Comment cet automobiliste a évité son amende après avoir été flashé à 275 km/h ?

Flashé à une vitesse qui ferait pâlir un pilote de Formule 1, un automobiliste a réussi là où peu espéraient encore un miracle : échapper à toute sanction. Une prouesse juridique rendue possible grâce à une faille technique, qui rappelle que même les radars ne sont pas infaillibles.

Radars : une surveillance constante mais pas infaillible

Les radars automatiques, devenus familiers des automobilistes français, sont présents à chaque coin de route : radars fixes, mobiles, de chantier, de feux rouges… Leur mission ? Faire respecter les limitations de vitesse et réduire les comportements à risque.

Dès qu’un excès est constaté, une amende forfaitaire est envoyée au titulaire du certificat d’immatriculation. Cela peut aller de 68 € pour un petit dépassement à 1 500 € pour un excès supérieur à 50 km/h, sans compter les retraits de points ou la suspension de permis.

En 2023, la vitesse excessive était impliquée dans près de 30 % des accidents mortels, selon les données officielles. D’où l’importance, selon les autorités, de ces dispositifs de contrôle qui, malgré leur impopularité, ont permis de sauver de nombreuses vies.

Un excès de vitesse qui aurait dû coûter cher

C’est sur une route française qu’un conducteur a été flashé à 275 km/h, une vitesse à laquelle aucun radar ne vous laisse normalement repartir avec un simple rappel à l’ordre. À cette allure, les sanctions classiques ne suffisent plus : c’est la rétention immédiate du permis, la saisie du véhicule, voire des poursuites pénales.

Mais contre toute attente, cet automobiliste n’a reçu ni amende ni retrait de points. Pourquoi ? Parce que son avocat a repéré une faille technique décisive.

Le radar… dépassé par la vitesse

Le modèle de radar utilisé pour constater l’infraction n’était en réalité pas homologué pour des vitesses au-delà de 250 km/h. Autrement dit, la mesure de 275 km/h n’était pas juridiquement valide.

En analysant la notice technique de l’appareil, l’avocat a démontré que la vitesse enregistrée sortait du cadre d’utilisation prévu. Résultat : le juge a classé l’affaire sans suite, faute de preuve recevable.

Une décision parfaitement légale, mais qui ne manque pas de faire réagir : un vide réglementaire a permis à un conducteur en très grand excès de vitesse de passer entre les mailles du filet.

Une affaire qui interroge

Ce cas exceptionnel met en lumière les limites des dispositifs de contrôle automatisés. Car au-delà du geste irresponsable de ce conducteur, c’est bien l’absence de fiabilité du matériel dans des conditions extrêmes qui a permis son acquittement.

Doit-on désormais s’inquiéter de l’efficacité des radars en cas de très grandes vitesses ? Ce genre de faille pourrait-il ouvrir la voie à d’autres cas similaires ?

Une chose est sûre : si cet homme a échappé à la sanction, il ne faut pas y voir un modèle à suivre. Car à 275 km/h, ce n’est pas un simple excès, c’est une mise en danger flagrante. Il a eu la chance — ou l’astuce — de bénéficier d’une erreur technique. Mais pour la plupart des conducteurs, un tel écart aurait signé la fin de leur permis, et peut-être bien plus. Mieux vaut donc lever le pied que compter sur une faille du radar.

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