déjà vu sur le Meizu Pro 5. Ce capteur permet de prendre des vidéos en 4K à 30 fps ou Full HD à 60 fps. Les clichés sont corrects pour de l’entrée de gamme. Il bénéficie bien sûr des technologies classiques comme l’auto-focus ou le mode HDR. Pour les photos en basse luminosité, un flash double ton est disponible, ce qui permet d’obtenir des prises décentes. Le capteur avant de 8 MP fait du bon boulot lui aussi. Dommage que l’application soit trop basique et pas forcément des plus pratiques.

Les photos de jour sont d'une assez bonne qualité pour de l'entrée de gamme.
Les photos de jour sont d’une assez bonne qualité pour de l’entrée de gamme.

 

Les photos de nuit ne sont pas trop horribles.
Les photos de nuit ne sont pas trop horribles.

Accessoire : casque VR

Afin de faire sortir du lot son Apollo, Vernee l’a présenté comme idéal pour la VR, notamment grâce à l’écran 2K. L’autre argument de vente est le casque fourni gratuitement dans la boite. Celui-ci se présente comme un boitier en plastique à déplier pour le rendre opérationnel. Il est muni de trois sangles qui sont ajustables grâce à des scratchs. La bonne nouvelle, c’est qu’il est suffisamment large pour s’utiliser avec des lunettes. L’écart inter-pupillaire est réglable de quelques millimètres. La profondeur est elle aussi réglable. C’est donc plutôt complet. Il ne manque qu’un gâchette pour interagir avec l’écran, mais bon, puisque l’engin est gratuit, on peut difficilement râler !

Le casque VR est fourni avec le Apollo.
Le casque VR est fourni avec le Apollo.

 

Le smartphone est maintenu avec un scratch.
Le smartphone est maintenu avec un scratch.

Malheureusement, le port se révèle assez vite désagréable à cause du poids élevé du smartphone. Tout pèse sur le nez et le caoutchouc employé n’est pas des plus agréables. Encore une fois, Vernee partait sur de bonnes bases mais s’empêtre les pieds… Si vous arrivez à passer outre l’inconfort du casque, vous pourrez profiter de chouettes séquences de VR grâce à l’écran qui s’avère très bien adapté à cet usage.

Le revêtement en caoutchouc est loin d'être agréable.
Le revêtement en caoutchouc est loin d’être agréable.

Performances

Si les constructeurs haut de gamme privilégient les processeurs Qualcomm, ceux en entrée de gamme se tournent plus volontiers vers Mediatek. Vernee est l’un d’entre eux et a ainsi équipé le Apollo d’un processeur Helio X25 à dix cœurs. Cadencé à 2.5 GHz, le SoC offre des performances plus que convenables étant donné le prix bas du smartphone. La partie graphique est assurée par un Mali-T880 qui sera lui aussi suffisant pour faire tourner la plupart des jeux 3D du Play Store. Le Apollo a ainsi récolté le score plutôt élevé de 94787 points sur Antutu et 48 fps sur Epic Citadel. De bons scores qui surpassent même le récent Honor 6X commercialisé au même prix.

Benchmark Vernee Apollo
Score Antutu : 94787 points

 

Les jeux 3D tournent bien sur le Apollo.
Les jeux 3D tournent bien sur le Apollo.

Tout n’est cependant pas rose. Le processeur a tendance à chauffer assez vite et parfois de façon imprévisible. Je me suis ainsi retrouvé avec le smartphone brûlant alors que je regardais une série sur Netflix depuis moins de 10 minutes. Un phénomène qui ne s’est pas reproduit ensuite malgré des conditions similaires. Un tel dégagement de chaleur rend le smartphone très désagréable à tenir en main et risque surtout d’abîmer les composants à moyen terme. Un autre point m’a déçu : le capteur d’empreintes digitales est très capricieux. Malgré plusieurs configurations, il avait tendance à ne reconnaître mon empreinte qu’une fois sur deux.

Pour ce qui est de la connectivité, je n’ai pas rencontré de problème particulier. Le wifi gère la bande des 5 GHz, ce qui est un vrai plus quand on possède un routeur adapté. Le Bluetooth n’a pas posé le moindre problème, je l’ai testé avec un drone Parrot et n’ai pas observé le moindre décrochage de signal, même à la limite de portée. Au final on pourra juste regretter l’absence du NFC. Dommage aussi que le son ne soit pas au top, manquant clairement de basses et crachotant dès qu’on le pousse un peu. Quoiqu’il en soit, si vous cherchez un smartphone puissant mais pas trop onéreux, le Apollo pourra vous plaire.

Autonomie

On arrive maintenant au plus gros point noir du Vernee Apollo. Alimenté par une batterie de 3180 mAh, il consomme énormément. La faute à l’écran 2K et au processeur à dix cœurs pas forcément des plus économes. J’ai pratiqué le test classique consistant à faire tourner pendant 2h une vidéo sur Molotov TV avec la luminosité à 50%. Le Apollo aura consommé 39% de batterie dans ce laps de temps ! C’est le pire score enregistré actuellement sur ce protocole de test. Pour information, le Honor 6X n’avait perdu que 19% dans les mêmes conditions, ce qui en faisait le meilleur dans sa catégorie. Je dois dire que j’ai été assez déçu par l’autonomie de la phablette de Vernee qui tient difficilement une journée complète si on l’utilise un peu trop. Le seul point positif est la charge rapide qui permet au Apollo de se requinquer en moins de 1h20.

Conclusion

Vernee Apollo

6.5 sur 10
On aime Prix attractif / Bonnes performances / Ecran 2K idéal pour la VR / Casque VR fourni gratuitement / Android Stock On aime moins Autonomie désastreuse / Surchauffe parfois inexplicablement / Pas de NFC / Casque VR inconfortable / Taille et poids élevés / Pas de 4G à 700 MHz Une phablette puissante mais pas sans défauts Le Vernee Apollo est jeune et ça se sent. Derrière une bonne puissance et un écran 2K idéal pour la VR, le smartphone souffre de défauts parfois gênants. Son autonomie est le gros point noir, tout comme la surchauffe qui se produit quelques fois. La présence du casque de VR dans la boite est un petit plus agréable, mais gâché par le manque de confort lors de l'utilisation. Je vous recommande le Apollo si vous cherchez un smartphone puissant avec un écran confortable et que vous êtes prêt à faire des concessions sur pas mal de points importants.
Sinon le Redmi note 4 et le Honor 6X sont à privilégier !
le 1 221
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1 Comment

  1. Faux la 4g fonctionne parfaitement, le rapport qualité prix me semble imbattable. Je l’ai depuis 2 mois et j’en suis entièrement satisfait. Il est vrai que l’autonomie est un peu faible mais un charge complète est rapide 18h30

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